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Henri Bernstein

dramaturge français, du théâtre de boulevard From Wikipedia, the free encyclopedia

Henri Bernstein - également orthographié Henry Bernstein - est un dramaturge, scénariste et directeur de théâtrefrançais né le à Paris 8e et mort le à Paris 16e.

Nom de naissance Henry Léon Gustave Charles Bernstein
Naissance
Paris 8e
Décès (à 77 ans)
Paris 16e
Nationalité française
Faits en bref Nom de naissance, Naissance ...
Henri Bernstein
Description de cette image, également commentée ci-après
Henri Bernstein en 1917.
Nom de naissance Henry Léon Gustave Charles Bernstein
Naissance
Paris 8e
Décès (à 77 ans)
Paris 16e
Nationalité française
Activité principale dramaturge
Activités annexes scénariste
directeur de théâtre

Œuvres principales

Le Secret (1913)
Mélo (1929)
Elvire (1940)

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Il accède à la notoriété en 1906 grâce au succès de son drame bourgeois Le Voleur mais est surtout connu pour ses pièces plus tardives comme Le Secret (1913) et Mélo (1929).

Biographie

Jeunesse et études

Maison natale de Bernstein rue de Marignan à Paris.
Henry Bernstein enfant peint par Édouard Manet.

Henry Léon Gustave Charles Bernstein naît le au 5, rue de Marignan (Paris 8e), domicile de ses parents, Marcel Bernstein, négociant, et Ida Seligman, sans profession[1].

Il est élève au lycée Condorcet[2].

Effectuant son service militaire en 1900, il décide de déserter au bout de sept mois et s'enfuit à Bruxelles, puis sur intervention de la comédienne Madame Simone, il obtient du ministre de la Guerre, le général André, le droit de rentrer en France ainsi qu'une dispense d'effectuer les dix-sept mois de service militaire qu'il lui restait à accomplir[3].

Carrière

Aussitôt rentré à Paris, Henry Bernstein entame alors une carrière de dramaturge faisant représenter notamment La Rafale en 1905 au théâtre du Gymnase, dont le directeur est alors Alphonse Franck.

En 1911, il fait donner à la Comédie-Française la pièce Après moi, dénoncée comme une œuvre « juive » et qui plus est d'un « juif déserteur » au cours de manifestations tant antisémites que nationalistes, comme celle organisée par Léon Daudet de l'Action française qui s'insurge moins contre la pièce que contre son auteur (l'affaire Dreyfus est encore vive puisque Alfred Dreyfus n'a été réhabilité que 5 ans plus tôt). Après que Bernstein se soit engagé volontairement en 1914, l'un des auteurs de cette campagne, Charles Maurras, remplace ses critiques par des compliments[4].

En 1923, à l'occasion d'un séjour à Venise, il exprime dans un télégramme à Benito Mussolini son admiration[5].

De 1926 à 1938, il dirige le théâtre du Gymnase et y crée plusieurs de ses œuvres, notamment La Galerie des glaces, Mélo, Le Bonheur et Le Messager. En 1939, il passe au théâtre des Ambassadeurs. Dans Elvire créé en , il dévoile au public parisien l'existence des camps de concentration à travers le personnage d'une réfugiée autrichienne (rôle créé par Elvire Popesco).

Les représentations de la pièce sont interrompues au printemps par l'engagement des combats lors de la bataille de France et il s'exile aux États-Unis. Il y écrit Portrait d'un défaitiste, une description implacable de Philippe Pétain qui connaît un grand écho dans la presse américaine. En 1941, il est déchu de la nationalité française[6]. Il vit alors à New York au Waldorf-Astoria. Dans son autobiographie[7], le comédien Jean-Pierre Aumont - qui s'était lui engagé dans les Forces françaises libres en - écrit s'être montré choqué du désintérêt manifesté par Bernstein pour la guerre et du luxe dans lequel il vivait alors.

Il rentre en France en et reprend la direction des Ambassadeurs[8]. Il connaît un regain de célébrité grâce à un duel contre Édouard Bourdet, son rival dans le même genre théâtral.

Mort

Henry Bernstein meurt le à Paris 16e à l'âge de 77 ans[9].

Vie privée

Henry Bernstein épouse le à Boulogne-sur-Mer Claire Marie Antoinette Martin (1891-1981) dont il divorcera le par jugement du tribunal civil de la Seine[1]. Il vit parallèlement en concubinage de 1932 à 1940 avec Ève Curie, fille de Pierre et Marie Curie, et sœur d'Irène Joliot-Curie[10].

Théâtre

Henri Bernstein (au centre), Charles Boyer et Pat Paterson à Londres en 1936.

En tant qu'auteur

  • 1900 : Le Marché, comédie en 3 actes, théâtre Antoine,
  • 1902 : Le Détour, comédie en 3 actes, théâtre du Gymnase,
  • 1902 : Joujou, comédie en 3 actes, théâtre du Gymnase,
  • 1904 : Le Bercail, comédie en 3 actes, théâtre du Gymnase,
  • 1905 : La Rafale, théâtre du Gymnase[11]
  • 1906 : La Griffe, pièce en 4 actes, théâtre de la Renaissance,
  • 1906 : Le Voleur, pièce en 3 actes, théâtre de la Renaissance, décembre
  • 1907 : Samson, pièce en 4 actes, théâtre de la Renaissance,
  • 1908 : Israël, pièce en 3 actes, théâtre Réjane, [12]
  • 1911 : Après moi, pièce en 3 actes, Comédie-Française,
  • 1912 : Le Détour, théâtre du Gymnase
  • 1912 : L'Assaut, pièce en 3 actes, théâtre du Gymnase, [13]
  • 1913 : Le Secret, pièce en 3 actes, théâtre des Bouffes-Parisiens, [14]
  • 1922 : Judith, théâtre du Gymnase,
  • 1924 : La Galerie des glaces, théâtre du Gymnase,
  • 1926 : Félix, pièce en 3 actes, théâtre du Gymnase, [15]
  • 1927 : Le Venin, pièce en 3 actes, théâtre du Gymnase,
  • 1929 : Mélo, pièce en 3 actes et 12 tableaux, théâtre du Gymnase,
  • 1929 : Le Bonheur, pièce en trois actes et 4 tableaux, théâtre du Gymnase,
  • 1934 : Le Messager, pièce en 4 actes et 2 parties
  • 1934 : Espoir, pièce en 5 actes, théâtre du Gymnase,
  • 1935 : Le Cœur, pièce en 5 actes,théâtre du Gymnase,
  • 1937 : Le Voyage, pièce en 3 actes, théâtre du Gymnase, [15]
  • 1937 : Le Cap des tempêtes, pièce en 5 actes, théâtre du Gymnase,
  • 1940 : Elvire, pièce en 4 actes, théâtre des Ambassadeurs,
  • 1949 : La Soif, théâtre des Ambassadeurs,
  • 1950 : Victor théâtre Hébertot, octobre
  • 1952 : Évangéline, mise en scène de l'auteur, théâtre des Ambassadeurs,
  • 1955 : Espoir, mise en scène de l'auteur, théâtre des Ambassadeurs,

En tant que metteur en scène

Adaptations au cinéma

Notes et références

Voir aussi

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