Bains-les-Bains

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Bains-les-Bains
Bains-les-Bains
Hôtel de ville de Bains-les-Bains.
Blason de Bains-les-Bains
Blason.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Vosges
Arrondissement Épinal
Commune La Vôge-les-Bains
Intercommunalité Communauté d'agglomération d'Épinal
Maire délégué Sébastien Chopot
Code postal 88240
Code commune 88029
Démographie
Gentilé Balnéens anciennement Bénous
Population 1 225 hab. (2014 en diminution de -8.03 % par rapport à 2009)
Densité 48 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 00′ 11″ nord, 6° 15′ 51″ est
Altitude Min. 256 m
Max. 417 m
Superficie 25,37 km2
Élections
Départementales Le Val-d'Ajol
Historique
Fusion
Localisation
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Bains-les-Bains
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Bains-les-Bains

Bains-les-Bains est une ancienne commune française de Lorraine, située dans le département des Vosges, en région Grand Est. Le , elle fusionne avec Harsault et Hautmougey pour former la commune nouvelle de La Vôge-les-Bains. Bains-les-Bains devient à cette date commune déléguée.

C'est une ville thermale française connue pour ses sources chaudes.

Localisation

Sitiation de Bains-les-Bains sur une carte des Vosges

Au cœur de la Vôge, à 29 km au sud-sud-ouest d'Épinal.

C'est l'une des villes les plus septentrionales du bassin rhodanien.

Les villes les plus proches sont Plombières-les-Bains (23 km), Luxeuil (29 km), Vittel (49 km), Lure (50 km).

Communes limitrophes

Géologie et relief

Versant sud des monts Faucilles, le relief y est vallonné ; les altitudes les plus basses sont à l'ouest, où le canal de l'Est délimite les communes d'Hautmougey et de Fontenoy-le-Château.

Les principaux lieux-dits sont la Rappe, le Préverdot, les Fontenelles, le Raval…

Voies de communications et transports

Voies routières

Commune située en bordure de la départementale 164, desservie par la route départementale 434.

Transports en commun

Commune desservie par le réseau Livo[1].

Lignes SNCF

Sismicité

La commune se trouve en zone de sismicité modérée[2].

Bains-les-Bains fut détruite en 1682 par un violent tremblement de terre[3]. Cela explique l'absence de constructions antérieures au XVIIIe.

Hydrographie

Les eaux thermales[4].

Cours d'eau sur la commune ou à son aval[5] :

  • Bains se niche dans la vallée du Bagnerot, affluent de la rivière le Côney et sous-affluent de la Saône,
  • Les ruisseaux s’écoulent difficilement, serpentant entre les mamelons boisés qui parsèment le territoire communal (le Bertramont, le Million…), et les étangs sont nombreux :
    • de Falvinfoing,
    • des Trémeures,
    • de L'homme mort.

Station d'épuration de 2800 Equivalent Habitants[6].

Climat

Climat de la commune classé Cfb dans la classification de Köppen et Geiger[7].

Toponymie

Ancienne carte postale de Bains-les-Bains, représentant les bains romains et l'église.
Ancienne carte postale de Bains-les-Bains, représentant les bains romains et l'église.

Bens (1233), Bainz (1238), Beins (1246), Bains (1294), Bain (1391), Baing (1493), Baings (XVIIe siècle), Balnea (1768)[réf. nécessaire].

Il s'agit d'un toponyme lié aux bains. « les-Bains » est un suffixe utilisé en français (de manière parfois officielle, parfois seulement touristique) pour les toponymes de certaines localités, généralement parce qu'elles accueillent une station thermale ou balnéaire.

Histoire

Stèle gallo romaine trouvée dans le Bagnerot.

Les sources minérales étaient déjà connues à l'époque gallo-romaine[8]. Des colons romains ont vraisemblablement installé leur habitat à proximité des sources d’eaux chaudes. Lorsque l'on répara le bassin de la principale source, en 1752, on découvrit sous une colonne plus de 600 médailles grecques et romaines. Les eaux débitent 16 sources, à une température qui varie entre 31 et 53°. Le Bain romain, ou jaillissent les eaux les plus chaudes, occupe l'emplacement d'une piscine romaine.

Le toponyme de Bains est attesté au moins au XIe siècle ou au XIIe siècle. À l'époque moderne, la commune appartenait au bailliage de Remiremont. Son église, dédiée à saint Colomban[9],[10],[11],[12],[13], relevait du diocèse de Saint-Dié, doyenné de Remiremont. La cure était à la collation du chapitre de Remiremont et c'est la dame abbesse qui désignait le curé.

