Antonio Muñoz Martínez

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Élection
CirconscriptionSéville
LégislatureXVe
Groupe politiqueSocialiste
Antonio Muñoz
Illustration.
Antonio Muñoz en .
Fonctions
Sénateur aux Cortes Generales
En fonction depuis le
(2 ans, 7 mois et 6 jours)
Élection
Circonscription Séville
Législature XVe
Groupe politique Socialiste
Maire de Séville

(1 an, 5 mois et 14 jours)
Élection
Coalition PSOE
Prédécesseur Juan Espadas
Successeur José Luis Sanz
Biographie
Nom de naissance Antonio Muñoz Martínez
Date de naissance (66 ans)
Lieu de naissance La Rinconada (Espagne)
Nationalité Espagnol
Parti politique PSOE
Diplômé de Université de Malaga
Profession Fonctionnaire

Image illustrative de l’article Antonio Muñoz Martínez
Maires de Séville

Antonio Muñoz Martínez, né le à La Rinconada, est un homme politique espagnol membre du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE). Il est maire de Séville entre le et le .

Originaire d'Andalousie, Antonio Muñoz y grandit ainsi qu'en Catalogne. Après des études en sciences économiques, il travaille d'abord dans les milieux touristique et culturel.

Il est élu conseiller municipal de La Rinconada en 1983, puis désigné adjoint au maire. Il conserve ses fonctions jusqu'en 1989, quand il devient chef de service de l'Agence de l'environnement de la Junte d'Andalousie. Il occupe ensuite des fonctions de direction au sein de la mairie de Séville et de la députation provinciale.

En 2011, il accepte la proposition de Juan Espadas de faire partie de sa candidature à la mairie de Séville. Bras droit de ce dernier dans l'opposition puis, à compter de 2015, comme adjoint au maire à l'Urbanisme, à la Culture et au Tourisme, il est choisi par Espadas pour prendre sa suite en . Il est effectivement élu le mois suivant.

Enfance et origines

Antonio Muñoz Martínez naît le à La Rinconada, une commune située au nord de la ville de Séville, d'un père maçon et d'une mère femme de ménage. La famille s'installe ensuite à Tossa de Mar dans la province de Gérone en Catalogne dans un mouvement plus large de migrations d'ouvriers andalous vers la région catalane. Après quelques années et alors qu'il a trois ans, la famille revient en Andalousie et s'installe à Fuengirola dans la province de Malaga, en raison d'une mutation de son père.

Isabel, sa mère, meurt à 42 ans d'un cancer. Après cet événement, la famille Muñoz s'installe à nouveau à La Rinconada, où Antonio étudie l'année préuniversitaire (COU). Son père fonde alors sa propre entreprise de construction et permet à la famille d'améliorer son niveau de vie. Une de ses sœurs meurt en 2018[1],[2],[3].

Il est passionné par la lecture et le cinéma[2]. Il réside dans le district du Casco Antiguo, près de La Alameda[3].

Vie privée

Ouvertement homosexuel, Antonio Muñoz indique « n'avoir jamais voulu le communiquer, ni [le] cacher ». Après 28 ans de vie commune, il se marie avec l'auteur Fernando Repiso en [2],[4].

Formation universitaire et profession

Antonio Muñoz convainc son père de le laisser étudier l'économie à Malaga[2]. Il obtient ainsi une licence en sciences économiques et entrepreneuriales de l'université de Malaga et un master en administration des affaires (MBA) à l'École internationale de commerce San Telmo de Séville. Il est ensuite reconnu expert en développement local par l'Organisation internationale du travail (OIT) de l'Organisation des Nations unies (ONU)[5].

La Costa del Sol, alors en pleine expansion, lui donne goût pour le secteur de la culture ; contrairement à La Rinconada encore peu développée et manquant d'infrastructures[1]. Durant ses études, il y fait la rencontre d'artistes et personnalités de gauche, tels que José Antonio Labordeta[2]. Muñoz indique que « l'atmosphère y était politiquement très active »[3].

Engagement en politique

Deux mandats à La Rinconada

Lors des premières élections générales de , Antonio Muñoz participe à la campagne du Parti socialiste populaire (PSP) d'Enrique Tierno Galván. Revenu à La Rinconada après ses études, il reçoit la proposition du Parti communiste (PCE), alors à la tête de la ville, d'intégrer sa liste en vue des élections municipales de . Mis au courant, le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) lui formule la même demande. Muñoz accepte la proposition du PSOE en raison du caractère plus jeune de la candidature et concourt comme indépendant[1],[2]. Candidat en huitième position, il est élu conseiller municipal après que le PSOE a obtenu 10 des 17 mandats en jeu[6]. Il s'inscrit au PSOE la même année. Il est réélu pour un deuxième mandat lors des élections de .

Durant ses mandats, il occupe les fonctions de conseiller délégué à l'Économie et aux Finances. Il acquiert à cette occasion la certitude que le tourisme et les grands événements sont de nature à engendrer des retombées économiques favorisant le développement local[7],[2]. Sous son impulsion, La Rinconada accueille alors de nombreux groupes de musique[1].

Passage dans l'administration

Un homme
Braulio Medel recrute Antonio Muñoz au sein de l'administration de la Junte d'Andalousie.

Antonio Muñoz intègre l'administration de la Junte d'Andalousie comme intérimaire sur proposition de Braulio Medel, alors vice-conseiller à l'Économie et aux Finances et ancien professeur de finances publiques de celui-ci[1]. Il quitte son mandat municipal lorsqu'il devient chef du service des Plans et Programmes de l'Agence de l'Environnement de la Junte en 1989. Il abandonne ces fonctions en 1993 lorsqu'il devient directeur des Finances de la députation provinciale de Séville. En 1999, il intègre la mairie de Séville  alors dirigée par le socialiste Alfredo Sánchez Monteseirín  au poste de directeur de l'Économie et des Finances. En 2002, il devient directeur du Tourisme de la députation provinciale et directeur général de l'Agence de la promotion économique de la ville de Séville[8],[9],[10].

Le , Muñoz est nommé directeur général à la Planification touristique de la Junte d'Andalousie par Paulino Plata, conseiller[a] au Tourisme, au Commerce et au Sport du cinquième gouvernement de Manuel Chaves[11]. Deux semaines plus tard, il devient directeur général à la Planification et à la Réglementation touristique[12]. Il fait alors la connaissance de Juan Espadas, également dans l'administration régionale[2]. En 2008, il indique que son département exécutif projette la réalisation de 60 plans de développement touristique, avec un impact sur 80% du territoire andalou[7].

Il est relevé de ses fonctions administratives le par Luciano Alonso, conseiller depuis [13].

À Séville

Notes et références

Voir aussi

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