André Relin
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André Relin, né le à Yzeure et mort le à Vichy[1], à l'âge de 90 ans, est un musicien, compositeur et chef d'orchestre français.
Il commence très jeune à étudier la musique. À l'âge de 11 ans, il est déjà soliste de la fanfare de Souvigny. Il commence ses études musicales vers 1925 à l'école de musique de Moulins. Il étudie le solfège avec M. Belin et le cornet à piston avec M. Octo. À 16 ans, il devient soliste de la Lyre Moulinoise dirigé par Paul André, ancien chef de musique militaire[2]. À 18 ans, il intègre la classe de cornet à piston du Conservatoire National de Musique de Paris. Il y étudie pendant deux ans sous la direction de M. Foveau et en 1931, André Relin est lauréat du Premier Prix de Cornet[3].
Début de carrière dans les cuivres
Âgé de 20 ans, il fait son service militaire et est intégré au 46e Régiment d'Infanterie à Paris où il y sera soliste[2].
Début 1932, il retourne dans l'Allier et s'installe à Vichy où il y a une place de soliste disponible à l'Harmonie Municipale de Vichy et à la Symphonie Vichyssoise. Il y passe brillamment le concours d'entrée[2]. En 1936, il met ses talents au service de la musique : il devient professeur de la classe des cuivres au Conservatoire Municipal de Vichy où il enseigne dans des greniers poussiéreux puis plus tard dans de beaux locaux tout neufs mis à disposition par la ville[4].
Captivité
En 1939, il est mobilisé au 321e Régiment d'Infanterie. Il y sera sous-chef de la musique régimentaire. Il est fait prisonnier en 1940 par les Allemands comme plus 2 millions de français et est envoyé en Allemagne au Stalag IV-A (en). Fin 1941, il prend la succession de MM. Thouvenel et Giot, rapatriés, à la direction de l'orchestre du Castel-Théâtre[5]. Il participera à la 3e tournée des Kommandos avec la troupe de théâtre et y joue de la trompette. À cette période, il compose son œuvre la plus connue : Stalag IV A[6], une marche avec tambours, clairons et trompettes de cavalerie pour harmonie et fanfare. En 1943, il est transféré au Stalag IV B où il poursuivra son activité de chef d'orchestre. Il sera remplacé au Stalag IV A par Antoine Gilis. On peut citer plusieurs compositions de captivité : deux quatuors pour saxophones, une petite pièce pour clarinette, un poème symphonique "Koenigsmühle" et un pot-pourri d'airs folkloriques "En Bourbonnais"[2].