Bains-les-Bains aurait été détruit en 1682 par un tremblement de terre, ce qui expliquerait l'absence de constructions antérieures au XVIIIe. Il n'existe cependant pas de sources historiques décrivant l’événement localement mais la même année le séisme du [14] avait provoqué de gros dégâts dans les Vosges.

Avant la Révolution française, il existait deux villages distincts formant la communauté, celui de Bain et celui de Charmois devant Bain[15], à gauche du Bagnerot orthographié Baignerot.

Lors de sa création en 1790, le canton de Bains faisait partie du district de Darney. En l'an VIII, il fut rattaché à l'arrondissement de Mirecourt. Sa composition fut remaniée par l'arrêté consulaire du 19 vendémiaire an X et il fut rattaché par la loi du à l'arrondissement d'Épinal.

Les eaux thermales de Bains furent déclarées d’intérêt public par arrêté impérial no 12365 du [16],[17],[18].

Faisant suite à Bains-en-Vosges, l'appellation de Bains-les-Bains a été prescrite par décret du .

Politique et administration

Liste des maires

Budget et fiscalité 2016

En 2016, le budget de la commune était constitué ainsi[19] :

  • total des produits de fonctionnement : 1 322 000 , soit 1 016  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 1 155 000 , soit 887  par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 396 000 , soit 304  par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 440 000 , soit 338  par habitant.
  • endettement : 1 120 000 , soit 860  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d’habitation : 15,02 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 20,83 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 40,92 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2014 : Médiane en 2014 du revenu disponible, par unité de consommation : 17 873 [20].

Intercommunalité

Après avoir été membre de la Communauté de communes du Val de Vôge, dissoute le elle a intégré la Communauté d'agglomération d'Épinal.

Urbanisme

Jumelages

Population et société

Démographie

Évolution démographique

Ses habitants sont appelés les Balnéens[21], jadis Benous[22], au sens de baigneurs.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[23]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[24],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 225 habitants, en évolution de −8,03 % par rapport à 2009 (Vosges : −1,74 %, France hors Mayotte : +2,49 %).

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
1 8231 7901 8832 0312 4072 5092 5622 6082 546
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
2 5962 5112 3482 5312 6572 6092 5912 4872 415
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
2 3842 3441 9261 8511 6531 6181 7321 6941 537
1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014 -
1 5471 5481 5271 4661 4151 3391 2411 225-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[25] puis Insee à partir de 2006[26].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

  • École élémentaire publique[27].
  • Collège et Lycée[28].

Santé

Cultes

Culte catholique. Paroisse Saint Colomban en Vôge. Diocèse de Saint-Dié[31].

Économie

Thermalisme médical et de bien-être

Les monnaies et médailles trouvées aux griffons des sources lors des travaux effectués au XIXe siècle attestent de la fréquentation des eaux de Bains à l'époque romaine[32]. De 1614 jusqu'à la Révolution les sources thermales sont la propriété des seigneurs de Fontenoy-le-Château. Dès le XVIIIe siècle, on trouve la relation de travaux scientifiques effectués par des médecins qui analysent les eaux thermales[33],[34]. Au XIXe siècle, grâce aux efforts du médecin des eaux, le docteur Nicolas-Basile Bailly, la station entre dans l'air de la modernité. Le , le décret impérial no 12365, contresigné par le ministre de l’agriculture du commerce et des travaux publics, Louis Behic, déclare d’intérêt public les sources minérales qui alimentent les établissements thermaux de Bains-en-Vosges. Elles ont pour nom : La grosse source, la Romaine, la Souterraine, le Robinet de Cuivre, le Robinet de Fer, la Tempérée, la Saint-Colomban, la Source Casquin, la Féconde, la Source de la Promenade, et la source de la Vache. En 1904 est créée, par le docteur Auguste Mathieu, la Société de l’Établissement Thermal des Eaux de Bains. En plus des thermes, on construit une station d'embouteillage de l'eau qui sera vendue sous le nom de Source Saint-Colomban. Cette activité sera poursuivie jusqu'à la Seconde Guerre mondiale.

Ancienne unité d'embouteillage des eaux.

Les cures thermales sont aujourd’hui encadrées par la Chaîne thermale du Soleil.

Culture locale et patrimoine

Pour approfondir

Notes et références

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