Bains-les-Bains
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Bains-les-Bains | |
Hôtel de ville de Bains-les-Bains. | |
Blason. |
|
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Grand Est |
| Département | Vosges |
| Arrondissement | Épinal |
| Commune | La Vôge-les-Bains |
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération d'Épinal |
| Maire délégué | Sébastien Chopot |
| Code postal | 88240 |
| Code commune | 88029 |
| Démographie | |
| Gentilé | Balnéens anciennement Bénous |
| Population | 1 225 hab. (2014 |
| Densité | 48 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 48° 00′ 11″ nord, 6° 15′ 51″ est |
| Altitude | Min. 256 m Max. 417 m |
| Superficie | 25,37 km2 |
| Élections | |
| Départementales | Le Val-d'Ajol |
| Historique | |
| Fusion | |
| Localisation | |
| modifier |
|
Bains-les-Bains est une ancienne commune française de Lorraine, située dans le département des Vosges, en région Grand Est. Le , elle fusionne avec Harsault et Hautmougey pour former la commune nouvelle de La Vôge-les-Bains. Bains-les-Bains devient à cette date commune déléguée.
C'est une ville thermale française connue pour ses sources chaudes.
Localisation

Au cœur de la Vôge, à 29 km au sud-sud-ouest d'Épinal.
C'est l'une des villes les plus septentrionales du bassin rhodanien.
Les villes les plus proches sont Plombières-les-Bains (23 km), Luxeuil (29 km), Vittel (49 km), Lure (50 km).
Communes limitrophes
| Hautmougey (Cne deléguée de La Vôge-les-Bains) |
Les Voivres | La Chapelle-aux-Bois | ||
| Fontenoy-le-Château | N | Le Clerjus | ||
| O Bains-les-Bains (Cne deléguée de La Vôge-les-Bains) E | ||||
| S | ||||
| Trémonzey |
Géologie et relief
Versant sud des monts Faucilles, le relief y est vallonné ; les altitudes les plus basses sont à l'ouest, où le canal de l'Est délimite les communes d'Hautmougey et de Fontenoy-le-Château.
Les principaux lieux-dits sont la Rappe, le Préverdot, les Fontenelles, le Raval…
Voies de communications et transports
Voies routières
Commune située en bordure de la départementale 164, desservie par la route départementale 434.
Transports en commun
Commune desservie par le réseau Livo[1].
Lignes SNCF
Sismicité
La commune se trouve en zone de sismicité modérée[2].
Bains-les-Bains fut détruite en 1682 par un violent tremblement de terre[3]. Cela explique l'absence de constructions antérieures au XVIIIe.
Hydrographie
Les eaux thermales[4].
Cours d'eau sur la commune ou à son aval[5] :
- Bains se niche dans la vallée du Bagnerot, affluent de la rivière le Côney et sous-affluent de la Saône,
- Les ruisseaux s’écoulent difficilement, serpentant entre les mamelons boisés qui parsèment le territoire communal (le Bertramont, le Million…), et les étangs sont nombreux :
- de Falvinfoing,
- des Trémeures,
- de L'homme mort.
Station d'épuration de 2800 Equivalent Habitants[6].
Climat
Climat de la commune classé Cfb dans la classification de Köppen et Geiger[7].
Toponymie

Bens (1233), Bainz (1238), Beins (1246), Bains (1294), Bain (1391), Baing (1493), Baings (XVIIe siècle), Balnea (1768)[réf. nécessaire].
Il s'agit d'un toponyme lié aux bains. « les-Bains » est un suffixe utilisé en français (de manière parfois officielle, parfois seulement touristique) pour les toponymes de certaines localités, généralement parce qu'elles accueillent une station thermale ou balnéaire.
Histoire
Les sources minérales étaient déjà connues à l'époque gallo-romaine[8]. Des colons romains ont vraisemblablement installé leur habitat à proximité des sources d’eaux chaudes. Lorsque l'on répara le bassin de la principale source, en 1752, on découvrit sous une colonne plus de 600 médailles grecques et romaines. Les eaux débitent 16 sources, à une température qui varie entre 31 et 53°. Le Bain romain, ou jaillissent les eaux les plus chaudes, occupe l'emplacement d'une piscine romaine.
Le toponyme de Bains est attesté au moins au XIe siècle ou au XIIe siècle. À l'époque moderne, la commune appartenait au bailliage de Remiremont. Son église, dédiée à saint Colomban[9],[10],[11],[12],[13], relevait du diocèse de Saint-Dié, doyenné de Remiremont. La cure était à la collation du chapitre de Remiremont et c'est la dame abbesse qui désignait le curé.
