Anjeux
commune française du département de la Haute-Saône
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Anjeux est une commune française située dans le département de la Haute-Saône, en Franche-Comté, dans la région administrative Bourgogne-Franche-Comté.
| Anjeux | |||||
Anjeux vue de la rue de la Cornée (RD 14). | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Bourgogne-Franche-Comté | ||||
| Département | Haute-Saône | ||||
| Arrondissement | Lure | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes de la Haute Comté | ||||
| Maire Mandat |
Sylvain Petitgenet 2020-2026 |
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| Code postal | 70800 | ||||
| Code commune | 70023 | ||||
| Démographie | |||||
| Population municipale |
148 hab. (2023 |
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| Densité | 17 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 47° 52′ 53″ nord, 6° 12′ 34″ est | ||||
| Altitude | Min. 227 m Max. 303 m |
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| Superficie | 8,71 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Saint-Loup-sur-Semouse (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Port-sur-Saône | ||||
| Législatives | Deuxième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Haute-Saône
Géolocalisation sur la carte : Bourgogne-Franche-Comté
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| Liens | |||||
| Site web | www.anjeux.jimdo.com | ||||
| modifier |
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Géographie
Communes limitrophes
Hydrographie
Le Planey prend sa source dans la commune, dans une masse de roches calcaires dolomitiques formée au trias moyen. Son eau, qui sort de la source à 11°, est impropre à la consommation, car très chargée en sels, carbonate de calcium, sulfates de calcium et surtout de magnésium, ce qui la rend laxative[1].
Le ru du Chanoy et celui du Durgeon s’écoulent à travers les habitations.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental[4] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[5]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 967 mm, avec 12,9 jours de précipitations en janvier et 9,8 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Aillevillers-et-Lyaumont à 11 km à vol d'oiseau[8], est de 10,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 175,0 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,6 °C, atteinte le ; la température minimale est de −23,5 °C, atteinte le [Note 1].
Urbanisme
Typologie
Au , Anjeux est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle est située hors unité urbaine[12]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Loup-sur-Semouse, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[12]. Cette aire, qui regroupe 10 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[13],[14].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (57,1 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (57,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (43,6 %), forêts (40 %), zones agricoles hétérogènes (13,5 %), zones urbanisées (2,9 %)[15]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie
Histoire
Le village fut un haut lieu de la sorcellerie aux XVe et XVIe siècles : en effet, pendant la crise de 1627-1632, la justice franc-comtoise mène plus de 170 procès, dont environ 53 % proviennent de la terre de Luxeuil, et particulièrement des villages d'Anjeux, de Bouligney et Cuve. Cette crise débute par l'arrestation de Deslotte Colley d'Anjeux, à la suite de diverses rumeurs du village. Puis, après l'arrestation de quatre femmes de Cuve, celles-ci dénoncent, pendant leurs interrogatoires nombre d'individus provenant d'Anjeux, alors que les délations extérieures étaient alors très rares ou se limitaient au même village. Consécutivement à ces arrestations, les habitants d'Anjeux requièrent de leurs propres initiatives le bailli de Luxeuil de venir en leur village afin d'instruire contre des personnes suspectées, chose extraordinaire dans la province. D'autres sorciers d'Anjeux sont mentionnés dans Sorcières, diables et bûchers en Franche-Comté de Brigitte Rochelandet, comme Guillaume Colas, accusé par deux de ses filles et un fils de 14, 8 et 7 ans, Nicole Colas qui raconte « avoir esté connue par six hommes » c'est-à-dire avoir connu des relations sexuelles pendant un sabbat, et Jeanne Boudot qui dénonça sa cousine de 14 ans et sa tante[réf. nécessaire]. Deux sites sur la commune furent cités comme des lieux de sabbat : la source du Planey[16] et la plaine de Chantereine[17].
Le village abritait une fonderie dont le fonctionnement fut stoppé au XXe siècle[réf. nécessaire].
Politique et administration

Rattachements administratifs et électoraux
La commune fait partie de l'arrondissement de Vesoul du département de la Haute-Saône, en région Bourgogne-Franche-Comté. Pour l'élection des députés, elle dépend de la deuxième circonscription de la Haute-Saône.
Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Vauvillers[18]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est désormais rattachée au canton de Port-sur-Saône.
Intercommunalité
La commune fait partie de la communauté de communes de la Haute Comté, créée le et qui succède à trois petites intercommunalités.
Liste des maires

Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[23]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[24].
En 2023, la commune comptait 148 habitants[Note 3], en évolution de +2,78 % par rapport à 2017 (Haute-Saône : −1,47 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Équipements
La mairie est aménagée en 2016 dans l'ancienne école située au centre du village[26].
Économie
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments



- Source du Planey (promenade à faire dans une belle forêt de chênes) : résurgence de la Semouse.
- Château de la Sarazinnière : ruines d'un château fort.
- Église Saint-Remi, flamboyante, du XVe siècle (avec une modification au XVIIIe siècle).
- La voie romaine qui menait le voyageur de Luxeuil-les-Bains à Langres et qui passait notamment sur les territoires de Saint-Loup-sur-Semouse, Corre, Jonvelle et Bourbonne. La voie passe tout près d'ailleurs de la « Sarazinnière ».
Personnalités liées à la commune
Jean Reyboz, maire d'Anjeux avant Mme Touffu. M. Reyboz a été président de conseil général de la Haute-Saône.
Héraldique
Devise, en langue franc-comtoise, de la commune : "Ai Anjeux lo diale y cueut" (À Anjeux le diable y cuit), allusion aux procès en sorcellerie du XVIIe siècle qui se terminaient souvent par l'envoi au bûcher des " sorcières".
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
- Anjeux sur le site de l'Institut géographique national
- Anjeux sur le site de l'Insee
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
