Annie Saumont
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Antony (Hauts-de-Seine)
| Nom de naissance | Raymonde Jeanne Marie Laurent |
|---|---|
| Naissance |
Cherbourg (Manche) |
| Décès |
(à 89 ans) Antony (Hauts-de-Seine) |
| Activité principale | |
| Distinctions |
| Langue d’écriture | Français |
|---|---|
| Genres |
Annie Saumont née Laurent[1], le à Cherbourg (Manche) et morte le à Antony[2],[3], est une femme de lettres et traductrice française, auteur de nombreuses nouvelles.
Débuts
Annie Saumont (Raymonde Laurent de son vrai nom) naît en 1927 à Cherbourg et grandit à Rouen au sein d'une famille modeste composée d'Alfred Laurent (1889-1969) et d'Émilienne Gâté (1900-1990), institutrice. Elle entre à l'école primaire à 5 ans et commence l'année suivante à écrire de petites histoires[4]. Elle fait des études de lettres modernes (maitrise d'anglais et d'espagnol) avant de s'orienter vers la littérature.
Activité de traductrice
Spécialisée dans la littérature anglo-saxonne après être devenue la traductrice attitrée de John Fowles, elle est l'auteur d'une nouvelle traduction de L'Attrape-Cœurs de J. D. Salinger[5]. Elle a aussi traduit des romans de V.S. Naipaul, Nadine Gordimer, Patricia Highsmith...
Nouvelliste réputée
Devant le refus de Jérôme Lindon, des Éditions de Minuit, de publier un recueil de nouvelles comme premier livre, elle publie un roman, Monsieur Bridon viendra bientôt, en 1957, chez Horay[6]. Jean Vattement explique : « En France, les recueils de nouvelles ne bénéficient pas de la même faveur que les romans : moins défendus par les éditeurs et par la critique, ils n'atteignent que très rarement les ventes des romans. »[7] Annie Saumont se consacre ensuite à l'écriture de nouvelles (auteure d'environ 300 nouvelles[8] publiées dans une trentaine de volumes), art dans lequel elle développe un exceptionnel savoir-faire et qui lui vaut en même temps une grande notoriété[9],[5]. Elle est désignée comme « la sœur française de Raymond Carver ». Elle obtient en 1981 le prix Goncourt de la nouvelle avec Quelquefois dans les cérémonies (Gallimard), le grand prix SGDL de la Nouvelle pour Je suis pas un camion (Seghers) en 1989, le Prix Renaissance de la Nouvelle pour Les Voilà quel bonheur (Julliard) en 1993, le prix des Éditeurs en 2002. Son œuvre est étudiée dans les universités américaines et traduite dans le monde entier.