Kamal Kheir-Beik est originaire de Qardaha en Syrie et est de confession alaouite[1].
Il adhère au début des années 1950 au Parti social nationaliste syrien[1].
Il est condamné à mort in absentia en Syrie après l’attentat mortel dans un stade de Damas en 1955 contre Adnan el-Maliki, chef d’état-major de l’armée syrienne. Il se réfugie au Liban jusqu’à l’échec du coup d'État de 1961. Il demande l’asile à la France, où il entame des études de droits, puis devient enseignant en Suisse[1].
Il revient au Liban après l'amnistie générale de 1969. Homme de lettres, il est l’un des fondateurs de la revue Shi‘r (poésie), aux côtés de Adonis.
Membre de la direction du PSNS, il est également proche des Palestiniens. Au début des années 1970, il collabore avec Wadie Haddad, un responsable militaire du FPLP, ainsi qu'avec Anis Naccache et Abu Daoud, du Fatah. Ils organisent ensemble la prise d’otage des ministres de l'OPEP à Vienne par un commando dirigé par Ilich Ramírez Sánchez[1].
Il meurt assassiné en 1980. Il est enterré au cimetière des martyrs de Chatila : sa tombe, ornée du symbole du PSNS, se situe dans cette enclave palestinienne aujourd’hui gérée par l’OLP[1].