Antoine Claude Ponthus-Cinier

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Antoine Claude Ponthus-Cinier
Les étroits, Lyon
Biographie
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Émile Ponthus-Cinier (d) (neveu)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Mouvement
Maître
Influencé par
Distinction
Prix de Rome ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Œuvres principales
La Samaritaine, Adam et Ève chassés du Paradis Terrestre, Saint-Benoit dans le lieu même de sa première retraite à deux milles de Subiaco, La fuite en Egypte

Antoine Ponthus-Cinier est un peintre et graveur français né à Lyon le et mort le . Il est considéré comme l’un des chefs de file lyonnais du mouvement néo-classique et adopte un style de peinture évoquant des scènes pastorales idylliques également connu sous le nom d'arcadien. Ses œuvres couvrent tous les sites de la région lyonnaise. Il revendique l’héritage de la peinture vétudiste du XVIIIe siècle représentée à l’époque par Giovanni Antonio Canaletto en cherchant à apporter une atmosphère plus romantique.

Inscrit en 1829 à l’École des Beaux-Arts de Lyon où il ne semble pas être entré, il devient par la suite l’élève de Paul Delaroche à Paris. Il devient un peintre renommé en 1841 en obtenant le Second grand prix de Rome pour le paysage historique avec Adam et Eve chassés du Paradis Terrestre. Il passe deux années en Italie entre 1842 et 1844 et séjourna à Florence, Rome, Gênes et Naples. Ce voyage en Italie influencera fortement ses productions artistiques[1]. À son retour, il effectue un long périple en Dauphiné, dans la Dombes, en Provence, les Alpes, la Savoie et les Pyrénées puis finit par se fixer à Lyon et y demeure jusqu’à sa mort. Il devient membre de la Société des aquafortistes de Paris où ses gravures rencontrent un franc succès. Il expose des paysages historiques et paysages simples à Lyon entre 1837 et 1885, à Paris entre 1841 et 1867, à Rouen en 1869 et à Dijon en 1881. Ces œuvres exposés sont des peintures, des encres de Chine gouachées, des aquarelles et quelques eaux-fortes. Il légua par testament à la ville de Lyon 50 lavis, ses cahiers de raisons en trois volumes, des dessins[2] et une rente de 1 000 francs destinée à la distribution d’un prix qui porte son nom (concours annuel de « Paysage au point de vue décoratif ») décerné par l’École des Beaux-Arts de Lyon Son atelier fut vendu à Lyon en . Le musée des beaux-arts de Lyon, de Chalon-sur-Saône, Besançon, Bourg-en-Bresse, Valence, Chambéry, Chantilly, Puy-en-Velay, Toulon et Cleveland en Ohio possèdent ses œuvres.

Famille

Antoine Ponthus-Cinier naît à Lyon le 29 aout 1812 au n°167 de la rue Saint-Jean dans une famille de la petite bourgeoisie.

Son père, Jean Joseph Ponthus Cinier, fut secrétaire de l’administration municipale[3] avant de devenir greffier à la Cour royale de Lyon[4]. On ne peut établir avec certitude si celui-ci était le fils de Pierre-Ponthus Cinier, marchand-fabricant, et neveu de Jean-Joseph Cinier, sieur de la Feuillade, et de Jean-Louis Cinier, directeur des Diligences de la ville de Lyon. Sa mère est Antoinette Novet (née vers 1778, fille de François Novet, exécuté en 1794 après le siège de Lyon).

Le frère du peintre, Jean-Claude (né le ) est dessinateur de fabrique lors de sa conscription militaire en 1820. On le retrouve en 1844 comme associé avec la fabrique tararienne de peluche pour chapeaux (JB.E. et P. Martin, à Paris, rue Rambuteau)[3].

Il a comme ami d'enfance Tony Desjardins, à qui il rend visite dans son Château d'Hostel en été, à Belmont. Ses visites fréquentes le feront réaliser de nombreuses vues du Bugey[5].

Formation

Ponthus-Cinier s’inscrit en 1829 à l'École des Beaux-Arts de Lyon mais selon Marius Audin et Eugène Vial[6], il n’y entre pas et devient l’élève de Paul Delaroche à l’École des Beaux-Arts de Paris[7]. D'autres sources indiquent qu'il aurait effectivement assisté à la classe de fleur, avant de se présenter seul au grand prix de Rome[3].

