Lencouacq
commune française du département des Landes
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Lencouacq est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département des Landes (région Nouvelle-Aquitaine).
| Lencouacq | |||||
La mairie. | |||||
Héraldique |
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| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Nouvelle-Aquitaine | ||||
| Département | Landes | ||||
| Arrondissement | Mont-de-Marsan | ||||
| Intercommunalité | CC des Landes d'Armagnac | ||||
| Maire Mandat |
Olga Mesples 2025-2026 |
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| Code postal | 40120 | ||||
| Code commune | 40149 | ||||
| Démographie | |||||
| Population municipale |
378 hab. (2023 |
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| Densité | 3,9 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 44° 06′ 00″ nord, 0° 24′ 12″ ouest | ||||
| Altitude | Min. 75 m Max. 128 m |
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| Superficie | 96,62 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Mont-de-Marsan (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Haute Lande Armagnac | ||||
| Législatives | 1re circonscription des Landes | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Landes
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
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| Liens | |||||
| Site web | https://www.lencouacq.fr/ | ||||
| modifier |
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Géographie
Localisation
Lencouacq est une commune située dans la forêt des Landes et faisant partie du parc naturel régional des Landes de Gascogne. Elle est limitrophe du département de la Gironde.
Elle se trouve dans l'aire d'attraction de Mont-de-Marsan ainsi que dans sa zone d'emploi, et dans le bassin de vie de Roquefort[I 1].
Communes limitrophes
Les communes limitrophes sont Arue, Cachen, Callen, Captieux, Lucmau, Luxey, Retjons et Le Sen.
Géologie et relief
La superficie de la commune est de 96,62 km2 ; son altitude varie de 75 à 128 mètres[2].
Hydrographie
La Gouaneyre prend sa source dans la commune.C'est un sous-affluent du fleuve l'Adour par la Douze et la Midouze.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[4]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[5] et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (19,5 °C), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à 20 jours)[6]. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[7],[8].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 12,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 993 mm, avec 1,2 jours de précipitations en janvier et 7,5 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Mont-de-Marsan à 24 km à vol d'oiseau[9], est de 13,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 918,1 mm[10],[11]. La température maximale relevée sur cette station est de 42,5 °C, atteinte le ; la température minimale est de −19,8 °C, atteinte le [Note 1].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[12], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Milieux naturels et biodiversité

Une partie du territoire communal est concerné par[13] :
- des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type 2, c'est-à-dire concernant de grands ensembles naturels riches et peu modifiés, offrant des potentialités biologiques importantes :
- Le champ de tir de Captieux ;
- Les vallées de la Douze et de ses affluents ;
- une zone importante pour la conservation des oiseaux (ZICO) : celle du camp militaire du Poteau et cultures associées.
Urbanisme
Typologie
Au , Lencouacq est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[14].
Elle est située hors unité urbaine[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Mont-de-Marsan, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 101 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[15],[16].
Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (87,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (87,3 %).
La répartition détaillée en 2018 est la suivante : milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (52,7 %), forêts (34,7 %), terres arables (10,3 %), zones agricoles hétérogènes (1,9 %), zones urbanisées (0,4 %)[17].
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Habitat et logement
En 2022, le nombre total de logements dans la commune était de 262, alors qu'il était de 259 en 2016 et de 254 en 2011[I 2].
Parmi ces logements, 71,9 % étaient des résidences principales, 15,4 % des résidences secondaires et 12,7 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 96,6 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 2,3 % des appartements[I 3].
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Lencouacq en 2022 en comparaison avec celle des Landes et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (15,4 %) inférieure à celle du département (20,4 %) mais supérieure à celle de la France entière (9,7 %).
Risques naturels et technologiques
Le territoire de la commune de Lencouacq est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité très faible)[18]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[19].
Lencouacq est exposée au risque de feu de forêt. Depuis le , les départements de la Gironde, des Landes et de Lot-et-Garonne disposent d’un règlement interdépartemental de protection de la forêt contre les incendies. Ce règlement vise à mieux prévenir les incendies de forêt, à faciliter les interventions des services et à limiter les conséquences, que ce soit par le débroussaillement, la limitation de l’apport du feu ou la réglementation des activités en forêt. Il définit en particulier cinq niveaux de vigilance croissants auxquels sont associés différentes mesures[20],[21].
Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des tassements différentiels[22].

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 47,1 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (19,2 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 266 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 6 sont en aléa moyen ou fort, soit 2 %, à comparer aux 17 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[23],[Carte 2].
La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1999, 2009 et 2020 et par des mouvements de terrain en 1999
Toponymie
Histoire
Temps modernes
Lors des Guerres de Religion, l'ancienne église, sans doute de fondation romane, est dévastée et incendiée en 1569 par les troupes huguenotes de Thoiras. Elle est partiellement restaurée au retour de la paix, puis est entièrement reconstruite entre 1770 et 1785[24].
Époque contemporaine
Fesserte ferroviaire
La commune est desservie de 1907 à 1934 par la ligne de Roquefort à Lencouacq-Ville[25] et Lencouacq-Jourets, une ligne de chemin de fer secondaire à voie étroite de 0,75 m de large longue d'environ 12 km et destinée principalement au transport de poteaux de mines
Lors de sa présentation en 1903 au conseil général des Landes en vue de sa concession à la Société des chemins de fer économiques et forestiers des Landes (SEFL) créée à l'initiative de M. Ader, entrepreneur bayonnais , le rapporteur indiquait « l'itinéraire prévu part de la gare de Roquefort; la voie ferrée traverse, près du passage à niveau de la route nationale (sans toucher à celle-ci), s'engage en pleine forêt sur Arue, en passant sur les propriétés de Nauton et Haurie pour se terminer au hameau des Jourets dans la commune de Lencouacq, à 3 400 m au-delà du bourg, desservi lui aussi. Il y aura des stations à Roquefort, Arue, Lencouaq-ville et Lencouacq-Jourets. En outre des haltes et arrêts seront établis partout où existent des embranchements industriels ».
La société est en déficit dès 1912, et un prolongement envisagé de Roquefort à Labastide-d'Armagnac par Saint-Gor, Vielle-Soubiran, Arouille et Saint-Justin, envisagé pour rendre l'exploitation plus rentable, n'aboutit pas, en raison de sou coût et du choix malheureux de l'écartement des rails.
A la fin des années 1920, un service public d'autocars est créé entre Lencouacq et Mont de Marsan, concurrençant la voie ferrée. En 1929, le trafic est réduit à 2 trains de voyageurs par semaine, alors qu'auparavant, il y avait 2 allers et retour par jour, puis, en 1930, le service est réservé au fret, sauf six dessertes annuelles pour desservir les foires de Roquefort, et trois autres pour les foires de Lencouacq. La faillite de la papeterie de Roquefort, le plus gros client de la ligne, en 1934 entraine sa fermeture et le début de son démontage. La papèterie redémarre et une réouverture de la ligne est envisagée en 1936, mais le projet n'aboutit pads en raison du début de la Seconde Guerre mondiale.
Par ailleurs, un chemin de fer privé système Decauville à voie de 60 cm de large est créé en 1926 par la Société des transports forestiers de Lencouacq pour assurer le transport économique des bois récoltés et objets de toute nature sur les propriétés des associés de la société, et notamment des familles Lapeyre. Cette ligne part de la gare Lencouacq-Jourets, rejoint Jeancouet où une bifurcation permet d'aller à droite, jusqu'à la gare du Poteau et à gauche, de se diriger vers Menjoulic et Luxey. Cette ligne ferme en 1941[26],[27],[28].
Politique et administration
Rattachements administratifs et électoraux
Rattachements administratifs
La commune se trouve dans l'arrondissement de Mont-de-Marsan du département des Landes[I 1].
Elle faisait partie depuis 1793 du canton de Roquefort[2]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
Rattachements électoraux
Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton de Haute Lande Armagnac[I 1].
Pour l'élection des députés, elle fait partie de la première circonscription des Landes.
Intercommunalité
Lencouacq était membre de la communauté de communes du Pays de Roquefort, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 1997 et auquel la commune a transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.
