Antoine Dufau
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| Antoine Dufau | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Député français | |
| – (1 an, 8 mois et 14 jours) |
|
| Circonscription | Sénéchaussée de Mont-de-Marsan |
| Législature | Assemblée nationale constituante |
| Groupe politique | Tiers état |
| Prédécesseur | François Perez d'Artassen |
| Maires de Mont-de-Marsan | |
| – (4 ans) |
|
| Prédécesseur | Jean Laurens |
| Successeur | Laurent Marc Antoine du Lyon de Campet |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Créon-d'Armagnac |
| Date de décès | (à 73 ans) |
| Lieu de décès | Saint-Julien-d'Armagnac |
| Nationalité | Français |
| Enfants | Julien Dufau |
| Profession | Médecin |
| modifier |
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Antoine Jean Dufau est un homme politique et un médecin français né le à Créon-d'Armagnac et décédé le à Saint-Julien-d'Armagnac[1].
Famille
Antoine Dufau vit à une époque charnière, marquée par les bouleversements liés à la Révolution française et les avancées de la médecine. Esprit cultivé, il marque son temps dans ces deux domaines : sur le plan politique, il est le principal artisan du choix de Mont-de-Marsan comme préfecture des Landes[2] et en tant que médecin, il favorise les progrès de la vaccination dans le département.
La famille Dufau (dont le patronyme s'orthographie primitivement Deu Feu en Gascon), appartient à l'ancienne bourgeoisie de Labastide-d'Armagnac. Antoine Dufau est l'héritier en ligne directe de quatre générations de médecins depuis 1640. Il étudie à la faculté de Montpellier où il est reçu docteur en médecine. Il commence sa carrière à Labastide-d'Armagnac et devient en parallèle inspecteur des eaux de Barbotan de 1773 à 1785. En 1778, il épouse Josèphe Laurans, fille d'un important négociant de Mont-de-Marsan[n 1], ville où le couple s'installe définitivement[3].
Le couple a huit enfants[3] :
- Jean-François, né à Mont-de-Marsan le ;
- Jean-Baptiste, Julien, dit Julien Dufau, né à Mont-de-Marsan le , décédé le (comme son père, il devient médecin et maire de Mont-de-Marsan à deux reprises, de 1832 à 1839 puis de 1841 à 1848)[4] ;
- Jeanne, Caroline, née à Mont-de-Marsan, le . Elle y épouse, le 29 floréal an XII (), Henry, André (de) Lobit,
- Fortis, né à Mont-de-Marsan, le ;
- Jeanne, - ;
- Marie-Julie, née à Mont-de-Marsan, le ;
- Phocion, né à Mont-de-Marsan, le 6 ventôse an II (), qui est juge au tribunal de Mont-de-Marsan ;
- Thérèse, Loyde, née à Mont-de-Marsan, le 15 pluviôse an VII (), qui y épouse le Jean-Pierre Dufaur de Gavardie[n 2]
Carrière politique
A la Révolution française, il devient successivement procureur-syndic de la ville, conseiller au Parlement de Guyenne, député suppléant du Tiers état de la sénéchaussée de Mont-de-Marsan aux États généraux de 1789[n 3] puis, en décembre de la même année, à l'Assemblée nationale constituante (François Perez d'Artassen, député titulaire du Tiers état de la sénéchaussée du Marsan, ayant démissionné le ). Antoine Dufau est admis à siéger le et vote avec la majorité[5]. C'est grâce à son habileté qu'est créé le département des Landes tel qu'on le connaît et que la ville de Mont-de-Marsan est élevée au rang de chef-lieu, d'abord provisoirement. Modéré, il se retire de la vie politique à la fin de son mandat le , restant à l'écart des turbulences liées à la Terreur à venir. Il accepte néanmoins par la suite d'être le maire de de Mont-de-Marsan pendant le Premier Empire, de 1804 à 1808[3].
Carrière médicale
Revenu à Mont-de-Marsan, Antoine Dufau se consacre à la médecine (il est mentionné comme administrateur de l'hôpital de Posterle en 1800 et membre du jury de médecine du département des Landes en 1804[6]) et aux progrès de l'agriculture, tout en suivant le progrès des idées scientifiques. Conscient de l'importance que représentent les diverses « sociétés académiques » qui voient alors le jour, il est un des membres fondateurs de la Société d'Agriculture, des Sciences et Arts du département des Landes dont il devient vice-président, position dont il se sert comme d'une tribune pour exposer le résultat de ses observations et de ses recherches. C'est notamment le cas lors de son plaidoyer du sur la vaccination dont il est convaincu de l'efficacité. D'après lui, cette nouvelle technique médicale doit être appliquée préventivement au plus grand nombre et ce, malgré la réticence des populations. C'est ainsi que, par un arrêté préfectoral qu'il parvient à obtenir en tant que maire de Mont-de-Marsan, est créé le un « comité de vaccine » favorisant les progrès de la vaccination de la population landaise[3].