Argentine (Savoie)

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Argentine
Argentine (Savoie)
La plaine et le chef-lieu d'Argentine.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Saint-Jean-de-Maurienne
Intercommunalité Communauté de communes Porte de Maurienne
Maire
Mandat
Éric Perrier
2026-2033
Code postal 73220
Code commune 73019
Démographie
Gentilé Argentin(e)s
Population
municipale
959 hab. (2023 en évolution de +0,52 % par rapport à 2017)
Densité 34 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 29′ 41″ nord, 6° 18′ 49″ est
Altitude Min. 326 m
Max. 2 696 m
Superficie 28,03 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Saint-Pierre-d'Albigny
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Argentine
Liens
Site web http://www.argentine-savoie.fr

Argentine est une commune française située dans le département de la Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Situation

La plaine d'Argentine, le chef-lieu à droite et le Grand Arc enneigé.

Argentine est une commune de la Basse-Maurienne, située sur la rive droite de l'Arc[1], à km en amont d'Aiguebelle[2].

La superficie de la commune est de 2 520 ha, dont la moitié correspond à de la surface forestière[2]. La commune est composée de six villages, qui sont, du nord vers le sud, Les Bottets, Verdet, La Perrière (chef-lieu), Le Rivier, La Chaudanne, auxquels s'ajoutent une vingtaine de lieux-dits et hameaux : Barrioz, Chapitre, Charrière Chaude, Château, Cléments, Crey, Combe, Coudray, Durands, Fay, Gémilly, Madeleine, Montchabert, Montchavet, Montgodioz, Motte, Rivier, Roche, Route Nationale, Rubaud, Plagne, et Tour[1].

Communes limitrophes

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[4]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[5] et est dans la région climatique Alpes du nord, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 1 200 à 1 500 mm, irrégulièrement répartie en été[6]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[7],[8].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 19,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 369 mm, avec 10,7 jours de précipitations en janvier et 8,9 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Alban-d'Hurtières à 3 km à vol d'oiseau[9], est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 274,5 mm[10],[11]. La température maximale relevée sur cette station est de 39 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −17,6 °C, atteinte le [Note 1].

Hydrographie

Voies de communication

Urbanisme

Typologie

Au , Argentine est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 1]. Elle est située hors unité urbaine[I 2] et hors attraction des villes[I 3],[I 4].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (80,1 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (80,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (61,3 %), zones agricoles hétérogènes (14,7 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (12,5 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (6,3 %), zones urbanisées (4,3 %), prairies (0,8 %)[12].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie

Dans les documents médiévaux, Argentine est mentionnée sous les formes suivantes Argentina (1129, 1184), Argentine (1129, 1285), Apud Argentinam (1269)[13],[2],[14].

Le toponyme Argentine est un nom dérivant du latin argentaria (ou du gaulois arganto) et désigne l'« emplacement de mines métallifères réelles ou supposées »[13],[14]. Pour la commune savoyarde, le nom fait référence aux mines de plomb argentifère exploitées autrefois sur le territoire de la commune[13],[15]. Il s'agit du seul toponyme existant en France[15].

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Arzhantena, selon la graphie de Conflans[16].

Histoire

Période médiévale

Les mines de plomb argentifère de Montchabert semblent à l'origine du nom de la paroisse puis de la commune[13]. Les habitants ont d'ailleurs exploité le fer dans des fonderies au cours du Moyen Âge[13]. Toutefois aucune trace de cette activité proto-industrielle avant le XIIe siècle[15].

La bulle pontificale de Lucius III, de l'année 1184, confirme la juridiction épiscopale de Maurienne sur dix-sept paroisses dont Argentine[17],[15].

L'évêque de Maurienne fait édifier un château, cité en 1269[15]. En 1285, un conflit éclate entre l'évêque et le comte de Savoie concernant les droits sur Argentine, l'évêque obtient la confirmation de ceux-ci[15]. C'est à cette période que le château devient le siège d'une châtellenie épiscopale[15].

Selon le chanoine Gros, un autre château dit Tour Brûlée aurait existé[18].

Période contemporaine

Comme la plupart des possessions épiscopales, dite Terre limitée, la paroisse est affranchie en partie en 1768, mais sous certaines conditions et en échange d'un cens annuel de 760 livres[15].

Le duché de Savoie est occupé par les troupes révolutionnaires françaises depuis 1792 et reste français jusqu'en 1815.

Lors du retrait des troupes allemandes, en 1944, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, la commune, comme tous les villages voisins, subit des destructions[15], notamment l'église paroissiale[18].

Politique et administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
juin 1995 mars 2014 René Vigne   Écrivain
mars 2014 mai 2020 Jean-Jacques Mellier SE Retraité
mai 2020 mars 2026 Jean-Claude Perrier SE Fonctionnaire territorial
mars 2026[réf. nécessaire] en cours Éric Perrier   Entrepreneur

Population et société

Démographie

Ses habitants sont appelés les Argentins et les Argentines[2],[19].


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[21].

En 2023, la commune comptait 959 habitants[Note 2], en évolution de +0,52 % par rapport à 2017 (Savoie : +3,95 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
9031 0241 0361 3701 3791 4761 6781 6081 585
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
1 6251 6541 7231 7281 5911 5401 6021 6051 519
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
1 3021 1481 0351 0228931 004867810695
1982 1990 1999 2004 2006 2009 2014 2019 2023
623691688805839892947955959
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2006[23].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

La commune est rattachée à l'académie de Grenoble.

Médias

La commune est située dans l'aire de distribution du quotidien régional, Le Dauphiné Libéré.

Économie

Culture locale et patrimoine

Voir aussi

Notes et références

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