Le Sourire (magazine)
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| Le Sourire | |
Affiche promotionnelle par Grün (lithographie, 1900). | |
| Pays | France |
|---|---|
| Langue | Français |
| Périodicité | hebdomadaire |
| Format | 23,5 x 31 cm |
| Genre | humoristique, satirique |
| Prix au numéro | 15 centimes |
| Date de fondation | 25 août 1899 |
| Date du dernier numéro | mai 1940 |
| Ville d’édition | Paris |
| Directeur de la rédaction | Maurice Méry |
| Rédacteur en chef | Alphonse Allais (1899-1905) |
| ISSN | 2022-3609 |
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Le Sourire est un magazine humoristique hebdomadaire illustré français, fondé en 1899. Le titre disparaît en 1940.
Afin de rivaliser avec Le Rire, Maurice Méry (?-1969)[1] lance à Paris le samedi Le Sourire, journal humoristique hebdomadaire. Il nomme comme rédacteur en chef l'écrivain Alphonse Allais, qui occupe ce poste jusqu'à sa mort, fin . On trouve associé à cette publication le nom de Joseph Pelpel. Le siège est au 222 boulevard Saint-Germain qui abrite les « Éditions Henri Geffroy », lequel Geffroy est, à cette époque, maire de Créteil[2]. Ayant déjà un pied dans le monde de la presse, Méry, qui fut également parolier, reprend ensuite Le Moniteur des arts et le rebaptise La Revue d'art en novembre de la même année avec une parution chez Flammarion[3]. Il semble qu'il y ait un lien entre Méry et le journal Le Gaulois, où il fut rédacteur.
En 1900, Grün signe, pour accompagner la promotion du magazine, une affiche lithographiée, Avez-vous le Sourire ?, proposant une amusante mise en abyme : une femme souriante veut censurer à coup de ciseaux imaginaires le journal qu'elle brandit de sa main gauche ; la une de ce journal représente Alphonse Allais vu par Cappiello ; en bas, à droite, une main empoigne la robe de la femme tandis que deux gendarmes rigolent dans un coin...
Le , après 468 livraisons[4], Le Sourire commence une nouvelle série, sans son sous-titre, et déménage au 60 rue de Richelieu, dans les anciens locaux de L'Illustration. Puis Le Sourire s'interrompt durant la Première Guerre mondiale, avant de renaître le , avec Rodolphe Bringer à sa tête, rebaptisé un temps Le Sourire de France. Le magazine cible désormais un lectorat masculin en proposant des images de femmes plus ou moins dévêtues. En 1922, c'est Paul Briquet qui prend la direction, jusqu'à sa mort en 1930. Avec un prix de vente qui passe de 1 à 2 francs, Le Sourire poursuit régulièrement sa parution hebdomadaire jusqu'au (no 1942) ; durant les dernières années, le magazine se définit comme « parisien, exotique, pittoresque, intime », déménage au 21 rue Joubert — qui, située en plein quartier Pigalle, avait été un temps l'adresse du Rire —, les images pleines pages faisant progressivement place à des vignettes et à beaucoup plus de textes.
Entre et , une troisième et dernière série, bimensuelle, sort dans les kiosques, et compte 10 livraisons : le titre, ensuite, disparaît, avec l'occupation de Paris par l'armée allemande.