En 1840, il remporte le second prix au concours d'esquisse peinte de la Samaritaine. En 1841, il concourt pour le grand prix de Rome avec la toile Adam et Eve chassés du paradis terrestre et obtient le second prix à l'unanimité, derrière Félix-Hippolyte Lanoüe[3].

Son aisance personnelle lui permet de voyager deux ans en Italie de 1842 à 1844 où il rencontre Isidore Flachéron et Jean-François Montessuy. Au cours de ce voyage, il réalise de grandes quantités d'esquisses qui lui seront utiles par la suite pour produire des toiles[3]. Il visite entre autres Florence, Rome ou Naples[7].

Carrière

Peinture de Ponthus-Cinier, Environs de Rome.

Le contact avec la nature italienne va le détacher des sujets historiques pour se consacrer entièrement à la peinture de paysage. Il expose à Lyon à partir de 1837[8] jusqu'à sa mort. Il participe également à de nombreux accrochages à Paris et dans des salons de province, notamment Marseille, Strasbourg et Saint-Étienne. Il lui arrive de proposer jusqu'à six à huit œuvres lors d'un même salon, faisant montre d'une production continue et abondante[3].

Il puise ses sujets dans de nombreux voyages en France, essentiellement des paysages terrestres. Il a ainsi peint les Alpes, le Massif central, l'Ardèche, le Dauphiné, la Savoie et énormément les sites proches de Lyon, dont les Dombes, Crémieux et ses environs, le Bugey, l'Ain. Il déploie un style où sont présents les rochers, de l'eau calme, une végétation animée et un ciel lumineux. Toutefois, ses paysages possèdent le plus souvent des traces de l'activité humaine. Il tient un journal , un livre de raison de ses réalisations les plus importantes à ses yeux[3].

Sa carrière connait un succès constant, surtout au sein du public lyonnais, et il vie ainsi de nombreuses commandes[7].

Il réalise également de nombreuses gravures[3].

Parmi ses œuvres de commande, il réalise des peintures pour des dessus de portes pour la petite salle à manger de l'hôtel de ville, et des panneaux pour le Palais du commerce de Lyon[8]. Les dessus de porte sont remarqués, « la sureté de la touche et la chaleur des coloris forcent la conviction »[5].

Fin de vie et postérité

Antoine Claude Ponthus-Cinier meurt le au no 12 du quai Tilsitt. Il fonde par testament un prix portant son nom d'une somme de 1000 francs attribué au meilleur peintre de paysage. Il lègue au musée de Lyon, qui possédait déjà deux peintures cinquante lavis. La vente de son atelier donne l'occasion de la publication d'un catalogue des œuvres qui s'y trouvent[8]. Il est enterré au cimetière de Loyasse[9].

Son succès et ses amitiés dans le milieu artistique lyonnais lui créent des inimitiés. Juste après sa mort, un article du Courrier de Lyon, vitupère contre de fortes sommes que lui a versé la société des Amis des Arts pour lui acheter ses toiles et les offrir lors de ses loteries annuelles. Dans les années 1920, les critiques lyonnais le jettent dans l'ombre, mettant au-dessus de lui Ravier, Carrand et Vernay[5].

Œuvres

Genres et thèmes dans la peinture de Ponthus-Cinier

Peinture de paysage

Sa formation à Paris et son parcours artistique ont fait de Ponthus-Cinier un peintre de paysage. Avant qu’il ne voyage en Italie, les œuvres auxquelles il accorde le plus d’importance sont des compositions de paysages historiques tirés de thèmes bibliques (Adam et Ève chassés du Paradis Terrestre). À partir de son voyage en Italie, il essaye d’adapter son inspiration à de purs paysages mêlant le romantisme français et le réalisme illusionniste italien de son temps. Ce qu'affectionne Ponthus-Cinier, c’est l’alliance des rochers qui architecturent avec l’eau en nappe ou en mare qui l’adoucit tandis que la végétation l’anime et que le ciel l’éclaire. La réminiscence des paysages italiens lui plait dans cette combinaison d’où les traces de l’homme, canaux, routes, ponts, et l’homme lui-même témoignent du présence directe.

