André naquit à Guebwiller en Alsace, le , au sein d'une famille ouvrière et chrétienne; ses deux parents sont tertiaires franciscains, et comme ses deux sœurs et cinq frères, il participe à la confrérie de la paroisse. Son père travaillant à la filatureSchlumberger, il y entre également dès ses 10 ans jusqu'en 1880 où il devient apprenti-jardinier. Embauché par une famille, il n'oublie pour autant d'agir en faveur de son église, et de prêter main-forte à des sœurs qui s'occupent d'un orphelinat.
À la suite des conséquences de la guerre franco-prussienne, sa famille se déplace à Belfort, avant d'aller rejoindre la capitale où André continue de pratiquer et d'améliorer son jardinage. Il perfectionne également son français en bénéficiant, comme l'ensemble de sa famille, d'une mission soutenue par une fraternité séculière franciscaine. Il confie à son confesseur jésuite un appel à lui-même s'engager sur la voie de la fraternité religieuse. Dirigé au couvent franciscain de Sainte-Anne, rue des Fourneaux, il dépose une candidature qui est reçue en .
Admis comme postulant, il est aussitôt envoyé en Angleterre en raison de l’expulsion des religieux français. Mais bientôt, il doit revenir en France pour effectuer son service militaire durant 3 ans, au 6e régiment de cuirassiers à Sainte-Menehould. Passé ce service, il ne réintègre pas le couvent car il désire aider sa famille, en grande difficulté, et reprend son travail de jardinier. Cela étant, sur les instances de sa mère, il accepte d'y retourner. Il est d'abord envoyé à Roubaix pour commencer son noviciat qu'il poursuit à Amiens en 1895. Faisant profession l’année suivante, il est ensuite renvoyé à Paris comme cuisinier et sacristain.
Dès le mois de novembre 1899, la persécution reprend à l’instigation de sociétés secrètes dont la principale est connue sous le nom de Boxers. En mai 1900, les chrétiens du Chan-Si sont molestés, plusieurs églises détruites. Le , MgrGrégoire Grassi convoque ses missionnaires à Tai Yuen Foo, mais les persécuteurs profitent de ce rassemblement pour agresser les missionnaires qui sont arrêtés, par petits groupes, puis rassemblés durant quelques jours dans une maison de mandarin. À la suite d'un jugement hâtif, on les somme de renier leur religion, mais sans succès, et ils sont exécutés les 9 et . Ce groupe de martyrs comprend deux évêques, deux prêtres, dont le P. Théodoric Balat du Tarn, un frère laïc, André Bauer, sept sœurs franciscaines missionnaires de Marie et quinze laïcs du Tiers-Ordre franciscain. Ils sont béatifiés (avec deux autres prêtres et un évêque martyrs) par le pape Pie XII le , et canonisés par Jean-Paul II le .