Marbre noir d’Argentré
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Architectes et marbre
Géologie
- Le calcaire carboniférien, exploité par endroits comme marbre, occupe de grands surfaces dans la partie orientale du bassin de Laval, de Saint-Berthevin à Sablé. Près de Laval, le marbre ne présente pas partout le même aspect : il est généralement d'un beau noir presque toujours compact et présentant souvent des veines de spath calcaire blanc[1], il peut prendre une teinte rouge par suite de la présence d'oxyde de fer[2]. Le calcaire spathique noir abonde autour d'Argentré, à l'est de Laval, tandis que le calcaire amygdaloïde rouge affleure à l'ouest de la Mayenne à Changé et surtout Saint-Berthevin. Le groupe de Sablé appartient à la même couche géologique que celui d'Argentré. On distingue pour les constructions, le marbre de Saint-Berthevin, du marbre noir d'Argentré.
Il extrait de trois carrières :
- L'Acre[3],
- Montroux[4] La carrière de Montroux produisait des marbres gris de diverses nuances dès le XVIIe siècle, ainsi que du marbre jaspé bien supérieur[5] au marbre de Saint-Berthevin au milieu du XVIIIe siècle.
- Le Rocher. La carrière du Rocher donnait à la fois une pierre dure propre à la construction des ponts et des routes, et un marbre noir très recherché par les marbriers et architectes lavallois au XVIIe siècle et XVIIIe siècle.
Le marbre de l'Acre est utilisé par les architectes lavallois comme Olivier Martinet pour la réalisation de retables. Deux marchés en attestent : le , Olivier Martinet passe marché avec les deux marbriers Rochereau et Cuvelier qui prévoit entre autres, la fourniture de quatre colonnes de marbre noir de la perrière de l'Acre en Argentré. Le marché entre Hanuche et Gilles Cuvelier du qui indique le marbre noir de l'Acre en Argentré.
Le marbre de Montroux est utilisé au couvent des Ursulines de Château-Gontier.