Anis Naccache
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nom dans la langue maternelle |
أنيس نقَّاش |
| Nationalité | |
| Activités |
| Religion | |
|---|---|
| Condamné pour |
Meurtre (), terrorisme () |
| Condamnation |
Anis Naccache, né en à Beyrouth[1] et mort le à Damas, est un militant libanais. Proche de la cause indépendantiste palestinienne, il est militant du Fatah dans les années 1970 avant d'adhérer à la cause de la révolution islamique iranienne.
Débuts
Anis Naccache est un Libanais sunnite converti au chiisme. Il est architecte de profession[2].
Engagé dès l’adolescence dans les rangs du Fatah palestinien à Beyrouth, Anis Naccache participe aux premiers combats contre Israël à la frontière libanaise dans les années 1970[3].
Attentat au siège de l'OPEP
Anis Naccache fait partie de l’équipe qui organise la prise d’otage de l'OPEP en [4], aux côtés de Kamal Kheir-Beik, Mohammed Daoud Odeh et Wadie Haddad[5].
En 1978, il fait face avec les fedayins, dans le Sud-Liban, à la première invasion israélienne du Liban[2].
Attaque en France et condamnation
Séduit par la révolution islamique en Iran qui a suivi le retour de l'Ayatollah Khomeini à Téhéran le , il considère le nouveau pouvoir en place à Téhéran comme le seul contrepoids crédible à la domination américano-israélienne au Proche-Orient[2]. Il se convertit au chiisme et tisse des liens avec les gardiens de la révolution, aidant à diffuser l'islamisme révolutionnaire auprès des différents mouvements de libération du Liban et de Palestine[3].
Il a ensuite été emprisonné en France après avoir été reconnu complice d’une tentative d’assassinat de l’ancien Premier ministre iranien Shahpur Bakhtiar à Paris en 1980[4]. L'attaque échoue et provoque la mort de deux Français, dont un policier[3].
En , à la veille d’une visite à Téhéran du ministre des Affaires étrangères, Roland Dumas, Naccache demande à l'Iran de « rappeler à la France ses engagements », reliant ainsi sa libération à l'affaire des otages français au Liban[6].
Lui et ses complices ont été graciés par le président François Mitterrand en [4],[7]. Ils sont renvoyés en Iran[2].
En 2015, l'ancien militant fait partie des bénéficiaires de l'accord de Vienne sur le nucléaire iranien, qui prévoit qu'environ 150 personnes dont Anis Naccache ne seront plus visées par les sanctions internationales adoptées contre l'Iran à partir de 2006[7].
Mort
Atteint du Covid-19, il meurt le au matin à Damas, où il était hospitalisé depuis plusieurs jours[8].