André Derocque

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Décès
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CorribertVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nécropole nationale de Fère-Champenoise (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
André Charles Adolphe Armand DerocqueVoir et modifier les données sur Wikidata
André Derocque
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 41 ans)
CorribertVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nécropole nationale de Fère-Champenoise (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
André Charles Adolphe Armand DerocqueVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Domicile
Formation
Activité
Père
Autres informations
Grade militaire
Capitaine (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Conflits
Distinctions

André Derocque, né le à La Bouille[1] (Seine-Maritime) et mort pour la France le à Corribert, est un chirurgien et militaire français qui a participé aux deux guerres mondiales.

Les Derocque sont une vieille famille normande où la carrière médicale est traditionnelle. André Derocque est le fils du docteur Pierre Derocque (1872 - 1934), ami de Charles Nicolle.

La Première Guerre mondiale

En 1916, suivant son caractère, Derocque estime qu'il est de son devoir de s'engager et va servir dans l'artillerie[2].

En 1917, il est aspirant puis sous-lieutenant au 103e régiment d'artillerie lourde et au 12e régiment d'artillerie de campagne.

Au cours de la guerre, il est blessé deux fois. Lorsqu'elle prend fin, il a obtenu quatre citations[3] et a reçu comme décorations la croix de guerre, la médaille militaire et sera nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1924.

Ses études

Derocque a d'abord étudié au lycée Corneille de Rouen, où il obtient son diplôme à 18 ans.

Après la guerre, il s'inscrit à la Faculté de médecine de Paris, où il devient externe en 1921, interne en 1923 et passe sa thèse en 1926.

Derocque a été le souffre-douleur du directeur de l'hôpital qui, attaché au respect pointilleux du règlement, n'aimait pas du tout les internes.

Au cours de ses études, il s'est rendu célèbre par une plaisanterie qu'il a commis en 1925. Au Bal de l'Internat, les différents internats parisiens doivent se déguiser selon un thème précis puis les internes déguisés doivent se rendre là où aura lieu le bal. Le Bal de l'Internat de 1925 avait pour thème la mythologie ; André Derocque s'est déguisé en Hercule… il était totalement nu, vêtu de sa seule barbe et brandissant une massue.

Derocque médecin

Après la fin de ses études, Derocque s'est installé à Rouen et a assez vite remplacé son père, qui était chirurgien-hospitalier. Il partage son temps entre l'Hôtel-Dieu de Rouen, l'enseignement et une clientèle privée. Il est membre de l'Association professionnelle des médecins de Rouen[4]. En outre, il pratique le rugby, l'alpinisme et s'intéresse à l'astronomie et à la botanique. Le , il est élu président de la section normande du Club alpin français[5].

La Seconde Guerre mondiale

Inquiété par la situation internationale, lorsque la France déclare la guerre à l'Allemagne, Derocque s'engage à nouveau et est affecté au 55e régiment d'artillerie divisionnaire où il commande la 8e batterie. Il a alors 41 ans et cinq enfants.

Au cours de l'hiver en Lorraine 1939-1940, il se blesse (luxation au genou) en aidant ses hommes à démonter un vieux bâtiment. Après s'être remis sans séquelles de sa blessure, il rejoint ses troupes.

Au cours de la bataille de France, le 55e d'Artillerie doit reculer face à l'avancée allemande, pour éviter l'encerclement.

Le , Derocque est à Corribert dans la forêt de Vassy, à la tête de ses troupes, lorsqu'ils sont survolés par un Stuka, qui lâche une bombe. Derocque ordonne à ses hommes de se coucher mais lui-même reste debout. Il est tué par l'explosion[6].

Décorations

Hommages posthumes

En 1942, son nom est donné à une rue de Rouen[8].

Le , un médaillon, dû à Richard Dufour, est inauguré place Saint-Hilaire à Rouen en présence de Henri Bourdeau de Fontenay, commissaire régional de la République, du général Petit, commandant la 3e région militaire et de mgr Petit de Julleville, archevêque de Rouen[9].

Le nom de « Pavillon Derocque » a été donné à un bâtiment du CHU de Rouen.

Citations

Notes et références

Annexes

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