Aram Tigran

chanteur arménien From Wikipedia, the free encyclopedia

Aram Tigran ou Aramê Dîkran (en arménien : Արամ Տիգրան), né sous le nom de Aram Melikyan le 15 janvier 1934 à Qamichli, en Syrie, mort le 8 août 2009 à Athènes, est un chanteur et musicien arménien de Syrie. Il chante principalement en Kurde mais également en Arménien et dans d'autres langues du Moyen-Orient[1].

Surnom Aramê Dîkran, Aramê Tîgran, Apê Aram
Nom de naissance Aram Melikyan
Décès (à 75 ans)
Athènes, Grèce
Faits en bref Surnom, Nom de naissance ...
Aram Tigran
Description de cette image, également commentée ci-après
Statue d'Aram Tigran à Silvan, en 2012.
Informations générales
Surnom Aramê Dîkran, Aramê Tîgran, Apê Aram
Nom de naissance Aram Melikyan
Naissance
Qamichli, Syrie
Décès (à 75 ans)
Athènes, Grèce
Activité principale Chanteur, Musicien
Genre musical Musique kurde, musique arménienne
Instruments Oud
Années actives 1953-2009
Labels Deutsch-Kurdisches Kulturinstitut, Aydın Müzik, KOM Müzik
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Sa carrière occupe une place particulière dans la musique kurde et arménienne. Issu d'une famille arménienne originaire de la région de Diyarbakır (province), il devient l'une des voix les plus connues de la musique kurde contemporaine, notamment grâce aux émissions kurdes de Radio Yerevan et à ses enregistrements diffusés dans plusieurs pays du Moyen-Orient[2].

Biographie

Aram Tigran naît en 1934 à Qamichli, dans le Kurdistan occidental (syrien). Sa famille est arménienne et vient de Diyarbakır. Sa famille fait partie des familles déplacées de cette région en 1915, pendant le génocide arménien[3].

Il s'intéresse très jeune à la musique et commence à jouer de l'Oud dans son enfance. Il chante notamment en kurde, en arménien et en arabe[1]. En 1953, il donne son premier concert lors de célébrations de Newroz[2].

En 1966, il s'installe à Erevan, située a l'époque en Union soviétique, où il travaille pendant dix-huit ans pour Radio Yerevan[3]. Les programmes kurdes de cette radio jouent alors un rôle important dans la propagation de la musique kurde auprès d'auditeurs vivant en Turquie, en Syrie, en Irak et en Iran, ou la langue et la musique étaient interdits. Aram Tigran se forge donc une réputation sur plusieurs générations d'auditeurs kurdes[2].

Après 1995, il s'installe à Athènes[3]. Il continue à enregistrer et à se produire, tout en conservant un lien fort avec Diyarbakır, ville d'origine de sa famille. En 2009, il se rend dans la région pour les célébrations de Newroz et participe à des événements culturels avant de tomber malade[1].

Style musical

Aram Tigran est surtout associé à la Musique kurde chantée en kurmanci (dialecte kurde)[1]. Il accompagne d'abord ses chansons à l'oud, instrument auquel son nom reste souvent associé[2].

Sa musique est vue comme un pont entre plusieurs cultures du Moyen-Orient. Cette place tient à son origine arménienne, à sa naissance en Syrie, à son usage constant du kurde dans la chanson, a l'héritage de sa famille rescapé du génocide arménien[2].

Mort et funérailles

Aram Tigran meurt à Athènes le 8 août 2009, à l'âge de 75 ans[3]. Il souhaitait être enterré à Diyarbakır, ville d'origine de sa famille. Cette demande est soutenue par la population locale mais les autorités turques refusent son inhumation en Turquie[4].

Il est finalement enterré à Bruxelles, au cimetière de Jette. De la terre venue de Diyarbakır est déposée sur sa tombe afin de respecter symboliquement sa volonté[5].

Mémoire

Après sa mort, Aram Tigran demeure une figure importante de la musique kurde et de la mémoire arméno-kurde. Il est parfois surnommé "Apê Aram", c'est-à-dire "oncle Aram" en kurde[3]. En 2021, l'Institut culturel kurdo-allemand annonce un travail de restauration et de republication de ses œuvres, ainsi que la préparation d'un catalogue plus complet de son répertoire[1].

Une statue le représentant avec son instrument est installée à Silvan, dans la province de Diyarbakır.

Discographie

Albums

  • Rabin, Deutsch-Kurdisches Kulturinstitut, 1992[6] ;
  • Keçê Dînê, Ses Media, 1992[7] ;
  • Ax Dîlberê, Ses Media, 1992[7] ;
  • Xwezî Dîsa Zar bûma, Ses Media, 1997[7] ;
  • Evîna Feqiyê Teyran, Deutsch-Kurdisches Kulturinstitut, 2002[8] ;
  • Çîyayê Gebarê, Aydın Müzik, 2004[9] ;
  • Zîlan, Aydın Müzik, 2004[10] ;
  • Serxwebûn Xweş E, Aydın Müzik, 2004[11] ;
  • Kurdistan, Aydın Müzik, 2004 ;
  • Gelê Kurd Dest Bidin Destê Hev, KOM Müzik, 2009[7].

Singles et publications numériques

  • Roja Me, avec Gulîstan Perwer, Ajwan et Birader, Deutsch-Kurdisches Kulturinstitut, 2001[12] ;
  • Dest Bidin Destê Hev, Deutsch-Kurdisches Kulturinstitut, 2004[7].

Rééditions et archives posthumes

  • Stranên Arşîva Radyoya Erîvanê-3, Deutsch-Kurdisches Kulturinstitut, 2020[7] ;
  • Stranên Arşîva Radyoya Erîvanê-4, Deutsch-Kurdisches Kulturinstitut, 2020[7] ;
  • Stranên Arşîva Radyoya Erîvanê-5, Deutsch-Kurdisches Kulturinstitut, 2020[7] ;
  • Ay Dil (The Collection 1), Deutsch-Kurdisches Kulturinstitut, 2021[7] ;
  • Em Hatin (The Collection 2), Deutsch-Kurdisches Kulturinstitut, 2021[7] ;
  • Almast (Instrumental Kurdish Music), Deutsch-Kurdisches Kulturinstitut, 2021[7].

Notes et références

Voir aussi

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