Another Night (chanson)
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Another Night est une chanson du groupe allemand d'eurodance et de pop Real McCoy. Ce single figure sur leur album à succès Another Night (en) (1995), version américaine de leur deuxième album Space Invaders. La chanson est écrite par J. Wind, Quickmix et Olaf Jeglitza (en) et produite par Freshline (J. Wind et Quickmix) et les frères Berman. Elle est sortie en Europe le chez Hansa Records, et deux clips ont été réalisés : l'un par Nigel Dick (en) (version américaine) et l'autre par Angel Garcia (version européenne).
| Compositeurs |
Frank Hassas (d), O-Jay (en), Jürgen Wind (d), Bobby Orlando |
|---|---|
| Paroliers |
Jürgen Wind (d), Frank Hassas (d), O-Jay (en), Bobby Orlando |
| Interprète | |
| Langue | |
| Date de sortie | |
| Album |
Another Night (en) |
| Genre |
D'abord un succès surprise en Allemagne en 1993, Another Night atteint ensuite le top 3 au Royaume-Uni et aux États-Unis fin 1994. Elle se hisse à la première place en Australie, en Écosse et au Zimbabwe, ainsi que dans les classements dance canadiens et américains. En 2008, Another Night figure à la 91e place du classement des « 100 meilleures chansons des 50 premières années du Hot 100 » établi par le magazine Billboard[1]. Dix ans plus tard, pour commémorer le 60e anniversaire du Hot 100, Another Night se classe à la 117e place[2]. En 2025, le magazine la classe parmi les « 100 meilleures chansons dance de tous les temps »[3].
Historique
Another Night est sortie initialement en Europe durant l'été 1993 via Hansa Records (BMG Berlin). Le single n'a d'abord connu qu'un succès modeste. Il culmine à la 18e place en Allemagne, mais peine à se hisser dans le Top 100 dans les autres pays européens. Grâce aux efforts promotionnels de BMG Canada (en), le single a soudainement atteint la première place des palmarès canadiens au printemps 1994. Ce succès attire l'attention de Clive Davis, PDG d'Arista Records, qui souhaitait alors exporter un autre projet musical européen sur le marché américain après le succès rencontré avec le groupe pop suédois Ace of Base. Une fois un nouvel accord conclu entre Arista et BMG, le nom du projet/groupe a été raccourci en Real McCoy et une nouvelle sortie du single a rapidement été programmée pour l'été 1994. Grâce à la promotion menée par Arista en 1994, Another Night atteint rapidement la 3e place des palmarès américains et y reste pendant plus de 45 semaines. Le single est certifié disque platine par la Recording Industry Association of America (RIAA). Le single est aussi certifié disque de platine en Australie et disque d'argent au Royaume-Uni.
Composition
Bien que ce soit la chanteuse Patricia « Patsy » Petersen qui apparaisse dans les clips du single, les parties vocales sont enregistrées par la chanteuse de studio Karin Kasar. Le rappeur allemand Olaf Jeglitza (O-Jay) écrit et interprète les couplets rap. Another Night s'inspire de la chanson Desire (1981) de Roni Griffith, du thème de Coca-Cola et de More And More (1992) du Captain Hollywood Project. Les paroles racontent l'histoire d'une femme qui désire ardemment être avec l'individu anonyme qu'elle rencontre chaque nuit dans ses rêves. Les couplets rap représentent la voix de cet homme dans ses pensées, lui disant ce qu'elle veut entendre et lui promettant de combler ses désirs et de la couvrir de son amour. Cependant, chaque aube est source de douleur pour la chanteuse, qui réalise « When the night is gone, I'll be alone »[trad 1].
Réception
À sa sortie, Larry Flick (en) du magazine Billboard décrit la chanson comme un « petit titre rave / NRG immédiatement entraînant et joyeux, qui pourrait initialement rappeler à certains "What Is Love" de Haddaway. Cependant, à y regarder de plus près, on découvre une friandise pétillante qui possède ses propres qualités pop. Le duo vocal homme/femme, joliment contrasté, est très réussi, tout comme les remixes dynamiques [...]. Déjà très populaire, ce single a le potentiel de prolonger l'ambiance des fêtes d'été pendant longtemps[trad 2],[4] ». David Browne (en) d'Entertainment Weekly déclare qu'il s'agit d'un « mélange détonant de voix de diva mélancolique, de synthés eurotrash et de rap[trad 3],[5] ». Dave Sholin du Gavin Report (en) écrit que « ceux d'entre vous qui apprécient les créations pop entraînantes et énergiques de groupes comme Captain Hollywood Project ou Culture Beat vont adorer ce titre[trad 4],[6] ». Rachel Cohen, de The Heights (en), la désigne comme le meilleur morceau dance de l'album, au même titre que Run Away. Elle la décrit comme « rythmée et énergique », soulignant un « beat et un son distinctifs[7] ». Howard Cohen, du Herald-Journal (en), qualifie la chanson de « morceau entraînant, pétillant de claviers et de mélodie aux sonorités stroboscopiques[trad 5],[8]. »
