Anatola Soungouroff

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Anatola Soungouroff
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Biographie
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Anatole[1] Soungouroff (dit aussi Tola ou Anatola Soungouroff), né le à Tallinn[2] et mort le à Pierrefeu-du-Var, est un peintre russe qui s'est spécialisé dans les portraits.

Soungouroff arrive en France au début des années 1930 et se spécialise dans les portraits peints et la décoration pour le théâtre[3].

Mobilisé comme soldat d'infanterie sur le front de la Moselle[4], durant la Seconde Guerre mondiale, il est fait prisonnier puis interné au Stalag XVII B. Libéré début 1943, il expose cette année-là en juin à Paris dans la galerie du Club de France, quartier Saint-Germain[5].

Durant les années 1940 et 1950, Soungouroff est très prolifique et expose ses œuvres dans des galeries prestigieuses de Paris, notamment à la Galerie Berheim[6], rue de La Boëtie, et sur la Côte d'Azur. En 1953, il est remarqué par son portrait de Jean Cocteau (galerie de l'Institut)[7], qui le parraine pour ses expositions[8]. Dans ce milieu de siècle, Anatole Soungouroff fréquente le Tout-Paris.

Il travaille pour des magazines illustrés, produisant des dessins et des illustrations pour des publications telles que Le Rire ou Le Sourire[9].

Au fil du temps, le style de Soungouroff évolue, passant d'un réalisme appuyé à, dans les années 1960, des motifs plus abstraits. Cependant, il a continué à peindre des portraits et des nus tout au long de sa carrière.

Dans les années 1960, il part vivre à Cannes et y expose durant de nombreuses années.

Au cours de sa carrière, Soungouroff reçoit plusieurs prix et distinctions. En 1950, il a remporté le prix de la Fondation Carnegie pour son tableau Nu couché. Il a également été nommé chevalier de l'Ordre des Arts et des Lettres en 1963.

Il meurt à Pierrefeu-du-Var en 1982.

Œuvre

Soungouroff est, entre autres, le peintre de la beauté masculine, des visages de garçons « hanté par une certaine forme de traits, les mêmes lèvres ourlées, les mêmes prunelles veloutées, pour traduire de mieux en mieux, semble t-il, un secret ».

Ses modèles dont il partage les préoccupations vivent souvent en marge de la société. Paradoxalement Soungouroff fréquente tout autant la haute société qui lui commande des portraits posés[10].

Son oeuvre majeure est un ensemble de sept peintures murales, associant des sujets masculins à des lieux ou symboles du littoral méditerranéen. Ces fresques sont réalisées sur les voûtes du Zanzi-Bar à Cannes, inscrivant le lieu dans le patrimoine culturel de la Côte d'Azur[11].

Le travail de Soungouroff est souvent décrit comme étant d'une grande sensibilité, avec une attention particulière portée aux détails et à la composition. Ses portraits sont souvent très expressifs, capturant l'émotion et l'essence de son sujet. Il produit également des natures mortes et des scènes de genre.

Ses peintures ont également été louées pour leur sensualité et leur érotisme subtil. Bien que ses nus soient souvent très suggestifs, ils ne sont jamais vulgaires ou obscènes[12].

Bibliographie

Notes et références

Liens externes

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