Propriétaire-cultivateur à Bertincourt avant la Révolution, il devient en 1790 administrateur du district de Bapaume.
En , Magniez est élu député du département du Pas-de-Calais, le dixième sur onze, à la Convention nationale[2].
Il siège sur les bancs de la Gironde. Lors du procès de Louis XVI, il vote pour la détention et le bannissement à la paix et se prononce en faveur de l'appel au peuple et du sursis à l'exécution[3]. En , il vote contre la mise en accusation de Jean-Paul Marat[4]. En mai de la même année, il vote en faveur du rétablissement de la Commission des Douze[5].
Arrêté le à Bertincourt «sans congé ni mission de la Convention»[6], il est remplacé à son poste de député par Joseph Le Bon, deuxième suppléant du Pas-de-Calais[7].
Libéré après le 9-Thermidor, il est réintégré à la Convention, avec les autres députés girondins, le 10 thermidoran III. Il retourne à la vie civile sous le Directoire.
Notes et références
↑Hélène Tierchant, Hommes de la Gironde, ou La liberté éclairée, Les Dossiers d'Aquitaine, 1993, 187 pages, p. 75 (ISBN2905212187).
↑Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 52, p. 54.