André Dammann
From Wikipedia, the free encyclopedia
Nancy (Meurthe-et-Moselle)
Mont Cameroun (Cameroun)
| André Dammann | |
| Naissance | Nancy (Meurthe-et-Moselle) |
|---|---|
| Décès | (à 49 ans) Mont Cameroun (Cameroun) |
| Origine | |
| Allégeance | |
| Arme | Infanterie |
| Grade | |
| Années de service | 1940 – 1946 |
| Conflits | Seconde Guerre mondiale |
| Distinctions | Chevalier de la Légion d'honneur Compagnon de la Libération Croix de guerre 1939-1945 |
| modifier |
|
André Dammann (Nancy, - Mont Cameroun, ), est un militaire français, Compagnon de la Libération par décret du . Entrepreneur en Afrique au moment du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, il décide de se rallier à la France Libre et combat au Moyen-Orient et en Afrique où il est plusieurs fois blessé. Il est ensuite affecté au BCRA pour le compte duquel il est parachuté en Savoie où il combat jusqu'à la fin de la guerre. Reprenant ses activités d'entrepreneur au Cameroun après le conflit, il meurt accidentellement dans un accident d'avion.
Jeunesse et engagement
André Dammann naît à Nancy, en Meurthe-et-Moselle, le [1]. En 1926, il part pour le Cameroun. Installé en pays Bamoun, il y introduit la culture du café arabica[2].
Seconde Guerre mondiale
Non mobilisé lors du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale en , il se trouve encore en Afrique au moment de l'armistice du 22 juin 1940[3]. Refusant la défaite, il quitte son poste et s'engage à 38 ans dans la légion étrangère avec laquelle il participe à la campagne du Gabon avec la légion du Cameroun[3]. Affecté à la 13e demi-brigade de légion étrangère, il prend part à la campagne d'Érythrée en mars et puis à la campagne de Syrie en juin suivant[2].
En , il participe à la bataille de Bir Hakeim au cours laquelle il est blessé au bras au cours d'un bombardement[2]. Refusant de se faire évacuer, il poursuit le combat et est à nouveau blessé le en défendant sa position contre une attaque de chars[1]. Blessé à la main, il reste à son poste et se fait un garrot puis continue à servir son arme et parvient à détruire deux blindés ennemis[1]. Il est blessé une troisième fois dans la nuit du 10 au , lors de l'évacuation des troupes françaises[2]. Promu caporal, il est hospitalisé en Syrie où il reçoit la Croix de la Libération des mains du général de Gaulle[1].
Il retourne au Cameroun pour une période de convalescence puis part pour Londres où il est volontaire pour les missions clandestines sur le territoire français[2]. Promu adjudant en puis sous-lieutenant en avril suivant, il est affecté au BCRA[1]. En , il est parachuté en Savoie où il assure la liaison avec les maquis locaux[3]. Après avoir participé à la reconstitution du 27e bataillon de chasseurs alpins, il opère dans les vallées de Maurienne et de Tarentaise et finit la guerre sur le col du Petit-Saint-Bernard[3].
Après-guerre
De retour à la vie civile, il reste cependant réserviste avec le grade de capitaine[3]. Il repart pour le Cameroun en 1946 où il dirige une exploitation forestière et préside la section locale de l'Union française des associations de combattants[2]. André Dammann meurt le dans un accident d'avion sur les pentes du Mont Cameroun[1]. Il est inhumé à Chelles en Seine-et-Marne après des obsèques auxquelles ont assisté les généraux Kœnig et de Larminat[1],[4].