André Burguière
historien français
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Biographie
André Burguière a été directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales. Spécialiste de l'histoire de la famille et de la population à l'époque moderne, il a contribué au développement de l'anthropologie historique dans le prolongement de l'histoire des mentalités dont Marc Bloch et Lucien Febvre, fondateurs de l'École des Annales, ont été les initiateurs.
Il a consacré également plusieurs de ses travaux à l'histoire comparée du phénomène national et à l'histoire des sciences sociales.
Ses contributions ont été essentielles pour faire bénéficier l'approche historique des bénéfices de la démarche anthropologique[réf. nécessaire]. Ses contributions par exemple en matière d'histoire du corps, d'histoire de la santé et d'histoire des relations familiales ont contribué largement à l'élaboration de « l'histoire des mentalités », rendue célèbre par les ouvrages plus connus de Marc Bloch, Philippe Ariès ou Fernand Braudel.
Il a été professeur invité à l'université du Michigan à Ann Arbor, à l'université de New York, à l'université de Californie à Berkeley, à l'université de Californie à Irvine, à l'université de Virginie à Charlottesville, à l'université Loránd Eötvös de Budapest, à la Maison franco-japonaise de Tokyo, à l'Academia Sinica de Taïpeh.
Il est membre du comité de direction de la revue Annales, dont il fut le secrétaire de 1969 à 1976 et des revues Communications, Ethnologie française.
En 1970, il a été producteur (avec Olivier Burgelin) de l'émission radiophonique hebdomadaire « Au carrefour des sciences de l'homme » sur France Culture.
En 1971, il a été producteur (avec Jean Marc Leuwen) de l'émission mensuelle de télévision, « Les Chemins de l'Histoire » sur Antenne 2.
André Burguière est engagé politiquement d'abord au Parti socialiste unifié, comme membre fondateur. Il est élu à son Secrétariat national étudiant en 1960, en charge de la presse et de la propagande[4]. Cet engagement lui a permis de faire la connaissance avec la génération d’historiens qui passés par le communisme en revinrent désenchantés tels François Furet[5].
À partir de 1975, il collabore régulièrement au Nouvel Observateur.
En 2007, il appelle à voter pour Ségolène Royal, dans un texte publié dans Le Nouvel Observateur, « contre une droite d’arrogance », pour « une gauche d’espérance »[6], puis pour François Hollande en 2012[7].
Publications
- La gauche va-t-elle disparaître ?, Paris, Stock, 2017
- Le mariage et l'amour en France de la Renaissance à la Révolution, Paris, Le Seuil, 2011
- L'École des Annales : une histoire intellectuelle, Paris, Odile Jacob, 2006
- La famille en Occident du XVIe au XVIIIe siècle, Bruxelles, avec François Lebrun, éd. Complexe, 2005
- The Construction of Minorities ; Cases for Comparison across Time and around the World, (avec Grew Raymond), Ann Arbor, The University of Michigan Press, 2003
- Une histoire anthropologique de l'Islam méditerranéen : mélanges offerts à Lucette Valensi, Paris, éd. Bouchène, 2002
- Histoire de la France, A. Burguière, J. Revel (dir.) Paris, Seuil, 5 vol. 1989-1993, réédition en poche, coll. « Points Histoire », 5 vol., ([2001]
- Paysages et paysans, Paris, Nathan, 1991
- Marc Bloch aujourd'hui : histoire comparée et sciences sociales, (codir. avec Hartmut Atsma), Paris, Éditions de l'EHESS, 1990
- Histoire de la famille, (A. Burguière, Ch.F. Klapisch, M. Segalen, F. Zonabend (dir.) Paris, Armand Colin, 1986
- Dictionnaire des sciences historiques, Paris, PUF, 1986.
- Regards sur la France : un peuple dans son histoire, Paris, La Documentation française, 1982
- Le Tiers-monde et la gauche (codir. avec Jean Daniel), Paris, Le Seuil, 1979
- Bretons de Plozévet, Paris, Flammarion, 1975