Antoine-Nicolas Misbach est cité parmi plusieurs jeunes artistes (au nombre desquels Louis-Philippe Crépin) de talent dispensés de service militaire par un arrêté de Bonaparte en date du 19 brumaire an IX ()[2].
En revanche, c'est à l'évidence lui qu'il faut reconnaître dans ce « M. Misbach à qui nous devons un dessin extrêmement exact de la Fontaine de Vaucluse (…) enlevé à la fleur de son âge, après avoir été nommé Associé » mentionné par les Mémoires de l'Athénée de Vaucluse en 1806[3]. Cette œuvre est à replacer dans le contexte plus large d'un voyage artistique dans le midi de la France effectué en 1802 en compagnie du marquis de Brantes, dont le jeune Misbach imagea l'itinéraire par de nombreux dessins. Une partie de cette production fut insérée dans le récit de ce voyage publié en 1824[4]. La publication de cet ouvrage fut annoncée par un prospectus dont l'argumentaire rapporte qu'« un jeune artiste (Misbach), qui vécut trop peu de temps pour les arts, qu'il cultivait déjà avec le plus grand succès, seconda parfaitement ses vues ». Une note précise: « Il mourut deux ans après avoir fait les dessins de ce voyage », indication qui conforte son identification..
Les dessins réalisés durant ce parcours passèrent en vente le sous le marteau de Maître Ader[réf.souhaitée]. Le catalogue les décrit comme «une suite de 184 dessins originaux… certains datés [de l']an X représentant des Vues pittoresques au cours d'un voyage de Paris à Argelès, par terre et par eau…».
↑ Marquis de Brantes, Voyage pittoresque dans le midi de la France … fait en 1802, par M. le marquis de Brantes … dessiné par Misbach et publié par A*** D***, Paris, Arthus Bertrand, 1824 En ligne, sur gallica.fr.