Les critiques d’art de son siècle tels Jouve regrettent cette répétition d’un paysage jugé trop parfait en donnant une appréciation de la technique de Ponthus-Cinier : « Nous ne contesterons point à M. Ponthus-Cinier des qualités rares et distinguées, une touche fine et suave, un coloris qui a du charme et de la vérité l’art d’éclairer une toile. Mais cet air frappant de famille qu’on trouve entre tous ses paysages n’est-il pas une défectuosité de son talent ? Voyez la nature… n’est-elle pas infiniment variée dans tous ces aspects[10] ? »

Si à ses débuts, « il pratique le paysage néo-classique à l'italienne, animé de petites figures un peu maladroites, [...] son art évolue vers une coception différente du paysage, tout aussi rigoureuse et savante, mais où la recherche de l'effet décoratif, de l'arrangement pittoresque, nuit à la sincérité de l'émotion. Les dessins au lavis, offerts par l'artiste à la bibliothèque de la ville de Lyon, sont d'une lumineuse fraicheur »[7].

Védutiste

Peinture de Antoine Ponthus-Cinier, Vue de la rive des esclavons, à Venise.

Ponthus-Cinier ralise également des toiles védutistes, dont une Vue de la rive des esclavons, à Venise, exposée au Salon de Lyon en 1872.

Dessins

L’œuvre graphique de Ponthus-Cinier est assez féconde avec une cinquantaine de lavis conservé aujourd’hui au musée des beaux-arts de Lyon. Une album contenant plus de 200 croquis à la plume de ses voyage en Italie en 1842 et plus de 400 lavis est conservé à la Bibliothèque municipale de Lyon.

L'œuvre graphique de Ponthus-Cinier se divise en plusieurs types, il utilise notamment le dessin pour faire des paysages d'après ce qu’il observe. Il remporte en 1840 le second grand prix de dessins au concours d’esquisse peinte avec La Samaritaine. Lors de son séjour en Italie, il se constitua ainsi une collection de dessins qui lui sert plus tard comme sources et modèles pour ses œuvres ultérieures. On répertorie un nombre assez important de paysages romains, principalement des vues de paysages historiques réalisées entre 1842 et 1844, réalisées à l’encre de Chine gouachées ou avec des aquarelles. On peut distinguer les « études » pour le travail d’observation d’un paysage particulier des lavis pouvant constituer l’état final d’une œuvre.

Eaux-fortes

Ponthus-Cinier utilise le procédé de l’eau-forte pour obtenir ses gravures en taille douce. Membre de la Société des aquafortistes de Paris de 1862 à 1867, plusieurs de ses eaux-fortes sont éditées par Alfred Cadart et montrent qu’il eut un lien avec l’école de Barbizon. Une série de vingt-cinq de ses eaux-fortes sera éditée en 1887 par Pierre Duperray.

Galerie

Œuvres principales

Œuvres dans les collections publiques

Au sein des collections françaises, les musées de Lyon, Chalon-sur-Saône, Besançon, Brou et Chambéry possèdent plusieurs de ses œuvres[7].

  • Musée des Beaux-Arts de Lyon :
    • Adam et Eve chassés du Paradis Terrestre., 1841, huile sur toile. 2e Prix de Rome
    • Les Bucherons, 1845, huile sur toile.

