Dans les années 1980 et 1990, il est considéré comme l'un des principaux avocats du Missouri opposé à l'avortement. Il est souvent avocat pro bono pour des militants anti-avortement du mouvement «pro-vie»[3]. Il aide à la rédaction d'une loi de 1986, adoptée par la législature de l'État, qui déclare que la vie commence à la conception et interdit le financement public de l'avortement[3],[4].
Homme d'affaires
Au début des années 1990, Andrew Puzder devient l'avocat de Carl Karcher, fondateur de la chaîne de restaurants rapides Carl’s Jr.. Il permet à l'entreprise d'éviter la faillite et devient proche de Karcher. En 2000, il prend la tête du groupe CKE Restaurants. Sous sa direction, CKE Restaurants s'étend et rachète la chaîne Hardee’s[4]. En 2016, le groupe compte 75 000 employés et plus de 3 600 restaurants, dans une trentaine de pays[5].
Le groupe est connu et critiqué pour ses publicités suggestives avec des mannequins en bikini mangeant des hamburgers. Puzder défend les publicités, affirmant «J'aime nos publicités. J'aime les belles femmes qui mangent des burgers en bikini. Je pense que c'est très américain», précisant qu'il souhaite attirer les «jeunes hommes qui ont faim»[5]. Il lui est reproché des dizaines d'infractions au Code du travail[2].
Politique
Ami de Donald Trump[6], il participe au financement de la campagne électorale de celui-ci en 2016[1]. Le , il est choisi par Donald Trump pour être secrétaire au Travail dans son cabinet[1]. Le , il doit retirer sa candidature à la suite de révélations qui le conduisent à reconnaître qu'il avait employé sans la déclarer (travail dissimulé) une femme de ménage étrangère en situation irrégulière pendant plusieurs années[7]. Son ex-femme, dont il est divorcé, l'accuse également de violences conjugales[5].
Il intervient régulièrement sur les plateaux de Fox News et dans les conférences de la Heritage Foundation, le think tank ultraconservateur à l'origine du «Projet 2025» de la campagne de Donald Trump[2].
Le , il est nommé par Donald Trump ambassadeur des États-Unis auprès de l’Union européenne[8]. Il se déclare lui-même surpris par sa nomination, n'ayant jamais manifesté d'intérêt pour les sujets géopolitiques, privilégiant l'économie[6]. Il explique avoir été «envoyé ici pour représenter les intérêts des entreprises américaines, en particulier pour la dérégulation»[2].
Andrew Puzder intervient en particulier pour faire adopter par le Parlement européen l'accord commercial négocié entre Donald Trump et Ursula von der Leyen en 2025, qui établit une hausse des droits de douane américains à 15% sur les produits européens[2].
Il est convoqué le 8 avril 2026 après les critiques virulentes du vice-président américain J. D. Vance contre l'UE. Ce dernier s'était déplacé en Hongrie à l'occasion des élections législatives pour soutenir la réélection du premier ministre Viktor Orban, fustigeant «les bureaucrates de Bruxelles» et dénonçant «l’ingérence» de Bruxelles dans la campagne électorale[6].
Prises de position
Andrew Puzder fut dans sa jeunesse très engagé dans la lutte anti-avortement[2].
Auteur en 2010 d'un ouvrage intitulé How it Really Works and Why Governement Doesn't Understand It, il s'oppose à l'augmentation du salaire minimum et se prononce en faveur d'une diminution des réglementations pesant sur les entreprises[1]. Il est également un critique de l'Obamacare, dont il réclame l'abrogation[1], et décrit comme un «adversaire acharné du droit du travail»[2].
Dans son livre A Tyranny for the Good of Its Victims («Une tyrannie pour le bien de ses victimes», 2025, non traduit), il s’en prend également aux critères environnementaux, sociaux et de gouvernance[6].