André Calmettes (réalisateur)
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André Calmettes, né le à Paris 1er et mort le à Paris 16e, est un acteur et réalisateur français.
Acteur de théâtre pendant une vingtaine d'années, André Calmettes devient directeur artistique et réalisateur de la société Le Film d'art fondée par les frères Laffitte.
En 1908, pour couvrir le bruit des spectateurs, il a l'idée novatrice de demander une musique d'accompagnement pour son prochain film. Un des premiers compositeurs à agencer une musique de film est Camille Saint-Saëns pour le film L'Assassinat du duc de Guise, le plus souvent jouée en « direct » dans la salle au cours de la projection par un pianiste. Le cinéma muet prendra, à partir de cette époque, une autre dimension car les films connaîtront pendant les trente premières années, une musique d'accompagnement, un bonimenteur, ou même parfois des synchronisations avec des acteurs ou des chanteurs cachés derrière l'écran pour donner plus de vie aux projections.
En trois ans, de 1909 à 1912, il fait évoluer à l'écran, dans un style très théâtral, des acteurs déjà célèbres sur les planches : Sarah Bernhardt, Réjane, Mounet-Sully dans des adaptations des classiques de la littérature, notamment William Shakespeare (Hamlet, Macbeth), Charles Dickens (Oliver Twist), Honoré de Balzac (Ferragus, La Duchesse de Langeais, Le Colonel Chabert en collaboration avec Henri Pouctal[1]).
À partir de 1913, il se consacre de nouveau au théâtre et n'apparaît plus au cinéma que comme acteur, notamment dans Le Petit Chose d'André Hugon[2]. Il a été directeur artistique du théâtre municipal de Strasbourg[3]. En 1927, il a été l'exécuteur testamentaire de son ami, le photographe Eugène Atget[4].
Décoration
Théâtre
- : La Marchande de sourires de Judith Gautier, théâtre de l'Odéon
- : Amoureuse de Georges de Porto-Riche, théâtre de l'Odéon
- : Amoureuse de Georges de Porto-Riche, théâtre du Vaudeville
- 1896 : Lysistrata de Maurice Donnay d'après Aristophane, théâtre du Vaudeville
- : L'Aiglon d'Edmond Rostand, théâtre Sarah-Bernhardt
- 1900 : L'Assommoir d'Émile Zola, théâtre de la Porte-Saint-Martin
- : Lucette de Romain Coolus, théâtre du Gymnase
- 1902 : Le Détour d'Henri Bernstein, théâtre du Gymnase
- 1902 : Joujou de Henri Bernstein, théâtre du Gymnase
- 1903 : Le Retour de Jérusalem de Maurice Donnay, théâtre du Gymnase
- : Les Malefilâtre de Georges de Porto-Riche, théâtre de la Renaissance
- 1904 : Amoureuse de Georges de Porto-Riche, théâtre de la Renaissance
- 1904 : Le Friquet de Henry Gauthier-Villars, théâtre du Gymnase
- : L'Âge d'aimer de Pierre Wolff, théâtre du Gymnase
- : Le Masque d'amour de Daniel Lesueur, théâtre Sarah-Bernhardt
- : Son père d'Albert Guinon et Alfred Bouchinet (d)
, théâtre de l'Odéon - 1907 : Les Plumes du paon d'Alexandre Bisson et Julien Berr de Turique (d)
, théâtre de l'Odéon - : L'Alibi de Gabriel Trarieux, théâtre de l'Odéon
- : La Femme seule d'Eugène Brieux, théâtre du Gymnase
- : Le destin est maître de Paul Hervieu, théâtre de la Porte-Saint-Martin
- 1914 : Monsieur Brotonneau de Gaston Arman de Caillavet et Robert de Flers, théâtre de la Porte-Saint-Martin
- : La Gardienne de Pierre Frondaie, théâtre de la Porte-Saint-Martin