Envois au Salon de Lyon

Signature et légende d'une peinture de Ponthus-Cinier, Environs de Rome
  • Salon de Lyon de 1839-1840
    • Vue prise dans le Dauphiné
    • Vue prise sur les bords de la Méditerranée
    • Entrée de la Fusa
    • Château d’Humbert
  • Salon de Lyon en 1841-1842
    • Vue d'Izeron
    • Une entrée de forêt
    • Le Chêne et le Roseau
    • Adam et Ève chassés du paradis terrestre (second prix de Rome au concours des paysages historiques)
    • Agar
    • Paysage
  • Salon de Lyon de 1842-1843
    • Saint Benoît dans le lieu même de sa retraite à deux milles de Subiaco, Italie
    • Salon de Lyon de 1843-1844
    • Les Bords du Tibre à Narni
    • Le Chemin de la vallée à Narni
    • Effet du soir de la Sabine
  • Salon de Lyon de 1844-1845
    • Souvenir de la villa Pamphili à Rome
    • Vue du Tibre dans la campagne de Rome
    • Vue de la nymphée Al’ Ariccia
    • Les Bords de la mer à Neptunio
  • Salon de Lyon de 1846-1847
    • Châteauvieux
    • Saint André
    • Bords du Suran
    • Vallée du Suran
    • Une villa
    • Campagne de Rome
    • L’Été
  • Salon de Lyon de 1847-1848
    • L'automne
    • Les trois principales vues des environs de Crémieux
    • Vue de Châteauvieux
    • Bords de la rivière d'Ain
    • Château de Saint-André
    • Château de Thol
    • Vue du village de Lampenière
    • Vue de la plaine de Hauteville
    • Vue du village de Jujurieux
    • Étude d’arbres
    • Vallée de Subiaco
  • Salon de Lyon de 1848-1849
    • L’hiver
    • Vue prise dans les montagnes de la Sabine
    • Effet du soir
    • Bords de la rivière d'Ain
    • Une nymphée
    • Eurydice
  • Salon de Lyon de 1849-1850
    • Salvator Rosa chez les brigands
    • Opulence, les princes d’Este dans leur villa de Tivoli
    • Misère, famille de bûcherons dans la forêt
    • Le Bac à traille à Poncin
    • Château d’Humbert, Dauphin
    • Viviers de la route de Languedoc
    • Montagne de Rochemaure
    • Montélimar
    • Vallée du Rhône
    • Viviers du Rhône
    • Des religieux au couvant de Pergola sur le lac Nemi distribuent du pain à des pèlerins
  • Salon de Lyon de 1850-1851
    • 2 vues des environs de Burzet
    • 2 vues des environs de Crémieux
    • Coteau des environs de Crémieux
    • Plateau des montagnes de la Loire
    • Descente des bateaux sur la Saône
    • La Clairière, Fontainebleau
    • Route des Abbruzzées
    • Une nymphée
  • Salon de Lyon de 1854-1855
    • Ruines au bord de l’eau, effet de Midi
    • Saule au bord de l’eau, effet du Matin
    • Vallée d'Optevoz
    • Groupe d’arbres de la vallée de l'Azergue
    • Vue prise au pied du Revermont, effet d'Automne
    • Champ de blé sur la lisière d’un bois
    • Le soir dans la vallée (près d’Optevoz)
    • Les Marais pontins
    • La Rivière d’Ain, vue de Neuville à Poncin
  • Salon de Lyon de 1855-1856
    • La Moisson
    • Le Ravin de Népi
    • L’Entrée du Bugey par la vallée de l'Ain
    • La Vallée du Suran à Pampier
  • Salon de Lyon de 1858
    • Une saulée
    • Affluent de la Saône près de Genay
    • Effet d’automne
    • Vue de Tournon
    • La Tour de Claix
    • Vue prise à Morestel
    • Une nymphée
    • La Montagne des Couches du val Gaudemart
    • Le Golfe et la ville de Terracina, vue prise au couvent des Franciscains
  • Salon de Lyon de 1858-1859
    • Aqueduc à Mornant
    • Le Pont de Claix
    • Vallée du Grésivaudan
    • Vallée du Drac
    • Vue du pont et de la ville d'Aubenas
    • Lavoir italien
    • Vallon près d'Albano
  • Salon de Lyon de 1860
    • Bucolique
    • Le Réservoir d’un vieux moulin
    • Crémieux, effet du matin
    • Crémieux, effet du soir
    • Vallée de l’Azergues
    • Château de Jasseron
    • Passage dans les montagnes de Revermont
    • Les Plaines du bourge
    • Les Délaissés de la Saône
    • Les Fenaisons dans une vallée du Bourg d'Oisans
  • Salon de Lyon de 1861
    • Tartane échouée sur les récifs du vieux port de Néron
    • Souvenir du Bugey
    • Site agreste
    • Effet de lune à Thueyts
    • Campagne de Rome près de Ponte Nomantano
    • Moulin sur le cours d’un torrent
    • Tobie et l’ange
    • Un ruisseau
  • Salon de Lyon de 1862
    • Tivoli
    • Sommet des montagnes du Revermont
    • Crasse marécageuse du Morvan
    • Coteaux boisés du Morvan
    • Une route du Revermont
    • Vallée du Suran à Saint-André
  • Salon de Lyon de 1863
    • Les chênes verts de la forêt de Neptuno dans les États romains
    • Les promenades du Pape sur les hauteurs d'Albano
  • Salon de Lyon de 1864
    • Un bois sacré, consacré au Dieu Pan
    • Gueule d’enfer, près de Thueyts
    • Voie romaine d'Ardea
  • Salon de Lyon de 1865
    • Suzanne au bain
    • Le Bon Samaritain
    • La Chaste Suzanne
    • Campagne de Rome
  • Salon de Lyon de 1866
    • Chênes verts
    • Paysage d’Italie
  • Salon de Lyon de 1867
    • Chênes lièges près de Nettuno
    • Brouillard d’automne
  • Salon de Lyon de 1868
    • La Vue de l’aqueduc de Saint Fortuna
  • Salon de Lyon de 1869
    • Vue du port de Martigues
    • La Vue de la Durance
    • Canal de Saint-Louis
  • Salon de Lyon de 1870
    • Souvenir de Dauphiné
  • Salon de Lyon de 1872
    • Florence
    • Venise, vue de la rives des esclavons
    • La Piazzetta à Venise
    • Entrée du grand canal à Venise
  • Salon de Lyon de 1874
    • Voie Appia
  • Salon de Lyon de 1875
    • Forum de Pompéi
    • Pompéi
    • Fontaine de l’Aqua Acetosa
  • Salon de Lyon de 1876
    • Vue de Rome
    • Le port de Gènes, effet de brumes du sirocco venant de la mer
    • Le pont de la place et le pont des Soupirs
    • Vue de l’île de la Bartelasse. Effet du matin
    • Vue du Tibre. Effet du soir
  • Salon de Lyon de 1877
    • Rome, vue du Tibre
    • Florence, vue des hauteurs de San-Miniato
    • Le port et la Piazzetta de Venise
    • Notre-Dame de la Salute, vue du rivage de la Piazzetta de venise
    • Capri, vue de la plage
    • Le rocher de Tibère, vue de la petite marine de Capri
    • Forêt de Fontainebleau
  • Salon de Lyon de 1878
    • La campagne romaine du marais pontins, le camp de Circé près et la mer
    • Le palais de la reine Jeanna
    • Le lac de Genève, vue prise de la vieille roure de Saint-Sergues
    • Dessin au lavis, sur la nature
  • Salon de Lyon de 1879
    • La plaine de Culoz, inondée
    • Effet de lune sur le lac de Genève
  • Salon de Lyon de 1880
    • La roche de Campdossin
    • Une halte en lisière de forêt
    • État des travaux de l’église de Notre-Dame de Fourvière
  • Salon de Lyon de 1881
    • La plaine du Dauphiné, mont Cindre
    • La vallée de Virieux-le-Grand
  • Salon de Lyon de 1882
    • La ferme du Noyer
    • Le cabaret d’Unaancien, relais de poste
  • Salon de Lyon de 1883
    • La vallée de la Saône
    • Le moulin de Treconas
  • Salon de Lyon de 1884
    • L’Allier et ses délaissés à Vichy
  • Salon de Lyon de 1885
    • Les rochers de Tibère à Capri

