Paradoxurinae
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Paradoxurinés, Musangs (Lato sensu), Civettes palmistes (Lato sensu)
| Règne | Animalia |
|---|---|
| Embranchement | Chordata |
| Sous-embr. | Vertebrata |
| Classe | Mammalia |
| Sous-classe | Theria |
| Cohorte | Placentalia |
| Ordre | Carnivora |
| Sous-ordre | Feliformia |
| Famille | Viverridae |
Les Paradoxurinés (Paradoxurinae) sont une sous-famille de mammifères carnivores de la famille des Viverridés. Elle regroupe plusieurs genres de petits prédateurs connus sous les noms vernaculaires de Musangs ou « civette palmiste ».
Les Paradoxurinés se distinguent par des adaptations marquées à la vie arboricole, notamment par un mode de locomotion plantigrade, des articulations de chevilles très souples facilitant l’escalade sur les branches, ainsi qu'une queue musclée et préhensile. Ils possèdent un régime alimentaire omnivore, incluant une part importante de fruits, complétée par de petits animaux[1].
Histoire
La sous-famille a été dénommée et décrite pour la première fois par John Edward Gray en 1864, sur la base des collections du British Museum[2]. Le nom de la sous-famille dérive du genre type Paradoxurus, nommé par Frédéric Cuvier d'après un spécimen dont la queue était déformée, ce qu'il interpréta à tort comme un caractère naturel (« queue paradoxale »)[2].
Historiquement, le groupe a fait l'objet de débats en raison d'une contradiction entre la cohérence des traits externes (pieds plantigrades, glandes odorantes) et la grande diversité de la dentition et des structures crâniennes selon les espèces[2]. Au XXe siècle, les travaux de Reginald Innes Pocock ont stabilisé la classification en s'appuyant sur la morphologie de la bulle tympanique et du palais osseux[1]. Ces critères ont notamment permis d'exclure le genre Nandinia (autrefois inclus par Gray), dont la bulle tympanique cartilagineuse a justifié la création d'une famille à part, les Nandiniidae[1].
Liste des genres et espèces
| Genre | Espèce, image et nom vernaculaire | Répartition |
|---|---|---|
| Paradoxurus Cuvier, 1822 |
Paradoxurus hermaphroditus (Pallas, 1777) Paradoxure hermaphrodite |
Pelage à dominance noire ; espèce la plus répandue. |
| Paradoxurus musanga (Raffles, 1821) Paradoxure Musangue |
Asie du Sud-Est insulaire | |
| Paradoxurus zeylonensis (Schreber, 1778) Paradoxure de Ceylan |
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| Paradoxurus jerdoni Blanford, 1885 Paradoxure de Jerdon |
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| Paradoxurus philippinensis Jourdan, 1837 Paradoxure des Philippines |
Philippines | |
| Arctictis Temminck, 1824 |
Arctictis binturong (Raffles, 1821) Binturong |
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| Paguma Gray, 1831 |
Paguma larvata (Hamilton-Smith, 1827) Pagume masquée |
|
| Arctogalidia Merriam, 1897 |
Arctogalidia trivirgata (Gray, 1832) Arctogale à trois bandes |
Phylogénie
Les relations phylogénétiques des Paradoxurinés sont illustrées dans le cladogramme suivant, basé sur les analyses moléculaires de Gaubert et Cordeiro-Estrela (2006) ainsi que Nyakatura et Bininda-Emonds (2012)[4],[5] :
| Paradoxurinae |
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Genres éteints
Plusieurs genres fossiles ont été rattachés à cette sous-famille, témoignant d'une présence au Miocène en Afrique et en Asie :