Bains-les-Bains aurait été détruit en 1682 par un tremblement de terre, ce qui expliquerait l'absence de constructions antérieures au XVIIIe. Il n'existe cependant pas de sources historiques décrivant l’événement localement mais la même année le séisme du [14] avait provoqué de gros dégâts dans les Vosges.
Avant la Révolution française, il existait deux villages distincts formant la communauté, celui de Bain et celui de Charmois devant Bain[15], à gauche du Bagnerot orthographié Baignerot.
Lors de sa création en 1790, le canton de Bains faisait partie du district de Darney. En l'an VIII, il fut rattaché à l'arrondissement de Mirecourt. Sa composition fut remaniée par l'arrêté consulaire du 19 vendémiaire an X et il fut rattaché par la loi du à l'arrondissement d'Épinal.
Les eaux thermales de Bains furent déclarées d’intérêt public par arrêté impérial no 12365 du [16],[17],[18].
Faisant suite à Bains-en-Vosges, l'appellation de Bains-les-Bains a été prescrite par décret du .
Politique et administration
Liste des maires
Budget et fiscalité 2016
En 2016, le budget de la commune était constitué ainsi[19] :
- total des produits de fonctionnement : 1 322 000 €, soit 1 016 € par habitant ;
- total des charges de fonctionnement : 1 155 000 €, soit 887 € par habitant ;
- total des ressources d’investissement : 396 000 €, soit 304 € par habitant ;
- total des emplois d’investissement : 440 000 €, soit 338 € par habitant.
- endettement : 1 120 000 €, soit 860 € par habitant.
Avec les taux de fiscalité suivants :
- taxe d’habitation : 15,02 % ;
- taxe foncière sur les propriétés bâties : 20,83 % ;
- taxe foncière sur les propriétés non bâties : 40,92 % ;
- taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
- cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.
Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2014 : Médiane en 2014 du revenu disponible, par unité de consommation : 17 873 €[20].
Intercommunalité
Après avoir été membre de la Communauté de communes du Val de Vôge, dissoute le elle a intégré la Communauté d'agglomération d'Épinal.
Urbanisme
Jumelages
Bonndorf im Schwarzwald (Allemagne) depuis 1975.
Population et société
Démographie
Évolution démographique
Ses habitants sont appelés les Balnéens[21], jadis Benous[22], au sens de baigneurs.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[23]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[24],[Note 1].
En 2014, la commune comptait 1 225 habitants, en évolution de −8,03 % par rapport à 2009 (Vosges : −1,74 %, France hors Mayotte : +2,49 %).
Enseignement
Santé
- Professionnels et établissements de santé : Médecins, pharmacie[29].
- Maison de retraite les sentiers d'automne (Établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes)[30].
Cultes
Culte catholique. Paroisse Saint Colomban en Vôge. Diocèse de Saint-Dié[31].
Économie
Thermalisme médical et de bien-être
Établissement thermal. Piscine de relaxation. Jets de forte pression en piscine. Eau thermale.
Les monnaies et médailles trouvées aux griffons des sources lors des travaux effectués au XIXe siècle attestent de la fréquentation des eaux de Bains à l'époque romaine[32]. De 1614 jusqu'à la Révolution les sources thermales sont la propriété des seigneurs de Fontenoy-le-Château. Dès le XVIIIe siècle, on trouve la relation de travaux scientifiques effectués par des médecins qui analysent les eaux thermales[33],[34]. Au XIXe siècle, grâce aux efforts du médecin des eaux, le docteur Nicolas-Basile Bailly, la station entre dans l'air de la modernité. Le , le décret impérial no 12365, contresigné par le ministre de l’agriculture du commerce et des travaux publics, Louis Behic, déclare d’intérêt public les sources minérales qui alimentent les établissements thermaux de Bains-en-Vosges. Elles ont pour nom : La grosse source, la Romaine, la Souterraine, le Robinet de Cuivre, le Robinet de Fer, la Tempérée, la Saint-Colomban, la Source Casquin, la Féconde, la Source de la Promenade, et la source de la Vache. En 1904 est créée, par le docteur Auguste Mathieu, la Société de l’Établissement Thermal des Eaux de Bains. En plus des thermes, on construit une station d'embouteillage de l'eau qui sera vendue sous le nom de Source Saint-Colomban. Cette activité sera poursuivie jusqu'à la Seconde Guerre mondiale.
Les cures thermales sont aujourd’hui encadrées par la Chaîne thermale du Soleil.