Réception critique

Vue de Crémieux.

A. Cormier recense environ quatre-vingt articles critiques publiés du vivant du peintre. Un grand nombre est issu du Courrier de Lyon et de la plume de André Jouve, qui le soutient avec régularité. Remplacé en 1875 par Bertnay, ce dernier est bien plus critique envers Ponthus-Cinier. Durant les premières années, les plumes sont mitigées avec le peintre, signalant les défauts de jeunesse ; on reproche un excès de teinte gris-bleu ; mais également les qualités pour retranscrire la nature, une inspiration venue de Poussin ou de Georges Sand. Le prix de Rome atténue les critiques et les textes lyonnais louent alors plutôt les progrès et les promesses, même si certains regrettent son abandon des thèmes historiques. Au cours de sa carrière, plusieurs fois il sera fait à Ponthus-Cinier le reproche d'une trop grande homogénéité, d'une certaine monotonie dans sa peinture. D'autres pointent également le manque de précision, de finition pour des toiles réalisées en série et rapidement (La Fuite en Égypte, par exemple). Les critiques positives lyonnaises s'affadissent à partir des années 1870, lassées de la répétitions. Certains, toutefois, se prennent de passion pour les lavis du peintre, estimant qu'ils constituent de véritables œuvres dignes de nombre de ses toiles[11].

La critique parisienne est également mitigée mais porte un regard différent. Nombreux sont ceux qui louent un paysagiste de talent, mais d'autres estiment que Ponthus-Cinier ne parvient pas à sublimer la nature, en restant à un description fidèle mais sans ampleur[11].

Notes et références

Bibliographie

Liens externes

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