Anne de Guigné

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Décès
Sépulture
Nom de naissance
Jeanne Marie Josèphe Anne de GuignéVoir et modifier les données sur Wikidata
Anne de Guigné
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom de naissance
Jeanne Marie Josèphe Anne de GuignéVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Père
Mère
Antoinette de Charette de La Contrie (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle
Marie Joseph Florent Léon Adrien Lagourgue (d) (petit-oncle)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Vénérée par
Étape de canonisation
Site web
Fête

Anne de Guigné, née le au château de la Cour à Annecy-le-Vieux et morte le à Cannes, en odeur de sainteté, est une catholique française, déclarée vénérable par le pape Jean-Paul II le .

Château de la Cour à Annecy-le-Vieux (1898).

Anne de Guigné naît dans une famille profondément chrétienne, au château de la Cour à Annecy-le-Vieux[1],[2]. En ligne maternelle et par les femmes, elle est l'une des descendantes du roi de France Louis IX, né comme elle un [3], mais aussi une arrière-arrière-arrière-petite-fille du roi de France Charles X.

La mort de son père Jacques de Guigné, tombé au front à la tête de ses chasseurs alpins en juillet 1915[4], fut, à quatre ans, le principe déclencheur de sa conversion. Elle était une enfant d'intelligence vive, de volonté ardente, facilement violente et jalouse, difficilement soumise et plutôt dominatrice. Âgée de quatre ans, elle entame alors une transformation profonde, son amour pour sa mère devient son chemin vers Dieu et elle acquiert rapidement une douceur et une abnégation peu ordinaires[réf. nécessaire].

Elle fait sa première communion à six ans. Mais son jeune âge exige une dispense. L'évêque lui impose donc un examen qu'elle franchira avec une facilité déconcertante. « Je souhaite que nous soyons toujours au niveau d’instruction religieuse de cet enfant-là », dit l’examinateur.

Extérieurement, Anne fut la plus simple et la plus aimable des enfants : effacée et modeste, toute à ses petits devoirs et à ses jeux. D'après son institutrice, Melle Basset, elle voulait sans cesse s'améliorer : « Rien d’extraordinaire dans sa vie, si ce n’est sa persévérance à devenir bonne. Le secret de sa montée spirituelle : prière et volonté ». Selon d'autres témoins, son humilité, sa douceur, son obéissance, son amour du sacrifice, sa permanente charité étonnèrent ses contemporains. On la vit plusieurs fois comme transfigurée. Elle disait vouloir devenir carmélite.

Elle meurt d'une méningite, à l’aube du après ce dernier échange avec la religieuse qui la veille : « Ma sœur, puis-je aller avec les anges ? » - « Oui, ma belle petite fille » - « Merci, ma sœur, ô merci ! »

Procès en béatification

Dès 1922, la Revue du Rosaire, publie un article rédigé par le père Bernadot qui débouche sur l'édition d'un livre, publié plusieurs fois et dans plusieurs langues. Très vite le diocèse reçoit de nombreuses lettres de France et du monde « qui attestent de la confiance profonde qu'ont les fidèles de toutes conditions pour celle qu'on se plaît à appeler « la petite sainte ». De nombreuses autres personnes commencent à venir se recueillir sur sa tombe à Annecy-le-Vieux et dans la chambre où elle mourut à Cannes.

Devant la réputation de sainteté de la petite-fille, l'évêque d'Annecy lance son procès en béatification, dès le . Toutefois, les études menées à Rome n'aboutissent pas très vite, le cas d'une toute jeune sainte, non martyre, ne s'étant jamais encore posé, d'autant plus qu'aucun miracle ni qu'aucune guérison n'ont jamais été constatés. Le procès en vue de la reconnaissance de l'« héroïcité des vertus » d'Anne est finalement conclu en 1981, au nom des efforts réalisés par elle en vue de devenir meilleure. Elle est proclamée Vénérable le par le Pape Jean-Paul II et, en attendant sa béatification, on commence déjà à faire mémoire d'elle le .

Trois associations œuvrent désormais pour perpétuer son souvenir : les Amis d'Anne de Guigné, dont le but est sa béatification, l'association Enfance et Sainteté, dont le but est de « promouvoir la sainteté des enfants sous toutes ses formes », et l'association Apprendre avec Anne de Guigné créée en .

D'autres initiatives ont été prises dans le passé. En 1939, son nom a été donné à l'une des cinquante cloches du Carillon du Mas Rillier à Miribel et en 1960, l'organiste et compositeur Jacques Grunenwald, donne son nom à une composition pour l'orgue de l'église Saint-Sulpice de Paris.

Hommage

Références

Voir aussi

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