Romain Huret
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| Président d'université École des hautes études en sciences sociales | |
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Romain Huret, né le à Abbeville (Somme), est un enseignant-chercheur et historien français.
Directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS), qu'il préside depuis , il est spécialiste de l'histoire des États-Unis du XXe siècle, se consacrant principalement à l'étude des inégalités économiques et sociales aux États-Unis.
Après des études au lycée Masséna de Nice, Romain Huret obtient une maîtrise d’histoire en 1994 à l'université Panthéon-Sorbonne[1]. Deux ans plus tard, il est reçu à l'agrégation d'histoire[1]. Grâce à une bourse de la commission Fulbright, il poursuit ses études en histoire des États-Unis à l'université de Virginie.
En 2003, il obtient un doctorat à l'École des hautes études en sciences sociales avec une thèse, intitulée Le grand dessein : les experts sociaux et la construction de la guerre contre la pauvreté aux États-Unis 1945-1972, rédigée sous la direction de François Weil[2]. Le prix Marie-France Toinet de la Société d'études nord-américaines lui est décerné en 2004[3].
Il est élu maître de conférences à l'université Lumière Lyon 2 en 2005, puis membre de l'Institut universitaire de France de 2008 à 2013[4].
Il obtient une habilitation à diriger des recherches (HDR) en 2012 à l'Université Panthéon-Sorbonne, avec pour sujet « Voltaire et les cowboys. Éléments pour une histoire sociale des institutions aux États-Unis à l’époque contemporaine (XIXe siècle—XXe siècle) »[5] et pour garant l'historien Christophe Charle.
En 2014, il est élu directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales. De 2014 à 2017, il y dirige le Centre d'études nord-américaines. Il est élu le à la présidence de l’École des hautes études en sciences sociales[6].
Travaux scientifiques
Après des premiers travaux sur la pauvreté aux Etats-Unis dans le cadre de sa thèse, il s'est intéressé à l'histoire de la fiscalité et du capitalisme toujours aux Etats-Unis dans une perspective à la fois sociale et politique. Ses livres ont été publiés en France (La Découverte; Les Arènes) et aux Etats-Unis (Harvard University Press; Cornell University Press). Il a contribué à repenser la fabrique des inégalités aux Etats-Unis dans la longue durée autour d'objets singuliers comme la pauvreté, la fiscalité, les catastrophes ou les célibataires.
Les millions de Monsieur Mellon. Le capitalisme en procès aux Etats-Unis (2023)
Ce livre décrit le procès contre le ministre des Finances Andrew Mellon dans les années 1930 aux Etats-Unis. Franklin Delano Roosevelt l'accuse d'évasion fiscale alors qu'il était en fonction dans les années 1920. Avec le don de ses tableaux à la nation, Mellon négocie un compromis et accepte de financer la National Gallery of Art. Dans un compte rendu pour Gradhiva, l'anthropologue Frédéric Keck décrit l'importance du concept de rituel de dégradation dans le livre[7]. L'historien de la fiscalité Nicolas Delalande souligne l'importance de la taxation des plus riches au cours des années 1930[8].
Les oubliés de la Saint-Valentin. Des vies à l'ombre du mariage (2026)
L'ouvrage propose une histoire sociale du célibat définitif aux Etats-Unis. Dans L'Histoire, l'historienne Yannick Ripa décrit l'importance du recours aux sources du for intérieur[9]. Dans le quotidien Libération (journal), Frédérique Roussel voit dans cet ouvrage sur les célibataires une analyse originale "et humaine" de ces vies oubliées[10].
Documentaires et podcast
Romain Huret a également écrit des documentaires pour la télévision française sur les conservateurs américains et l'environnement pour France 5 et l'histoire du capitalisme aux Etats-Unis pour Arte[11]. Il a également écrit avec Thomas Snégaroff un podcast pour France Inter sur l'histoire de la démocratie aux États-Unis (États-Unis, anatomie d’une démocratie)[12], plus tard adapté en livre aux éditions Les Arènes[13]. Il participe au podcast de Philippe Collin (auteur) pour France Inter sur la statue de la Liberté et l'idée de liberté aux Etats-Unis[14].
Il travaille aussi sur l'histoire des universités et l'avenir des sciences sociales[15].