Architecture à Bordeaux

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Les numéros 16, 17 et 18 de la place de la Bourse.

L'architecture de Bordeaux s'inscrit dans la tradition architecturale française par la grande homogénéité du centre-ville dont un grand nombre d'édifices datent du xviiie siècle, ce qui lui valut, en reconnaissance des travaux de restauration entrepris depuis les années 1980, d'être inscrite en 2007 sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco[1]. Cependant, malgré l'importance des grands travaux entrepris par Tourny, intendant de Guyenne de 1743 à 1757, la diversité du patrimoine bordelais, s'étalant sur une vaste période chronologique allant de l'Antiquité à nos jours, est reconnue depuis longtemps. En témoigne la création précoce de la Commission bordelaise à la protection du patrimoine le , puis, plus tardivement, de la Société archéologique en 1874[2].

Le Palais Gallien.

L'antique Burdigala, chantée par Ausone au ive siècle de notre ère, fut envahie par les troupes romaines conduites par le légat Publius Crassus en 56 avant J.-C.. Les Bituriges Vivisques occupent alors les lieux, dans ce qui n'est encore qu'un village, mais qui est appelé à devenir sous peu la plaque tournante du commerce du vin. Le marché viticole antique s'organise déjà autour de la Grande-Bretagne, conquise par Rome en 43. La prospérité de la cité incite des particuliers à se faire bâtir des villas dont des mosaïques ont pu être retrouvées ; à quelques kilomètres de Bordeaux, des fouilles ont par ailleurs révélées les villas gallo-romaines de Plassac. La richesse de Burdigala se traduit également dans l'importance des monuments funéraires retrouvées en lisière de la ville romaine, construits à l'image de temples miniatures , et comprenant les éléments classiques de l'architecture développée par les Grecs et reprise par les Romains : frontons supportés par des colonnes (ou plutôt des colonnettes), parois ornées de bas-reliefs, statuaire réaliste en ronde-bosse[3].

Les Piliers de Tutelle, d'après un relevé de Claude Perrault.

Cependant, malgré la présence durant l'Antiquité d'importants monuments romains à Bordeaux (thermes, forum, temples, aqueducs,...), les vicissitudes de l'Histoire n'ont épargnées qu'un amphithéâtre, le Palais Gallien, ainsi que de nombreuses traces éparses de ce que fut Burdigala. Le palais Gallien, construit entre le premier et le troisième siècle de notre ère, pouvait abriter jusqu'à 22 000 spectateurs, mais il n'en subsiste aujourd'hui que l'entrée monumentale ainsi que quelques arcades dont certaines ont été intégrées dans la maçonnerie d'édifices construits au xixe siècle[4].

Le forum de Burdigala se distinguait par la présence d'un vaste temple, surnommé les Piliers de Tutelle. Malheureusement, ce monument a aujourd'hui totalement disparu du fait de sa destruction sur ordre de Louis XIV en 1677. Les fondations des Piliers ont été ensuite démolies au XVIIIe siècle lors du la construction du Grand-Théâtre[3].

Enfin, des fouilles menées en 2002 ont permis de révéler la présence d'un édifice de type basilical datant du ive siècle au nord de l'actuelle cathédrale Saint-André ; il semble d'ailleurs qu'un baptistère ait été construit au vie siècle à proximité[5].

La fin de l'Antiquité, à partir de la mort d'Ausone en 394, inaugure une période difficile pour Bordeaux, qui ne s'achèvera qu'au Moyen âge central, avec Aliénor devenue duchesse d'Aquitaine en 1137.

Moyen âge

Notes et références

Voir aussi

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