Arbogaste Mbella Ntone, surnommé Arbo[4], naît le à Douala, au Cameroun, dans une famille de fonctionnaires. Passionné dès son plus jeune âge par le football et la musique, il a d'abord connu une carrière de footballeur en tant que milieu de terrain au sein des Léopards Douala, l'un des clubs phares du championnat camerounais à l'époque. Il décide d’abandonner le football pour se consacrer pleinement à la musique[4]. Né dans une famille de fonctionnaires et imprégné dès l'enfance par la musique religieuse, il se forme à plusieurs instruments, devenant un organiste, pianiste et guitariste de talent. Son environnement religieux et sa proximité avec des figures comme le pasteur Lottin A Same[1],[5], père d'Eboa Lotin, l'ont profondément marqué. Il commence ainsi à interpréter des chants gospels et des classiques de grands musiciens camerounais tels que Daniel Eyango, Francis Bebey et Manu Dibango[6].
Carrière musicale
ARBO a connu un grand succès avec ses titres comme Edube Na Loba et Dipita[4], qui ont marqué le public. En 1974, il s'installe en France pour des raisons professionnelles[6], où il dirige plusieurs chorales: «La clef des Champs de Béthune» et «La Rudelière» de Saint-Quentin[7]. Il collabore également avec l'ensemble vocal «Una Voce» de Saint-Quentin et le «Chœur Madrigal» de Bapaume. Sa carrière a été ponctuée de nombreuses prestations[8], notamment lors de festivals de jazz, d'offices religieux et d'événements solidaires[1].
Récompenses et collaborations
Arbo est sacré Double Maracas d'or en 1982[9]. Il est également le premier Africain à obtenir le Prix d'Interprétation de la SACEM. Il a été prix Bayard d’Or de la musique en 2000[9]. Parmi ses collaborations les plus marquantes, Arbo a chanté avec le célèbre Golden Gate Quartet, s'est produit à l'Olympia avec l'orchestre de Manu Dibango, et a partagé la scène avec l'organiste Rhoda Scott.
Mort
Arbogaste Mbella Ntone meurt le [9], laissant derrière lui un riche héritage musical et une carrière marquée par de nombreuses contributions à la musique classique et moderne[5].
Notes et références
1 2 3 Roger Owona, «Arbo Mbella vendredi dernier au Hilton - C'était beau», Cameroon Tribune, noN°5039,