Antonina Guelin
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Antonina Guelin, née Antonia Chtchedrina le à Saint-Pétersbourg et morte le est une médecin et microbiologiste française d'origine russe. Spécialiste des bactériophages des germes anaérobies, elle est à l'origine d'une méthode d'isolement de ces bactéries. La famille des Guelinviridae est nommée en son honneur.
Vie privée
Antonina Chtchedrina (ou Shedrina) naît le à Saint-Pétersbourg[1]. Elle entre en 1921 à la faculté de médecine de Moscou jusqu'à son doctorat de médecine en 1927[1]. Elle occupe plusieurs postes en recherche à Moscou avant de s'installer en France, d'abord avec un poste du Collège de France, puis à l'Institut Pasteur et au CNRS[1]. Elle travaille pour les besoins de ses études sur les bactériophages aquatiques dans plusieurs pays[1].
En 1969, elle prend sa retraite mais continue à travailler sur ses recherches[1]. Elle meurt le en préparant un terrain sur la Terre de feu[1].
Elle épouse en 1928 l'illustrateur scientifique français Marcel Guelin[1].
Travaux
Au début de sa carrière interne en gynécologie, elle étudie l'impact des compétitions sportives sur le système génital chez la femme et l'avortement[2]. Puis, à l'Institut de morphogenèse expérimentale de Moscou, elle commence en 1929 des recherches sur les embryons de poulet, sous la direction de Vera Dantchakoff, puis entre en 1929 à l'Institut de cytologie de Moscou[1].
Après son départ en France en 1931, elle est employée par le Collège de France, où elle continue ses recherches sur les embryons de poulet[1]. Puis en 1934, elle entre dans le service des anaérobies à l'Institut Pasteur dont elle étudie plusieurs souches de bactéries[1]. Elle met alors au point une méthode d'isolement de ces bactéries[1]. En 1941, elle est embauchée par le CNRS afin d'étudier les bactériophages que l'on trouve dans l'eau[1].

En 1941, elle est assistante au sein du service de bactériophagie de l'Institut Pasteur où ses travaux montrent que les bactériophages sont un indicateur de l'état sanitaire de l'eau[1],[3]. Elle s'intéresse notamment à Clostridium perfringens, dont elle participe à l'isolement en 1947[4], et à Clostridium histolyticum, isolée en 1949, ainsi qu'à l'auto-épuration des eaux douces par Bdellovibrio bacteriovorus dont elle devient spécialiste[2]. Elle fréquente la station biologique marine de Banyuls-sur-Mer, celle de Roscoff, et fait plusieurs voyages d'étude au Royaume-Uni et en URSS[1].
Hommage et distinction
Prix de l'Académie de médecine en 1945 récompensant ses travaux sur les bactériophages aquatiques ;
Une famille de bactériophages infectant les Clostridium, les Guelinviridae, est nommée en son honneur[5].