Dennis Hunt du Los Angeles Times trouve l'œuvre « terriblement entraînante[9] ». Dans son commentaire hebdomadaire à propos des palmarès britanniques, James Masterton (en) déclare : « Elle se démarque à bien des égards en raison de la présentation singulière de l'artiste[trad 6],[10] ». Alan Jones de Music Week lui attribue la note maximale de cinq sur cinq, qualifiant le single de « création continentale diabolique qui a conquis l'Europe et grimpe dans le Top 10 américain[trad 7] ». Il ajoute : « Un tube pop/dance ultra-commercial, avec la combinaison classique couplet rap masculin/refrain chanté par une femme, qui a fait ses preuves. À classer aux côtés de Whigfield[trad 8],[11] ». Wendi Cermak de The Network Forty la qualifie d'« excellent morceau dance[12] ». Le magazine la compare également à Rhythm Is a Dancer de Snap!. Stephen Yang de The Rice Thresher (en) note les « rythmes sucrés et entraînants et les synthétiseurs scintillants[trad 9],[13] ». James Hamilton (en), du Record Mirror, la décrit comme une « une chevauchée germanique ultra-kitsch, qui mise sur le gimmick "put your hands up in the air" en guise de refrain plutôt que sur son propre titre[trad 10] ». et un « morceau pop allemand terriblement entraînant[trad 11],[14] ». Milo Miles, du Salon Magazine, estime que la chanson « incorpore des mélodies soul chics de Philadelphie à la manière de M People[trad 12],[15] ». Mark Sutherland, de Smash Hits, la décrit comme d'une « efficacité exaspérante[16]. »
Rétrospection
Rétrospectivement, Bradley Torreano d'AllMusic écrit que la chanson « est leur [RealMccoy] plus grand succès ; avec ses mélodies entraînantes, sa partie de clavier immédiatement reconnaissable et son rythme irrésistible, elle pourrait bien être l'un des meilleurs morceaux dance issus de l'explosion techno-pop[trad 13] ,[17] ». Matt Stopera (en) et Brian Galindo de BuzzFeed remarquent que « cette chanson réunit tout ce qui faisait la grandeur des morceaux dance des années 90. Un vrai bijou[trad 14],[18] ». En 2017, ils la classe quatrième dans leur liste des « 101 meilleurs morceaux dance des années 90[19] ». David Balls de Digital Spy la qualifie comme « l'un des meilleurs morceaux eurodance des années 90,[20] ». Robbie Daw d'Idolator décrit Another Night comme un « mariage de refrains pop mémorables chantés par une chanteuse charismatique et de rimes brutes débitées par un rappeur à l'allure de dur, le tout sur un beat percutant[trad 15],[21] ».
En 2018, Stacker la classe numéro un de sa liste des « Meilleures chansons pop des 25 dernières années », qualifiant Another Night de « chanson pop numéro 1 de l'ère moderne[22] ». En 2023, le magazine Billboard la classe 484e dans sa liste des « Meilleures chansons pop de tous les temps », déclarant : « “Another Night” se situe à mi-chemin entre deux autres titres phares des émissions de mix radio des années 90, toujours aussi populaires : l'hymne dancefloor “Rhythm Is a Dancer” de Snap! et l'exaltation romantique de “ This Is Your Night ” d'Amber[trad 16],[23] ». Deux ans plus tard, en , le magazine classe la chanson en 89e position dans sa liste des « 100 meilleures chansons dance de tous les temps », la décrivant comme « une mélodie aussi délicieusement douce que les sentiments d'amour et de désir qu'elle exprime[trad 17],[3]. »
Vidéoclip
Deux clips sont tournés pour la sortie du single. Dans la version américaine, Jeglitza incarne Real McCoy, le DJ d'une radio pirate alimentée par quatre hommes munis de générateurs montés sur des vélos à main . Petersen (qui fait du playback sur la voix de Karin Kasar) sillonne la ville en cyclomoteur, collant des affiches pour promouvoir les émissions de McCoy tout en les écoutant sur un ghetto-blaster. Elle est attirée par la voix et l'image de McCoy, mais ne l'a apparemment jamais rencontré. Alors que McCoy quitte son studio clandestin après une nouvelle émission, il croise Petersen sur son cyclomoteur ; le reconnaissant, elle se retourne un instant, puis repart. Cette version a été réalisée par le Britannique Nigel Dick (en) de Squeak Pictures et tournée à Londres[24]. John Simmons assure la photographie alors que Fiz Oliver et Catherine Finkenstaedt ont produit le clip. Renee Graham du Boston Globe lui attribue deux étoiles et demie, prédisant que le groupe finirait « à la poubelle (en)[trad 18],[25] ». Il est nommé pour deux prix dans la catégorie Dance aux Billboard Music Video Awards de 1995[26]. Cette version est par la suite mise en ligne sur YouTube en 2009 et génère près de 200 millions de vues fin 2025[27].
Le clip européen, réalisé par Angel Garcia[28], met en scène deux robots extraterrestres : un homme et une femme. Ils communiquent par visiophone, leur conversation étant entrecoupée de séquences de danse tirées de films en noir et blanc des années 1920 et 1930, ainsi que d’extraits en couleur de Jeglitza et Petersen interprétant les paroles de la chanson. Les robots peuvent également se voir directement, l’homme grâce à un casque binoculaire et la femme grâce à un télescope. Au fil de la chanson, les mouvements rigides des robots deviennent plus fluides et prennent une allure de danse. À la fin du clip, les deux robots se retrouvent, dansent et s’éloignent ensemble, bras dessus bras dessous.
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