Annibal (Marivaux)
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| Annibal | |
| Auteur | Marivaux |
|---|---|
| Genre | Tragédie |
| Nb. d'actes | 5 |
| Pays d'origine | France |
| Lieu de parution | Paris |
| Date de parution | |
| Date de création en français | |
| Lieu de création en français | Théâtre de la rue des Fossés Saint-Germain |
| Compagnie théâtrale | Comédiens ordinaires du roi |
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Annibal est une tragédie en cinq actes et en vers de Marivaux représentée pour la première fois par les Comédiens ordinaires du roi le de la rue des Fossés Saint-Germain, et reprise le au théâtre de la rue des Fossés Saint-Germain.
- Prusias.
- Laodice, fille de Prusias
- Annibal.
- Flaminius, ambassadeur romain
- Hiéron, confident de Prusias
- Amilcar, confident d'Annibal
- Flavius, confident de Flaininius
- Égine, confidente de Laodice
Argument
Amoureux de Laodice, la fille de Prusias, Annibal est en rivalité d’amour avec l’ambassadeur romain, Flaminius, venu, au nom du Sénat, demander qu’Annibal soit livré. Fort embarrassé entre le soin de sa mission et celui de sa flamme, celui-ci mêle assez gauchement l’une et l’autre. Laodice a autrefois aimé Flaminius et elle l’aime encore, mais la grandeur d’Annibal parle à son cœur, et elle est prête à l’épouser. Elle se servira de son pouvoir sur Flaminius pour tâcher d’en faire un défenseur de l’homme à qui elle a promis sa main.
Historique
Marivaux ayant résolu de faire sa tragédie, au moment où Voltaire venait d'obtenir un succès éclatant au théâtre avec son Œdipe, il choisit un sujet tout cornélien : la mort d'Annibal qui, après avoir mis Rome à deux doigts de sa perte, se voit pourchassé partout par la haine des Romains et, désespérant de ceux qui lui avaient fourni un asile, meurt pour ne pas tomber entre les mains implacables de ceux qu'il avait fait trembler.
Réception
Cette pièce, dont le sujet avait déjà été traité dans cinq tragédies jouées de 1631 à 1697, dont une de Georges de Scudéry et une de Thomas Corneille, n'eut qu'un succès d'estime : elle ne connut que quatre représentations, dont une à la cour. Marivaux a offert une analyse des causes de ce semi-échec dans son Avertissement lors de la publication de la pièce. Lors de sa reprise, vingt-sept ans plus tard, elle a eu plus de succès : « Les beautés dont cette tragédie est pleine nous feraient regretter qu'il ne se fût pas attaché à ce genre, si les excellentes productions qu'il a données en plusieurs autres pouvaient laisser quelque chose à désirer sur l'emploi de ses talents supérieurs. La pièce a été reçue avec beaucoup d'applaudissements, et elle le mérite[1]. »