Conformément aux prescriptions de la loi de réforme des collectivités territoriales du , qui a prévu le renforcement et la simplification des intercommunalités et la constitution de structures intercommunales de grande taille, celle-ci a fusionné avec la communauté de communes du Gabardan pour former, le , la communauté de communes des Landes d'Armagnac dont est désormais membre la commune[I 1].
Liste des maires
Équipements et services publics
Enseignement
Les enfants de la commune sont scolarisés avec ceux d'Arue et de Cachen dans le cadre d'un regroupement pédagogique intercommunal.
A la rentrée 2024, l'école de Lencouacq accueille les niveaux CE2 - CM1 et CM2[32].
Ils poursuivent habituellement leurs études au collège George-Sand de Roquefort puis au lycée Victor-Duruy de Mont-de-Marsan.
Justice, sécurité, secours et défense
le camp du Poteau, un champ de tir et polygone d'essai de l'armée française de 9 000 hectares, s'étend en partie sur le territoire communal.

Population et société
La commune est dénommée Lencoac en occitan[réf. nécessaire]
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[33]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[34].
En 2023, la commune comptait 378 habitants[Note 3], en évolution de −0,53 % par rapport à 2017 (Landes : +6,41 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Lieux et monuments
La commune compte un édifice protégé au titre des monuments historiques :
- L' église Saint-Jean-l'Évangéliste
Inscrite MH (2015)[24],[36]: l'église est reconstruite entre 1770 et 1785 avec dans son chœur un autel baroque, d'époque, trop volumineux pour cette église mais dû au don d'une bienfaitrice au début du XXe siècle. Le choeur est décoré de pentures réalisées en 1866 par le peintre montois Duval.
On peut également signaler :
- La commanderie de Bessaut : ruines d'une ancienne commanderie sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle.
- La fontaine Saint-leu, une fontaine réputée miraculeuse située sur la route de Cachen, sur la droite, au pied d'une croix en bois entourée de thuyas, où jusqu'après la Seconde Guerre mondiale, des pèlerinages étaient organisés à la date de la Saint-Leu, saint patron du village.
L'eau de cette fontaine était censée guérir les affections rhumatismales et les problèmes oculaires. À signaler que, lors de la construction de la maison située juste à gauche de cette fontaine, des sarcophages médiévaux avaient été trouvés, cette habitation étant située à l'emplacement d'un ancien relais de Saint-Jacques, plus petit que celui de Bessaut dont la photo des ruines est sur ce site.
- Observatoire de Lencouacq, destiné à l'observation des oiseaux migrateurs et notamment des grues, édifié à la fin des années 1980 et restauré par Fédération des Chasseurs des Landes[37].
- Le clocher de l'église
- La commanderie de Bessaut...
- ... et les ruines de sa chapelle.
- Ancienne gare de Lencouacq.
Héraldique
| Blason | De sinople à la pointe d'argent posée en barre, accompagnée en chef du porche de la Commanderie de Bessaut et en pointe du clocher de l'église du lieu, le tout au trait de sable, à la grue cendrée contournée et en vol de sable, brochant en pointe à dextre, accompagnées de quatorze autres grues du même, beaucoup plus petites et brochant sur les traits de la pointe, sept en chef et sept en pointe[38]. |
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|---|---|---|
| Détails | Ce blason a été réalisé par Francine Belala. Il représente le clocher de l'église, des grues cendrées ainsi que le porche de la commanderie de Bessaut, sur un fond vert et blanc.
Lencouacq est un lieu de passage et de repos pour les grues cendrées pendant leur migration[39]. Le statut officiel du blason reste à déterminer. |
Pour approfondir
Articles connexes
Liens externes
- Site personnel consacré à la commune (dernière mise à jour en 2019).
- Agence régionale de la biodiversité Nouvelle-Aquitaine, « Lencouacq », Communes, sur https://macommune.biodiversite-nouvelle-aquitaine.fr (consulté le ).
- « Dossier complet : Commune de Lencouacq (40149) », Recensement de la population de 2022, INSEE, (consulté le ).
- Données administratives de la commune sur le site de l'Insee[Note 4]
- Lencouacq sur le site BANATIC du Ministère de l'intérieur (DGCL).
- « Lencouacq » sur Géoportail.

