Run Away (chanson de Real McCoy)

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Run Away
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Run Away est une chanson du groupe allemand d'eurodance et de pop Real McCoy, extraite de leur album Another Night (en) (1995), version américaine de leur deuxième album Space Invaders (1994). Produite par Juergen Wind (J. Wind) et Frank Hassas (Quickmix) sous le nom de Freshline, la chanson est sortie initialement en Allemagne en juillet 1994 chez Hansa Records. Run Away atteint la troisième place du Billboard Hot 100 américain, où elle est certifiée disque d'or, et la sixième place au Royaume-Uni. Deux clips vidéo sont réalisés pour les marchés européens et américains.

Bryan Buss, rédacteur chez AllMusic, désigne Run Away comme l'un des titres phares de l'album[1]. Larry Flick (en), du magazine Billboard, déclare que ce single, qui fait suite au single certifié platine Another Night, « ne dénature pas la formule gagnante (et maintes fois copiée) du groupe de dance européen : des rythmes hi-NRG entraînants, un rap masculin rauque et des chants féminins sur le refrain. Le single a déjà commencé à être diffusé sur de nombreuses radios crossover et top 40 en import ; sa sortie nationale lui assure quasiment un succès immédiat[trad 1],[2]. » Chuck Eddy (en), d'Entertainment Weekly, écrit que le trio berlinois « a envahi les ondes américaines avec des synthés disco-rock aux accents d'envahisseurs de l'espace, sur fond de voix de divas soul, de rap à l'accent "Sprockets" et de bavardages de Munchkins martiens. Pourtant, un étrange courant paranoïaque sous-tend des morceaux comme "Run Away" : la meilleure dance-pop de cet album n'est pas seulement une invitation à l'évasion ; elle parle d'évasion[trad 2],[3]. » Dave Sholin, du Gavin Report (en), estime que « le titre de cet album est explicite. Les programmateurs le diffusent depuis la fin de l'année dernière et voici enfin la sortie officielle. Il devrait avoir autant, voire plus, de succès que leur premier album[trad 3],[4] ». Howard Cohen, du Herald-Journal, la qualifie de « mélodique[5]. »

Robbie Daw d'Idolator qualifie l'œuvre d'« énergique » et de « parfaite pour les effets stroboscopiques[6]. » Un critique du Liverpool Echo la décrit comme un « morceau pop/rap entraînant avec un message d'évasion[trad 4],[7] ». Dennis Hunt du Los Angeles Times la juge « terriblement accrocheuse[8] ». Dans son commentaire hebdomadaire sur les palmarès britanniques, James Masterton (en) déclare : « Tous les éléments qui ont fait d'« Another Night » un tel succès sont à nouveau présents. C'est peut-être une formule classique de tube eurodance, mais elle fonctionne, alors pourquoi discuter ? MC Sar marmonne et grommelle sur un fond électronique, ne s'interrompant que pour laisser place au refrain à intervalles réguliers[trad 5],[9] ». Le magazine paneuropéen Music & Media encourage à « goûter à ce morceau d'eurodance tout en douceur, qui sert d'avant-goût au prochain album de Space Invaders. Comme le titre l'indique, des influences ambient sont présentes, même dans les versions radio[trad 6],[10] ». Alan Jones de Music Week la qualifie d'« horriblement accrocheuse », affirmant qu'elle « sera un autre tube incontournable,[11] ». John Kilgo de The Network Forty la décrit comme « explosive,[12] ». Stephen Dalton de NME salue des « beautés sensuelles et entraînantes » et la compare à « The Rhythm of the Night » et « Run Away » de Corona[13]. People Magazine estime que des chansons comme celle-ci « condensent tellement de rythmes en 4 minutes que leur simple écoute est absolument épuisante[trad 7],[14] ». James Hamilton (en) de Record Mirror Dance Update la qualifie de « suite moins originale [que Another Night] [...] dans le style de Boney M.,[15] ». Mark Sutherland de Smash Hits estime qu'elle « sonne comme du 2 Unlimited passé au mixeur[trad 8] ». Il écrit : « Avec ses yodels "ohohohwoh ", cela ressemble étrangement à Baltimora, le rustre en pagne qui a connu un succès avec "Tarzan Boy" avant de se balancer de liane en liane dans la jungle pour finir dans la misère[trad 9],[16]. »

clip vidéo

Deux clips différents sont réalisés pour Run Away. La première version, destinée au marché européen et mise en scène par le Suédois Matt Broadley (en)[17], met en scène la chanteuse Patricia Petersen dansant dans un décor désertique tout en mimant les paroles de la chanteuse Karin Kasar. Le tout est entrecoupé d'images d'une femme prisonnière de son petit ami contrôlant et qui finit par fuir ce dernier, et du rappeur Olaf Jeglitza (en) chantant sur une piste de danse.

La version américaine, réalisée par le Britannique Nigel Dick (en), se déroule dans une usine où travaillent de nombreux ouvriers épuisés, réduits à l'esclavage, desquels fait partie Patricia Petersen, qui chante dans un recoin caché de l'usine. Le rappeur Olaf Jeglitza y incarne un surveillant omniprésent, exigeant d'eux une productivité maximale. Les textures, couleurs et ambiance du clip rappellent celles les adaptations filmiques de 1984. Ce clip n'aurait jamais été diffusé à la télévision publique, Arista le jugeant trop sombre et négatif.

Impact et héritage

En 2015, Idolator inclus Run Away dans sa liste des « 50 meilleurs singles pop de 1995[6] ». En 2017, la société américaine de divertissement BuzzFeed la classe 56e dans sa liste des « 101 plus grands morceaux dance des années 90[18] ». En 2019, le magazine Billboard la classe 419e dans sa liste des « Meilleurs titres des années 90[19]. »

Palmarès

Notes et références

Liens externes

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