Antonio del Giudice (archevêque)
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| Nonce apostolique au Koweït (d) | |
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| Nonce apostolique en Irak (d) | |
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| Nonce apostolique à Malte | |
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Edoardo Pecoraio (en) | |
| Nonce apostolique au Venezuela | |
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Felice Pirozzi (en) | |
| Délégué apostolique à Porto Rico (d) | |
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| Nonce apostolique en République dominicaine | |
| - | |
| Archevêque catholique | |
| à partir du | |
| Archevêque titulaire Archidiocèse d'Hiérapolis en Syrie | |
| - | |
| Naissance | |
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| Décès | |
| Nationalité | |
| Activité |
Prêtre catholique (à partir du ) |
| Consécrateurs |
Amleto Cicognani, Paolo Savino (d), Felice Leonardo (en) |
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Antonio del Giudice, né le 16 avril 1913 à Casoria et mort le 20 août 1982 à Bagdad, est un prélat catholique italien ayant travaillé pendant quarante ans au sein du service diplomatique du Saint-Siège, où il servi en tant que nonce apostolique pendant une vingtaine d'années. Sa carrière diplomatique comprend une série d'affectations dans des pays à des moments sensibles dans leur histoire politique, dont l'Espagne, la République dominicaine, Taïwan, la Corée, ainsi que le Moyen-Orient.
Antonio del Giudice naît le 16 avril 1913 à Casoria et est ordonné prêtre à Rome en 1936[1]. En 1940, il obtient un diplôme en droit civil et canonique, puis entre au service diplomatique du Saint-Siège comme protégé du cardinal secrétaire d'État Luigi Maglione, originaire de la même ville[1]. Il est brièvement affecté à la délégation apostolique en Albanie (en) puis, à partir de 1942, travaille à la nonciature apostolique en Espagne pendant une décennie au cours des années de formation de la dictature franquiste, la première de nombreuses affectations dans des lieux politiquement sensibles[1]. Ses affectations suivantes le mènent en Équateur (en) en 1952, à Formose de 1958 à 1960, en Inde (en) en 1961, et en République dominicaine (en) en tant que chargé d'affaires, au moment même où le régime de Rafael Leónidas Trujillo est renversé par l'armée. Il accorde alors l'asile au président provisoire Joaquín Balaguer à la nonciature et lui délivre un sauf-conduit pour se rendre à l'étranger tandis que les révolutionnaires s'emparent du pouvoir[1].
Le 18 avril 1962, il est nommé délégué apostolique en Corée du Sud (en) par le pape Jean XXIII, et, le 29 juin, reçoit sa consécration épiscopale en tant qu'archevêque titulaire d'Hiérapolis de Syrie du cardinal Amleto Giovanni Cicognani avec comme co-consécrateurs l'évêque titulaire de Césarée-en-Thessalie (de) Paolo Savino (de) et l'évêque de Telese-Cerreto Sannita Felice Leonardo (it)[2].
Il participe aux trois premières sessions du concile Vatican II[2].
Le 19 août 1967, il est nommé pro-nonce apostolique en République dominicaine (en) ; le 2 décembre 1970, nonce au Venezuela (en), à Malte le 18 décembre 1974[2], où son intervention dans la politique locale entraîne son éviction en tant que persona non grata, ainsi qu'en Irak (en) et au Koweït (en) le 22 décembre 1978[2]. En 1989, le gouvernement irakien décide de ne pas permettre aux adeptes religieux non islamiques de continuer à résider dans le pays, del Guidice parvient à faire annuler cette politique[3].
Il meurt à Bagdad le 20 août 1982 à l'âge de 69 ans[2]. Il est enterré à la basilique de San Mauro Abate de Casoria, où son monument funéraire se trouve à côté de celui du cardinal Maglione[1].