Anson Chan

personnalité politique de Hong-Kong From Wikipedia, the free encyclopedia

Anson Chan (chinois : 陳方安生; née le ) est une femme politique pro-démocrate et une fonctionnaire de Hong-Kong ayant exercé les fonctions de secrétaire en chef du gouvernement de Hong Kong sous mandat britannique.

Naissance
Nom dans la langue maternelle
陳方安生 (Chén-Fāng Ānshēng)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
方安生 (Fāng Ānshēng)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Faits en bref Membre du Conseil législatif de Hong Kong Île de Hong Kong (en), 3 décembre 2007 - 30 septembre 2008 ...
Anson Chan
En .
Fonctions
Membre du Conseil législatif de Hong Kong
Île de Hong Kong (en)
-
Ma Lik (en)
Premier secrétaire de l'administration de Hong Kong
-
Chief Secretary (d)
-
David Robert Ford (en)
Secretary for the Civil Service
-
Barrie Wiggham (en)
Michael Sze (en)
Biographie
Naissance
Nom dans la langue maternelle
陳方安生 (Chén-Fāng Ānshēng)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
方安生 (Fāng Ānshēng)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Sacred Heart Canossian College (en) (-)
St. Paul's Convent School (en) (-)
Université de Hong Kong (baccalauréat ès arts) (-)
Université Tufts
Faculty of Arts, University of Hong Kong (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Famille
Fang Zhenwu Family (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Père
Shin-hau Fang (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Fang Zhaoling (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
John Fang Meng-sang (d)
Philip Fang (en)
David Fong (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Archibald Chan Tai-wing (d) (de à )Voir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle
Fang Zhenwu (grand-père)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Distinctions
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Biographie

Anson Chan est la première femme à intégrer la fonction publique à Hong-Kong en 1962 et nommé directrice en 1984. En 1993, Anson Chan a été nommé secrétaire en chef par le gouverneur de Hong Kong Chris Patten devenant ainsi la première femme à occuper ce poste dans l'administration hongkongaise[réf. à confirmer][1]. Elle démissionne en janvier 2001 un an et demi avant le terme prévu. Particulièrement populaire, sa démission relève les premières tensions avec Pékin qui souhaite imposer Tung Chee-Hwa au sein de la «région autonome spéciale» selon le choix d'un collège électoral au détriment d'un suffrage universel[2].

Engagement politique

Durant toute sa carrière professionnelle, Anson Chan s'est particulièrement engagé pour la défense de l'autonomie de Hong-Kong, l'indépendance de la justice et la liberté de la presse. Elle est décrite par le magazine Newsweek comme « la conscience de Hong-Kong » lié à son engagement pour une presse libre, condition indispensable, selon elle, à la préservation d'une société libre et ouverte à Hong-Kong[3].

Lors des manifestations du Mouvement des parapluies en 2014, elle déclare que le contrôle chinois, instauré par Pékin depuis 1997, "n'avait pas réussi à capturer le cœur et l'esprit des jeunes, mais il les avait de plus en plus aliénés" notamment en créant un règlement qui permet au Parti communiste d'appliquer le droit de veto portant sur des candidats auquel qu'il n'adhère pas[4].

En 2018, elle reçoit le Prix O'Connor pour son engagement pour un gouvernement transparent et une démocratie directe selon un suffrage universel complet à Hong-Kong[5].

Lors des manifestations de Hong-Kong en 2019, elle milite pour maintenir les « deux systèmes » juridiques. Dans une vidéo diffusée publiée le sur YouTube, le Global Times, quotidien pro-chinois, inclut Anson Chan dans la « bande des quatre » désignant les personnalités politiques et médiatiques qui incitent, selon le quotidien,la jeunesse hong-kongaise à participer aux manifestations[6]. Cette liste est composée également de Lai Chee-Ying (connu sous son nom occidental Jimmy Lai) propriétaire du journal hongkongais pro-démocratie Apple Daily appartenant au groupe Next Media, Martin Lee, fondateur du Parti démocrate et Albert Ho[7]. Le quotidien lui reproche également d'impliquer le gouvernement américain dans la crise lors de son déplacement à Washington en [8]. Anson Chan minimise son influence et déclare que seule Carrie Lam, cheffe de l’exécutif local, permettrait une sortie de crise[9].

Après le décès de sa fille en 2020, elle annonce à l’âge de 80 ans, qu’elle se retire de la vie civique et politique[10]. Lors de son départ elle déclare «Hong Kong a été et sera toujours ma maison. J'exhorte les jeunes à ne pas perdre espoir pour leur avenir et à continuer à adhérer aux valeurs qui sous-tendent notre ville unique, mais à le faire de manière pacifique et respectueuse des lois[11] ».

Prix et distinctions

  • Prix O'Connor Justice en 2018

Voir aussi

Notes et références

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