Anne-Marie Nzié

From Wikipedia, the free encyclopedia

Surnom La Voix d'or du Cameroun
Nom de naissance Anne-Marie Mvunga
Anne-Marie Nzié
Surnom La Voix d'or du Cameroun
Nom de naissance Anne-Marie Mvunga
Naissance
Lolodorf,
Cameroun français
Décès
Yaoundé, Cameroun
Activité principale Chanteuse
Instruments Voix
Labels Pathé-Marconi, Label Bleu

Anne-Marie Nzié, née en 1932 à Bibia, Lolodorf, (Circonscription de Kribi, Cameroun français)[1], de Simon Pierre Nzie Nzouma et de Rachel Malingue Minanga[2] et morte le à Yaoundé, est une chanteuse camerounaise, surnommée « la voix d'or du Cameroun ». Elle est notamment considérée comme la « reine mère » du bikutsi[3]. Véritable monument de la chanson camerounaise, Marie Nzie est la première artiste féminine camerounaise à jouer de a guitare sur scène. De son vrai nom Anne-Marie Mvunga Nzie ; le prénom Anne-Marie lui fut donné en reconnaissance aux bienfaits du docteur Lehmann et de sa femme Anne-Marie Lehmann. le docteur était un missionnaire Américain, proche de la famille Nzie. Il s'était chargé de payer la dot de Rachel Malingué Minanga, la mère d'Anne-Marie, même si tout cela qui lui valut le surnom "Mama Lehmann"[4] à Anne-Marie Nzie, même si tout le long de sa vie elle sera plus connue comme "La voix d'or du Cameroun".

Enfance

Pour Anne-Marie Nzié, la musique et le chant sont présents dès l'enfance. Son père, pasteur de l'église presbytérienne camerounaise (EPC) à Bibia joue du mvett, un instrument à cordes. Elle-même chante dans une chorale à partir de huit ans[5]. A l'âge de 12ans, alors qu'elle grimpe sur un manguier pour tenter de cueillir des mangues,elle tombe de l'arbre et se brise la jambe gauche[4]. Un grave accident la contraint à passer une partie de son adolescence à l'hôpital, où son frère Cromwell Nzié, qui joue de la guitare, l'initie à la musique hawaïenne. Elle compose alors ses premières chansons, décidant : « Quand je quitterai ce lit d'hôpital, je chanterai jusqu'à ma mort »[6].

Carrière

La carrière de la chanteuse Anne-Marie Nzié dure 55 ans ; ses chansons se font connaître aussi bien par les médias que par des animations dans des bars ou des discothèques. Elle devient rapidement « la diva » ou la « voix d'or » du Cameroun[5].

En 1955, elle intègre le groupe de son frère comme choriste. Après s'être mariée avec un musicien, elle connaît son premier succès avec Malundi et se produit dans tout le continent africain[7]. En 1958, elle collabore avec Gilbert Bécaud, et obtient un contrat chez Pathé Marconi Records, ce qui lui permettra de se produire à l'Olympia. Elle est ensuite présente sur de nombreuses scènes internationales, et inspire plusieurs générations de musiciens[6],[8].

En 1984, sa chanson Liberté, qui parle de la liberté au Cameroun et des Noirs en général, relance sa carrière. Elle connaît un grand succès et est chantée dans des meetings politiques, y compris par l'opposition, ce à quoi Anne-Marie Nzié finira par s'opposer[5]. Le journaliste David Ndachi Tagne lui consacre une biographie, publiée en 1990. Elle remonte sur scène en 1995 pour fêter ses 40 ans de carrière[7].

Elle décède le à l'hôpital central de Yaoundé des suites de maladie[9],[10],[11].

Style musical

Anne-Marie Nzié « swingue d’abord sur le jazz, la rumba congolaise et la biguine (années 1950) avant d’explorer le bikutsi et le ngouba »[12].

Chansons

  • 1954, Mabanze (son premier disque, 45 tours)
  • 1985, Liberté (Pathé Marconi Records)
  • 1996, Béza Ba Dzo (Indigo, Label Bleu)

En 1999, Anne-Marie Nzié chante en duo avec Wendo Kolosoy pour le titre Tokutani dans son album Marie Louise[12].

Distinctions et honneurs

Références

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI