Antoine Clouet
militaire de l'Empire français
From Wikipedia, the free encyclopedia
Antoine Clouet, baron de l'Empire (1813), né le à Créteil et mort le à La Brède, est un militaire français sous le Premier Empire et la Restauration.
Créteil
La Brède
| Antoine Clouet | |
| Naissance | Créteil |
|---|---|
| Décès | (à 80 ans) La Brède |
| Origine | Français |
| Allégeance | |
| Grade | Maréchal de camp |
| Conflits | Guerres de la Révolution française Guerres napoléoniennes Expédition d'Espagne Conquête de l'Algérie Insurrection légitimiste de 1832 Guerre civile portugaise |
| Faits d'armes | Bataille d'Austerlitz Bataille de Lützen Bataille de Dennewitz |
| Distinctions | Baron de l'Empire Commandeur de la Légion d'honneur |
| modifier |
|
Biographie
Famille
Né le à Créteil[1], il est le fils de Jean-Baptiste--Paul-Antoine Clouet, commissaire général des poudres et salpêtres à l'Arsenal de Paris, maire de Vic-sur-Aisne, et conseiller général de l'Aisne, et de Marie Angélique Françoise Touzard d'Olbecq.
Il se marie le avec Henriette Julliot de Fromont, sœur de l'épouse de Marie Antoine de Reiset.
Carrière militaire
Au service de l'Empire (1804 à 1815)
Il sort sous-lieutenant de l'École militaire de Metz en 1802 et fait les campagnes d'Autriche, d'Italie et de Prusse. Il est fait prisonnier par les Russes à la Bataille d'Austerlitz où il reçoit un coup de baïonnette.
Nommé capitaine en second le , il est aide de camp du maréchal Ney du au . Il participe à la Guerre d'indépendance espagnole et est détaché le auprès du roi d’Espagne, en qualité d’aide de camp.
Aide de camp du général Tousard du au , il est nommé chef d’escadron, le .
Il se signale et est blessé lors de la Bataille de Lützen le et est nommé colonel.
Aide de camp du maréchal Ney du à .
Il est fait prisonnier de guerre par les Prussiens lors de la bataille de Dennewitz le et emprisonné sur l'ile de Rügen. Il est libéré en .
Nommé chef d’état-major de la 14e division d’infanterie du 4e corps d’observation, le .
Il devient chef d’état-major sous les ordres du général de Bourmont, commandant le 4e corps de l’armée du Nord.
Au service du roi (1815-1831)
Le , Il passe au service du roi Louis XVIII avec le général de Bourmont
Après le retour de Napoléon de l'île d'Elbe, l'ordre lui est donné de se joindre au maréchal Ney. Il refuse de signer l'Acte additionnel aux Constitutions de l'Empire, publié par le Moniteur du , qui prononce la déchéance des « Bourbons ». Comme le général de Bourmont, il est des 320 militaires (contre 220 000) qui refusent cet acte additionnel. Dès lors, il estime que son devoir est de quitter l'armée impériale et d'aller à Gand où Louis XVIII avait constitué le gouvernement royal.
Il est nommé commandant en chef de l’expédition de Flandres, le et colonel de la légion départementale de la Somme le .
Mis en non-activité par ordonnance du roi, le , il est remis en activité, colonel du 19e Léger, le .
En 1823, il participe sous le commandement du duc d'Angoulême l'Expédition d'Espagne, comme colonel du 9e régiment de chevau-légers lanciers.
Il est ensuite chargé du commandement provisoire du 2e Corps de réserve qui avait fait le Blocus de Saint-Sébastien, il est nommé maréchal de camp en , puis mis en disponibilité[2][réf. à confirmer].
En 1826, il commande le département du Loiret[2][réf. à confirmer]
En 1830, il obtient un commandement lors de l'expédition d'Alger et se fait remarquer par son énergie. Ses soldats, à la suite d'une bataille qu'il vient de gagner, lui offrent un yatagan d'honneur pris sur l'ennemi.
Monarchie de Juillet
À la Révolution de juillet 1830, il brise son épée en signe de refus d'obéissance au nouveau régime.
Il est mis à la retraite le .
En 1832, il commande le 4° corps des légitimistes de l'Ouest lors de la Chouannerie de 1832. Il se trouve au Combat de Chanay, sous un costume de paysan. À la suite de cette participation, il est condamné à mort par contumace par la Cour d'assises du Loiret le et par effigie le .
Au service de Michel Ier de Portugal (1833)
Les chefs de l'insurrection de 1832 avaient tous disparus au centre de la région de Château-Gontier, où le colonel Achille Baraguey d'Hilliers s'établit pour activer le désarmement et saisir ceux qui ont pris part à l'insurrection[3]. Leur tête était mise à prix[4], on saisit leurs biens, mais on ne tenait pas à les arrêter, et on les laisse sortir de France sans trop les inquiéter[3]. Réfugié d'abord en Bretagne, Clouet passe en Angleterre, puis au Portugal[3]. Il combat en Portugal lors de la Guerre civile portugaise pour la cause de Michel Ier et commande d' jusqu'à la fin une division dans l'armée de Michel Ier du Portugal.
Retour à la vie civile
Après l'expulsion de Michel Ier, il se retire à Genève où il est éditeur de musique classique[2].
En 1837, il est appelé à Goritz par Charles X pour enseigner le stratégie militaire à Henri d'Artois.
Il est en Suisse lorsque les ordonnances d'amnistie des 8 mai 1837 et 27 avril 1840 sont publiées. Il obtient alors l'autorisation de rentrer en France. Il réclame une pension de retraite qui lui est refusée au motif de sa participation à la Guerre civile portugaise. Ce refus a donné lieu à un procès qu'il gagne contre le ministre des finances[2][réf. à confirmer].
Il meurt le à La Brède (Gironde) et est inhumé au cimetière communal de Chailles.
Décorations
- Chevalier de la Légion d’honneur par décret impérial du .
- Officier de la Légion d’honneur par décret impérial du .
- Commandeur de la Légion d’honneur par ordonnance du .
- Chevalier de Saint-Louis par ordonnance du .
- Chevalier de l’Ordre Royal d’Espagne le [5]
Titre
Selon certaines sources, il est titré baron de l'Empire par décret du . Gustave Chaix d'Est-Ange écrit à ce sujet : « Le général Clouet avait, paraît-il, été créé baron de l'Empire par décret du . Son nom ne figure pas dans l'ouvrage que le vicomte Révérend a consacré aux familles titrées sous le Premier Empire. »[6].
