Argentré (Mayenne)
commune française du département de la Mayenne
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Argentré est une commune française située dans le département de la Mayenne en région Pays de la Loire, peuplée au dernier recensement de 2023 de 2 906 habitants[Note 1] appelés les Argentréens.
| Argentré | |||||
La mairie d'Argentré depuis 2007 (ancien presbytère). | |||||
Héraldique |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Pays de la Loire | ||||
| Département | Mayenne | ||||
| Arrondissement | Laval | ||||
| Intercommunalité | Laval Agglomération | ||||
| Maire Mandat |
Jean-René Ladurée 2026-2032 |
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| Code postal | 53210 | ||||
| Code commune | 53007 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Argentréens | ||||
| Population municipale |
2 906 hab. (2023 |
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| Densité | 79 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 05′ 03″ nord, 0° 38′ 29″ ouest | ||||
| Altitude | Min. 55 m Max. 128 m |
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| Superficie | 36,77 km2 | ||||
| Type | Bourg rural | ||||
| Unité urbaine | Argentré (ville isolée) |
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| Aire d'attraction | Laval (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Bonchamp-lès-Laval | ||||
| Législatives | Première circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Mayenne
Géolocalisation sur la carte : Pays de la Loire
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| Liens | |||||
| Site web | argentre.fr | ||||
| modifier |
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La commune fait partie de la province historique du Maine[1], et se situe dans le Bas-Maine.
Géographie
La commune est située sur une colline dominant la Jouanne.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[4] et est dans la région climatique Moyenne vallée de la Loire, caractérisée par une bonne insolation (1 850 h/an) et un été peu pluvieux[5]. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 800 mm, avec 12,3 jours de précipitations en janvier et 6,9 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Montsûrs à 9 km à vol d'oiseau[8], est de 11,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 765,2 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,6 °C, atteinte le ; la température minimale est de −15 °C, atteinte le [Note 2].
Urbanisme
Typologie
Au , Argentré est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle appartient à l'unité urbaine d'Argentré[Note 3], une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée[12],[13]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Laval, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[13]. Cette aire, qui regroupe 66 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[14],[15].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (94,9 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (98,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (49,3 %), prairies (34,9 %), zones agricoles hétérogènes (10,6 %), zones urbanisées (3,4 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (1,6 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,1 %)[16]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous la forme Argentrato au IXe siècle[17]. Argentré remonte au type toponymique gaulois Argento-raton « fortification d'argent » latinisé en Argentoratum dans les textes (cf. Strasbourg ancien Argentoratum également)[17]. L'évolution phonétique est régulière ARGENTR-ATU a abouti à Argentr-é (cf. QUADRATU > carré, SACRATU> sacré, etc.). En revanche, beaucoup de noms de lieux de la région présentent une terminaison -é qui correspond à la variante régionale de la forme prise par le suffixe -(I)ACU, d'origine gauloise (-acon).
Histoire

En 1884, ont été découverts dans une carrière un trésor du IVe ou Ve siècle, une tombe riche d'un Romain, avec une sépulture en bois ferré, contenant deux bagues en or, trois bracelets en argent décorés, une chaînette en or fin en fil tressé, un vase de verre aux parois épaisses, une chevalière en or, un gobelet, verre fin en forme de tulipe, un gobelet en céramique et deux vases de poterie grise. Ils sont conservés au Musée archéologique départemental de Jublains.
Les fours à chaux du Rocher sont construits en 1843, éteints depuis 1980, deux fours sont détruits en 1987. Il existait antérieurement, au lieu-dit Montroux, un premier four à chaux dont les vestiges sont en assez bon état de conservation. L'autorisation avait été donnée en 1828 à Alexandre Patier de faire construire un four à chaux, alimenté au charbon de terre, au lieu appelé la Vallée de Montroux[18].
Le chemin de fer
Argentré était desservie par la ligne de chemin de fer départemental reliant Laval à Saint-Jean-sur-Erve. Cette ligne fut ouverte à l'exploitation le . À partir du , le service fut transféré sur route. En 1935, seuls vingt-quatre trains spéciaux circulèrent sur la ligne, qui fut définitivement fermée le . En 1902, la gare d'Argentré avait accueilli 16 118 voyageurs, ce qui en faisait la 2e gare la plus fréquentée de la ligne après Laval-Ville. La halte du Rocher, située dans la commune, avait accueilli 7 745 voyageurs cette même année[19].
Héraldique
Politique et administration
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[25].
En 2023, la commune comptait 2 906 habitants[Note 5], en évolution de +3,27 % par rapport à 2017 (Mayenne : −0,64 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Économie
Lieux et monuments
- L'église paroissiale Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte, dédiée à saint Cyr et à sa mère sainte Julitte, martyrs chrétiens du IVe siècle. Comme l’atteste une inscription, en 1460, la voûte, la nef et la charpente furent restaurées et les deux arcades latérales du chœur ainsi que les bas-côtés furent alors construits. En 1867, un appendice est ajouté à la sacristie. La façade romane a été démolie en 1901, remplacée par la façade actuelle ; la tour du clocher est alors refaite et les bas-côtés sont surélevés[28]. Elle est classée partiellement monument historique depuis l'arrêté du [29]. De l'époque romane, l'église a conservé le chœur (qui contient des fresques du XIIIe siècle), le transept et la tour située au sud de l’église. L'horloge du clocher a été installée vers 1875 par la société Lussault de Tiffauges en Vendée[30] et ce mécanisme, qu'il fallait remonter chaque jour, et désormais remplacé, est exposé dans le hall de la mairie.
- Le château d'Hauterive.
- Le château de Grenusse.
- Le château de Montaigu.
- Le manoir du Petit Nazé.
- Le manoir des Nuillés.
- Le château de Vaucenay.
- La base de loisirs de l'étang des Alleux.
- L'église Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte.
- La base de loisirs de l'étang des Alleux.
Culture
En 2014, Jean Echenoz place sa nouvelle Caprice de la reine – homonyme au recueil de sept intitulé Caprice de la reine – au centre d'une colline au lieu-dit le Pirli à Argentré de laquelle il effectue une description cinématographique à 360 degrés du paysage de la Mayenne qui l'entoure[31],[32].
En 2014 également, Aurélien Bellanger publie son second roman, L'Aménagement du territoire, et place l'intrigue dans une commune imaginaire, Argel, largement inspirée de la commune d'Argentré[33].
Personnalités liées à la commune
- Jean-Baptiste-Sébastien Berset d'Hauterives (1773-1855), militaire français, maire d'Argentré ;
- Thibault de Montalembert a vécu toute son enfance au château familial de Hauterive, jusqu'en 1975. Ses ancêtres, le comte et la comtesse de FitzGerald, sont inhumés dans la chapelle du château[réf. nécessaire].
Voir aussi
Articles connexes
- Liste des communes de la Mayenne
- Famille du Plessis de Jarzé
Liens externes
- Site municipal
- Résumé statistique d'Argentré sur le site de l'Insee
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
