Arctogalidia trivirgata
espèce de mammifères
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Arctogale à trois bandes, Civette palmiste à trois bandes
Répartition géographique
- Paradoxurus trivirgatus J. E. Gray, 1832 (Protonyme)
- Paradoxurus trilineatus J. A. Wagner, 1843
- Paradoxurus leucotis Horsfield, 1851
- Paradoxurus stigmaticus Temminck, 1853
- Arctogale trivirgata J. E. Gray, 1865
- Paradoxurus prehensilis P. L. Sclater, 1878
- Arctogalidia inornata G. S. Miller, 1901
- Arctogalidia simplex G. S. Miller, 1902
- Arctogalidia fusca G. S. Miller, 1906
- Arctogalidia major G. S. Miller, 1906
- Arctogalidia minor Lyon, 1906
- Arctogalidia sumatrana Lyon, 1908
- Arctogalidia tingia Lyon, 1908
- Arctogalidia stigmatica Lyon, 1911
- Arctogalidia bancana E. Schwarz, 1913
- Arctogalidia bicolor G. S. Miller, 1913
- Arctogalidia depressa G. S. Miller, 1913
- Arctogalidia macra G. S. Miller, 1913
- Arctogalidia millsi Wroughton, 1921
- Arctogalidia trivirgata stigmatica D. D. Davis, 1962
- Arctogalidia trivirgata D. D. Davis, 1962
- Arctogalidea trivirgata Corbet & J. Edwards Hill, 1980
- Arctogalidia trivirgata bancana Wozencraft, 2005
- Arctogalidia trivirgata fusca Wozencraft, 2005
- Arctogalidia trivirgata inornata Wozencraft, 2005
- Arctogalidia trivirgata leucotis Wozencraft, 2005
- Arctogalidia trivirgata macra Wozencraft, 2005
- Arctogalidia trivirgata major Wozencraft, 2005
- Arctogalidia trivirgata millsi Wozencraft, 2005
- Arctogalidia trivirgata minor Wozencraft, 2005
- Arctogalidia trivirgata simplex Wozencraft, 2005
- Arctogalidia trivirgata stigmaticus Wozencraft, 2005
- Arctogalidia trivirgata sumatrana Wozencraft, 2005
- Arctogalidia trivirgata tingia Wozencraft, 2005
- Arctogalidia trivirgata trilineata Wozencraft, 2005
- Arctogalidia trivirgata trivirgata Wozencraft, 2005
- Arctogalidia tinga R. D. Fisher & Ludwig, 2016
Arctogalidia trivirgata, l’Arctogale à trois bandes, plus communément désignée sous le nom de Civette palmiste à trois bandes, est une espèce de mammifère carnivore de la famille des viverridés. C'est la seule espèce du genre Arctogalidia.
Cet animal est originaire des forêts denses d'Asie du Sud-Est et de certaines régions les plus orientales de l’Asie du Sud (nord-est de l’Inde), depuis l’État d'Assam jusqu’à l’Indochine, la péninsule Malaise, Singapour, ainsi que sur Sumatra, Bangka, Java, Bornéo et de nombreuses petites îles voisines de l’Indonésie[1].
Dénominations
- Nom scientifique valide : Arctogalidia trivirgata (Gray, 1832)[2] ;
- Noms vulgaires : Arctogale à trois bandes[3], Arctogale à petites dents[3], Arctogale à oreilles blanches[3], Civette palmiste à trois bandes, Civette à trois bandes ;
- Nom vernaculaire : Civette palmiste, Galidie[4].
Taxonomie

La première description scientifique par John Edward Gray en 1832 était basée sur un spécimen zoologique provenant des îles Maluku dans la collection du Musée national d'histoire naturelle à Leiden, aux Pays-Bas. L’animal est gris noirâtre, possède des pattes noires et trois bandes longitudinales noires sur le dos[5].
Le nom « Arctogale » du nom de genre Arctogalidia signifie « ours-belette » (du grec ancien arkto- « ours » + galidia « petite belette »). L’épithète spécifique trivirgata signifie « à trois bandes » en latin.
L’espèce fut un temps rattachée aux Paradoxures (Paradoxurus). Mais en 1897, le zoologiste américain Clinton Hart Merriam créa le genre Arctogalidia pour cette espèce.
Une étude de ADN publiée en 2015 a montré que la population de galidies de Bornéo se distingue génétiquement de toutes les autres populations de galidies à trois bandes (5,7 % de l’ADN du cytochrome b), ce qui pourrait justifier leur reconnaissance comme espèce distincte. Toutefois, les auteurs ont choisi de ne pas procéder à une révision formelle du genre Arctogalidia avant la disponibilité de données supplémentaires, notamment issues de l’ADN nucléaire. Pour la population de Bornéo, le nom spécifique Arctogalidia stigmatica serait applicable, proposé en 1853 par le zoologiste néerlandais Coenraad Jacob Temminck. Les populations de Grand-Natuna pourraient également constituer une espèce à part : elles sont plus petites, présentent un pelage plus foncé, n’ont pas les bandes dorsales sombres et diffèrent morphologiquement des autres civettes à trois bandes[6].
Dans la systématique actuelle, l’espèce est monotypique[7].
Description
| Formule dentaire | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| mâchoire supérieure | |||||||
| 2 | 4 | 1 | 3 | 3 | 1 | 4 | 2 |
| 2 | 4 | 1 | 3 | 3 | 1 | 4 | 2 |
| mâchoire inférieure | |||||||
| Total : 40 | |||||||
| Formule dentaire du genre Arctogalidia. | |||||||
La morphologie de la’Arctogale à trois bandes, avec son corps allongé, sa longue queue et ses pattes courtes, correspond à celle de nombreux autres viverridés. Son pelage est orange-brun à gris-brun sur le dessus. Le trait caractéristique qui lui a valu son nom est la présence de trois bandes longitudinales brun foncé ou noires le long du dos, dont seule la bande centrale est nettement visible. Le dessous du corps est gris-blanc, et la tête est grise. Une autre particularité est une bande blanche qui s’étend du museau pointu jusqu’au front. Les animaux mesurent entre 43 et 53 cm de longueur tête-corps, la queue entre 51 et 66 cm, et pèsent entre 2 et 2,5 kg. Les dents sont petites, arrondies et espacées[8].
Comportement

Le régime alimentaire est varié et omnivore, comprenant généralement des insectes, de petits mammifères, des nids d’oiseaux, des fruits, des grenouilles et des lézards. Comme d’autres civettes palmistes, cette espèce est solitaire, arboricole et nocturne. La gestation dure 45 jours et la portée moyenne est de 3 petits, qui naissent dans des tanières aménagées dans les arbres. Les jeunes ouvrent les yeux au bout de 11 jours et sont sevrés à deux mois. La galidie peut avoir deux portées par an et il n’existe pas de saison de reproduction fixe. Sa longévité peut atteindre 11 ans.
Menaces
L’arctogale à trois bandes possèdent une large aire de répartition. Comme pour de nombreux autres espèces vivant dans les forêts d’Asie du Sud-Est, la principale menace est la déforestation progressive. En raison de leur mode de vie discret, il est difficile de fournir des estimations précises. L’Union internationale pour la conservation de la nature classe l’espèce comme « peu préoccupante », mais une attention particulière doit être portée à la sous-espèce de Java, A. t. trilineata, qui est considérée comme menacée et ne se rencontre plus que dans les parcs nationaux Gunung Gede-Pangrango, Gunung Halimun et Ujung Kulon à l’ouest de l’île[8][9].
