Antoine Lété
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Son père, Antoine Lété établi à Mirecourt était fabricant d' instruments de musique , des serinettes et des violons mais aussi marchand puisqu'en 1813 il ouvre avec ses associés une boutique à Paris où se vendent des instruments fabriqués à Mirecourt. Sa mère Marie-Marguerite Simon est la fille d'un serrurier.
Le Jeune Nicolas Antoine apprend le métier dans les ateliers de son père auprès des ouvriers. Un certain Charles Rollin fut son maître d'apprentissage.
En 1814, il embarque avec trois associés pour les États-Unis d'Amérique et New York. Il y séjournera sept ans, visitera de nombreuses villes et se rendra même à la La Havane. Il y vend des violons et répare des orgues.
Facteur d'orgues
Il regagne la France et Paris en 1821 où il crée sa propre entreprise. Il réside au 26 de la rue Rue Neuve-d'Orléans[1].
L'année suivante, le 1er Mai 1822, il épouse à la mairie de Saint-Maurice-Charenton, Agnès Pique[2], fille d'un luthier. De ce mariage naîtront quatre enfants: Sophie Marguerite, Louis Ernest, Victoire Françoise et Jean-Eugène.

En 1825, il s'associe[3] au luthier Jean-Baptiste Vuillaume sous le nom de Lété et Vuillaume installé au numéro 30 de la rue Croix-des-Petits-Champs; cette association durera jusqu'en 1828[4].


Il travaille auprès du grand Sébastien Érard[5] qui lui transmet sa passion pour la facture d'orgues.
Après la mort d'Erard, il quitte Paris en 1832 et regagne les Vosges. Il a pour projet de construire de grandes orgues mais aussi des orgues à cylindres avec ou sans clavier[6] pour les petites églises de campagne. Sa fabrique emploie une vingtaine d'ouvriers[7]. Il se consacre à la fabrication et à la restauration[8] des orgues. Grâce à ses chefs d'ateliers compétents et talentueux[9], Jean Joseph Orelle et Antoine Filipowicz, la qualité des instruments est reconnue. Lors de Exposition des produits de l'industrie française de 1839, il expose deux orgues[10] sans buffet et se voit décerner une médaille de bronze[11]. Le 30 mars 1841 il obtient du roi Louis-Philippe son titre de facteur d'orgues du roi.
En 1847 il menace de procès la Revue de la Musique Religieuse, populaire et classique qui a osé écrire[12] que les facteurs Lorrains étaient des artistes d'une grande médiocrité.
Vingt-trois grandes orgues sortiront de ses ateliers dont l'orgue de Nantua, l'orgue d'Annecy[13] ou l'orgue de Bains-les-Bains; mais aussi des orgues de tribune à Saint-Valery-en-Caux, Flavigny-sur-Moselle, Eulmont ou Lamarche (Vosges) ainsi que des orgues à cylindres de Goincourt, de Sommières, ou de Moussey (Aube) pour n'en citer que quelques uns[14].
Même en retrait des affaires il reste créatif et ingénieux, il dépose un brevet d'invention au tribunal de commerce de Mirecourt pour un sécateur dit "sécateur Lété" accompagné de 3 maquettes de bois.
- Orgue de Nantua.
- Orgue de Moussey.
- Orgue de Remiremont.
Hommage
- Une rue de Mirecourt porte son nom