André Hellé

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Nom de naissance
André Laclôtre
Nationalité
André Hellé
Portrait photographique avant 1920.
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
André Laclôtre
Nationalité
Activités

André Hellé, pseudonyme d'André Laclôtre, est un artiste peintre et décorateur français, illustrateur, lithographe et créateur de jouets très novateurs, né le à Paris 19e[1]. Veuf en premières noces de Julie Agnan, il s'est remarié le avec la dentiste Marguerite Bachelet qui déclare le son décès survenu le à son domicile, 72 rue Blanche, Paris 9e[2].

Durant les années 1890, André Laclôtre, qui vit depuis son enfance à Boissy-Saint-Léger, est proche des Arts incohérents, signant des dessins humoristiques sous son nom.

Il prend le pseudonyme d'André Hellé vers 1896 quand il commence à publier des dessins et des bandes dessinées dans des périodiques illustrés. Très demandées, ses contributions sont fort nombreuses et s'étalent jusque dans les années 1930. Les principaux supports destinés aux adultes sont Le Journal pour tous (1899-1905), La Caricature (1900-1904), Le Rire (1901-1915), Le Sourire (1902-1930), L'Assiette au beurre (1903-1910), le Journal amusant (1910-1914), Je sais tout (1909-1912), Nos loisirs (1909-1912), La Vie parisienne (1909-1920), Le Miroir du monde (1932-1937).

Pour la presse pour la jeunesse, il publie dans La Joie des enfants, Le Jeudi de la jeunesse.

Dès 1910, Il crée des modèles de jouets en bois d'une forme novatrice, et produit une série appelée « L'Arche de Noé ». Il reçoit, pour ses jouets, la médaille d'or et le diplôme d'honneur de la Société d'encouragement à l'art et à l'industrie.

En 1913, il écrit un livret de ballet pour Claude Debussy, La Boîte à joujoux, dont il illustre aussi la partition originale.

L'Alphabet de la Grande Guerre

En 1915, dès le début de la Première Guerre Mondiale, André Hellé publie L'Alphabet de la Grande Guerre[3] chez l'éditeur Berger-Levrault. Dans cet ouvrage, chaque lettre est associée à un aspect spécifique du conflit. Le thème associé à chaque lettre est ensuite expliqué dans un court et simple paragraphe. Le tout accompagné d’une image. Il est possible de citer par exemple la lettre E, pour « estafette ». L’image qui l’accompagne se caractérise par d’épais contours noirs et des formes simples, qui met en scène un soldat français, reconnaissable à son pantalon d’uniforme rouge qui est poursuivi par des soldats allemands, comme l’indiquent les casques à pointes. Le texte qui suit explique en quelques lignes que les estafettes sont des agents de liaisons, le tout en insistant sur leur « courage et sang-froid ». Le texte et l’image sont l’œuvre d’André Hellé lui-même.

L’ensemble s’adresse à un public enfantin, ce qui explique la simplicité des dessins et des explications. L’objectif de l’Alphabet est pédagogique et patriotique. Il vise à expliquer aux plus jeunes générations ce qui se déroule à cette époque, le tout sans mort ni violence, de manière édulcorée. Cela a pu être par ailleurs décrit comme étant une œuvre de propagande, comme l’évoque l’article de Philippe Bourdier[4].

Hommages

En 1936, Claire Huchet Bishop écrit dans The French Review : « Disons tout de suite que, en ce qui concerne le livre d'images c'est la France qui est incontestablement à l'avant-garde. Elle l'est depuis 1912. Quel scandale avait produit Hellé. On cherchait en vain à cet art audacieux un ancêtre à travers la longue et noble lignée des illustrateurs du XIXe siècle. Andre Hellé c'était tout neuf. On se disait qu'il était bien facile de faire ces animaux « en bois » avec des couleurs unies. Mais ces animaux et personnages qui faisaient penser à des jouets en bois étaient extraordinairement vivants. Dédaignant les détails, Hellé avait saisi le rythme caché et il le traduisait avec une apparente naïveté. En réalité toutes ces images débordaient d'esprit et de finesse et Debussy le comprit, lui qui composa pour La Boite à joujoux l'exquise musique de ballet que l'on applaudit encore chaque année à l'Opéra-Comique. Hellé a été le courageux précurseur. Il a d'ailleurs continué à créer album après album : Le tour du monde en 80 pages, Maman les petits bateaux, les Douze plus belles fables du monde, etc., etc. On ne saurait dire qu'il a eu des imitateurs ou même des disciples. Mais avec lui le mouvement moderne de peinture est entré dans l'illustration du livre pour enfants, et quand on voit maintenant les livres de Parain, de Tranchant, d'Edy Legrand, de Brunhof, on ne peut se défendre de songer à celui qui fut l'avant-coureur de l'avant-garde, tout seul, avant la guerre, il y a bien longtemps. »

D' à , le musée du jouet de Poissy a organisé une rétrospective André Hellé[5].

Depuis 2015, la médiathèque municipale de Boissy-Saint-Léger, ville de son enfance, porte son nom[6].

Publications

Notes et références

Annexes

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