Henri Bourdeau de Fontenay
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| Directeur École nationale d'administration | |
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| Nom de naissance |
Henri Marie Joseph Bourdeau de Fontenay |
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Seguin |
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Henri Marie Joseph Bourdeau de Fontenay, né le à Chartres et mort le à Paris (16e arrondissement)[1], est un haut fonctionnaire, avocat et résistant français. Premier directeur de l'École nationale d'administration, il est le père d'Élisabeth de Fontenay, philosophe et essayiste française.
Jeunesse et études
Henri Bourdeau de Fontenay est le fils de Louis Bourdeau de Fontenay. Il naît dans une famille d'ancienne aristocratie originaire du Berry, issue de Claude Bourdeau de Fontenay, bourgeois de La Châtre (Indre)[2]. François Bourdeau de Fontenay (né vers 1693), était échevin et procureur du roi aux fêtes foraines de La Châtre. Louis Bourdeau de Fontenay (1872-1922), était lieutenant au 13e régiment de cuirassiers en 1901.
Henri Bourdeau de Fontenay suit des études de droit et obtient une licence en droit[3].
Parcours professionnel
Il est engagé volontaire en 1917, puis participe à la campagne de Syrie-Liban de 1919 à 1920.
En 1928, il s'inscrit au barreau de Paris comme avocat, et y demeure jusqu'en 1944[3]. Il est secrétaire de la Conférence en 1929-1930, aux côtés de Édouard Frédéric-Dupont, Philippe Serre et Raymond Valabrègue[4].
Après avoir servi en 1939-1940 comme capitaine de réserve, Henri Bourdeau de Fontenay s'engage dans la Résistance sous le pseudonyme Seguin (nom de famille de sa mère). Membre du comité directeur du réseau Ceux de la Résistance, il est nommé commissaire régional clandestin de la République à Rouen en 1944 et fait partie du comité parisien de la Libération nationale.
Après la Libération, il est commissaire régional officiel de la République à Rouen du au .
Directeur de l’École nationale d'administration
En 1946, il est nommé directeur de l'École nationale d'administration nouvellement créée, et du Centre de hautes études administratives[5]. Grâce à son entregent, il recrute des enseignants pour l'établissement, parmi lesquels Raymond Aron, Pierre Mendès France et Léopold Sédar Senghor. Il recrute également Wilfrid Baumgartner, qui enseigne les finances publiques[6]. Figure centrale de l'école[7], il cherche à en faire un « Saint-Cyr civil »[8]. Il s'appuie sur Pierre Racine, qui est son directeur des stages[9].
En 1957, il convainc Jacques Chirac, qui souhaitait démissionner l'ENA afin de servir dans l'armée, de continuer sa scolarité[10].
Il dirige l'école jusqu'en 1963.
Conseiller d’État
En 1963, de Fontenay devient conseiller d'État.
Il participe à de nombreux conseils et comités concernant la fonction publique et l’étude de l’administration publique et des sciences politiques en France et à l’étranger (il s’intéressa notamment à l’Union de l'Europe occidentale, organisation politique militaire européenne fondée par les accords de Paris du ). Il est également membre de la Commission française pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) et du Centre national de la recherche scientifique.
Distinctions
Commandeur de la Légion d'honneur (décret du 25 février 1961)
Médaille de la Résistance française avec rosette ()[11],[12]
Commandeur de l'ordre du Mérite agricole
Commandeur de l'ordre de l'Étoile noire
Henri Bourdeau de Fontenay fut membre du Conseil de l'ordre de la Légion d'honneur