André Boubounelle
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André Boubounelle (né en 1962 à La Celle-Saint-Cloud) est un peintre français contemporain, principalement connu pour ses paysages dans la tradition classique figurative. Son œuvre, saluée par l'académicien Marc Fumaroli, par l'historien de l'art Alain Madeleine-Perdrillat et par l'écrivain Emmanuel Godo, est régulièrement présentée dans des institutions françaises et internationales depuis les années 1980.
André Boubounelle naît en 1962 à La Celle-Saint-Cloud, dans les Yvelines[1]. Il entre en 1981 à l'École nationale supérieure des Arts appliqués de Paris, puis intègre l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris de 1982 à 1983[2].
Il expose dès 1985 à la galerie Anne Blanc à Paris. En 1991, il remporte le prix de la Casa de Velázquez (Institut de France) ainsi que le VIIIe prix L'Oréal à Madrid[2]. De 1991 à 1993, il est pensionnaire de la Casa de Velázquez à Madrid[1]. En 1993, il reçoit le prix de la Fondation Wildenstein[2].
Il a vécu et travaillé pendant une vingtaine d'années à Louveciennes, dans les environs de la Vallée-aux-Loups[1]. Il vit et travaille aujourd'hui à Grosrouvre, dans les Yvelines, où il enseigne également la peinture[3].
Démarche artistique

Dans un contexte où, selon l'académicien Marc Fumaroli, « les pratiques mettent souvent de côté le pictural et le figuratif »[4], André Boubounelle s'inscrit résolument dans la lignée des grands paysagistes classiques français, de Pierre-Henri de Valenciennes à Corot[5].
Ses paysages — lumineux ou brumeux, enneigés ou estivaux — ne comportent jamais de figures humaines et dégagent, selon ses commentateurs, une poésie mélancolique et une intensité émotionnelle rare[1]. Ses motifs traversent les régions de France — Île-de-France, Vexin, Bourgogne, Bretagne — et s'étendent jusqu'à la Toscane.

Il travaille principalement à l'huile sur toile ou sur panneau, avec une maîtrise particulière du rendu de la lumière diffuse et des tonalités grises et ocres de la campagne française.
L'historien de l'art Alain Madeleine-Perdrillat, ancien directeur à l'INHA et auteur de monographies sur Seurat et Nicolas de Staël, a souligné la dimension à la fois rationnelle et poétique de sa vision, la rapprochant de la grande tradition classique de la représentation[6].
L'écrivain et poète Emmanuel Godo, professeur en classes préparatoires au lycée Henri-IV, voit dans son œuvre une résistance à ce qu'il nomme la « société du mépris » et une affirmation de la valeur irréductible de l'art figuratif[7].

Son œuvre a été qualifiée de « leçon de peinture » en ce qu'elle réintroduit une dimension métaphysique et contemplative dans le champ de l'art contemporain, « là où la métaphysique profane ou sacrée semble se dissoudre au profit d'une jouissance immédiate peu propice à la contemplation »[8].
Prix et distinctions
- 1991 : Prix de la Casa de Velázquez, Institut de France, Paris
- 1991 : VIIIe Prix L'Oréal, Madrid
- 1991–1993 : Pensionnaire de la Casa de Velázquez, Madrid
- 1993 : Prix de la Fondation Wildenstein
