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André Maroselli

personnalité politique française From Wikipedia, the free encyclopedia

André Maroselli, né le à Rutali (Corse)[1] et mort le à Luxeuil-les-Bains (Haute-Saône)[2], est un homme politique français. Il a exercé la profession d'administrateur de sociétés. Il fut avec Henri Prêtre le premier sénateur de la Haute-Saône de la Cinquième République.

CirconscriptionHaute-Saône
CirconscriptionHaute-Saône
SuccesseurRoger Laburthe
CirconscriptionHaute-Saône
Faits en bref Fonctions, Sénateur français ...
André Maroselli
Illustration.
André Maroselli en 1951.
Fonctions
Sénateur français
–
(9 ans, 4 mois et 27 jours)
Circonscription Haute-Saône
–
(3 ans, 7 mois et 30 jours)
Circonscription Haute-Saône
Successeur Roger Laburthe
–
(8 ans, 11 mois et 17 jours)
Circonscription Haute-Saône
Député français
–
(2 ans, 8 mois et 15 jours)
Élection 2 janvier 1956
Circonscription Haute-Saône
Législature IIIe (Quatrième République)
Groupe politique RRRS
–
(5 ans, 7 mois et 27 jours)
Élection 21 octobre 1945
Réélection 2 juin 1946
10 novembre 1946
Circonscription Haute-Saône
Législature Ire Constituante
IIe Constituante
Ire (Quatrième République)
Groupe politique RRRS
Ministre de l'Air
–
(1 an, 9 mois et 13 jours)
Gouvernement Bidault II et III
Queuille II
Pleven I
Queuille III
–
(1 an, 5 mois et 28 jours)
Gouvernement Ramadier I et II
Schuman I
Maire de Luxeuil-les-Bains
–
(24 ans, 10 mois et 25 jours)
Prédécesseur Arthur Grille
Successeur Jacques Maroselli
–
(13 ans, 5 mois et 13 jours)
Conseiller général de la Haute-Saône
–
(25 ans)
Circonscription Canton de Luxeuil-les-Bains
–
Circonscription Canton de Luxeuil-les-Bains
Biographie
Nom de naissance Don Jean André Maroselli
Date de naissance
Lieu de naissance Rutali (France)
Date de décès (à 77 ans)
Lieu de décès Luxeuil-les-Bains (France)
Nationalité Française
Enfants Jacques Maroselli
Profession Administrateur de sociétés
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Biographie

Il participe à la Première Guerre mondiale. Il est élu sénateur en 1935. À sa demande il est mobilisé en 1939 et nommé lieutenant-colonel de réserve dans l'Armée de l'air.

Le , il adresse un réquisitoire à l'attention du président du Conseil Daladier à l'encontre du ministre de l'Air Guy La Chambre. Il y dénonce la fausseté des statistiques de production d'avions[3].

Il est placé sous surveillance par la Gestapo. Arrêté en 1942, il est détenu à Fresnes comme otage. Il participe à la Résistance. Il est le premier sénateur à rejoindre de Gaulle à Londres en 1943. Il préside le comité central d’aide aux prisonniers et à ce titre se rend aux États-Unis pour récolter des vivres et des vêtements.

À la Libération, il devient membre des deux Assemblées nationales constituantes (1945-1946) puis est élu député radical de la Haute-Saône en 1946. Il redevient sénateur en 1952 et retourne au Palais-Bourbon en 1956. Il retrouve un siège au Sénat en 1959 et exerce ce mandat pendant neuf ans dans le groupe de la Gauche démocratique. Il a également siégé au Sénat de la Communauté.

Figure des "orthodoxes" du Parti radical[4], il est l'un des animateurs de ce courant lors de la tenue du congrès extraordinaire du Parti radical de mai 1955[4] qui voit le succès de l'équipe de Pierre Mendès-France[4].

Il est maire de Luxeuil-les-Bains depuis le jusqu'à sa révocation par le Gouvernement de Vichy[5] et réélu à la Libération, demeura en poste jusqu'à sa mort.

Conseiller d'arrondissement en 1928, il est élu, le , conseiller général du canton de Luxeuil-les-Bains et vice-président du conseil général de la Haute-Saône en 1932. Il demeure conseiller général jusqu'à la suppression des conseils généraux en 1940, puis est réélu de 1945 à son décès.

C'est sous son impulsion en tant que ministre de l’Air qu'est prise la décision de transformer la base aérienne 116 Luxeuil-Saint Sauveur en une vaste base moderne aux normes de l'OTAN[6],[7].

Il est le père de Jacques Maroselli qui, député FGDS en 1967-1968, lui succède comme maire de Luxeuil-les-Bains à sa mort[8] jusqu'en 1989.

André Maroselli était franc-maçon, entre autres membre de la loge de Vesoul[9].

Publications

  • Le sabotage de notre aviation, cause principale de notre défaite, Paris 1941
  • Des prisons de la Gestapo à l'Exil édité à Alger vers 1943.

Fonctions gouvernementales

  • Ministre de l'Air dans le gouvernement Ramadier I (du au ) ;
  • Secrétaire d'État aux Forces armées (Air) dans le gouvernement Ramadier II (du au ) ;
  • Secrétaire d'État aux Forces armées (Air) dans le gouvernement Schuman I (du au ) ;
  • Ministre des Anciens Combattants et des Victimes de guerre dans le gouvernement Marie (du au ) ;
  • Secrétaire d'État aux Forces armées (Air) dans le gouvernement Bidault II (du au ) ;
  • Secrétaire d'État aux Forces armées (Air) dans le gouvernement Queuille II (du 2 au ) ;
  • Secrétaire d'État aux Forces armées (Air) dans le gouvernement Pleven I (du au ) ;
  • Secrétaire d'État aux Forces armées (Air) dans le gouvernement Queuille III (du au ) ;
  • Secrétaire d'État à la Santé publique et à la Population dans le gouvernement Mollet (du au ) ;
  • Secrétaire d'État à la Santé publique et à la Population dans le gouvernement Bourgès-Maunoury (du au ) ;
  • Ministre de la Santé publique et de la Population dans le gouvernement Pflimlin (du au ).

Décorations

Sources

Notes et références

Voir aussi

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