Arianne Des Rochers

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Arianne Des Rochers est une chercheuse, traductrice littéraire et professeure canadienne spécialisée en traductologie, en littérature comparée et en études décoloniales[1]. Elle est professeure agrégée au Département de traduction et des langues de l’Université de Moncton et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en traduction et colonialisme depuis 2024[2].

Originaire de Ste-Anne-des-Plaines au Québec, Arianne Des Rochers poursuit des études en traduction et en littérature comparée dans plusieurs universités canadiennes. Elle obtient un baccalauréat spécialisé en traduction de l’Université Concordia en 2012, une maîtrise en traductologie de l’Université d’Ottawa en 2015, puis un doctorat en littérature comparée à l’Université de Toronto en 2021[3].

Sa thèse doctorale, intitulée Translation and Postnational Cartographies of Language in Twenty-First-Century Canadian Literatures[4], s’inscrit dans une réflexion sur les dynamiques linguistiques et culturelles dans les littératures canadiennes contemporaines[5].

Carrière universitaire

Arianne Des Rochers amorce sa carrière universitaire comme chargée de cours et chargée d’enseignement dans plusieurs institutions, notamment l’Université de Moncton, l’Université Concordia, l’Université de Montréal, l’Université d’Ottawa, l’Université York et l’Université de Toronto.

Elle rejoint le Département de traduction et des langues de l’Université de Moncton en 2020, où elle devient professeure adjointe en 2021, puis professeure agrégée en 2025[6]. En 2024, elle est nommée titulaire de la Chaire de recherche du Canada en traduction et colonialisme[7],[8].

Ses recherches portent principalement sur la traduction en contexte colonial[9], les littératures autochtones[10], les politiques linguistiques et les approches critiques de la traduction[11].

Travaux et publications

Arianne Des Rochers est l’autrice de la monographie Language Smugglers: Postlingual Literatures and Translation within the Canadian Context (Bloomsbury, 2023)[12], qui examine les pratiques de traduction dans les littératures canadiennes contemporaines[13].

Elle a publié de nombreux articles dans des revues savantes telles que Studies in Canadian Literature, Meta et Mémoires du livre, ainsi que des chapitres d’ouvrages collectifs portant sur les pédagogies critiques, la traduction des littératures autochtones et les idéologies linguistiques[5].

Ses travaux interrogent notamment les relations entre traduction, pouvoir, colonialisme et production du savoir[14].

Traduction littéraire

En parallèle de sa carrière universitaire, elle exerce comme traductrice littéraire depuis 2015. Elle est reconnue pour ses traductions d’œuvres issues des littératures autochtones[15], queer[16] et féministes[17]. Elle a commencé par traduire This Little Art de Kate Briggs[8].

Elle a traduit ou co-traduit des œuvres d’auteurs et autrices tels que Joshua Whitehead, Leanne Betasamosake Simpson[9], Billy-Ray Belcourt, Vivek Shraya, Kate Briggs[18] et Leslie Kern[3],[19].

Dans sa traduction du roman de Leanne Betasamosake Simpson, elle traduit « they » par « iel »[20]

Sa traduction du roman Jonny Appleseed lui vaut une place de finaliste aux Prix littéraires du Gouverneur général en 2021 dans la catégorie traduction[21].

Elle collabore avec Natasha Kanapé Fontaine pour son ouvrage Cartographie de l'amour décolonial[22]. La traduction en 2018 de Peau rouge, Masques Blancs de Glen Sean Coulthard d'Ariane ses Roches et Alex Gauthier est salué par Catherine Larochelle de « contribution majeure à la littérature politique autochtone disponible en français. »[23].

Activités scientifiques et engagement

Arianne Des Rochers participe activement à la vie académique et culturelle[24]. Elle intervient régulièrement dans des colloques nationaux ainsi qu'internationaux[25], notamment lors du congrès de la Modern Language Association[26] et du Congrès des sciences humaines du Canada[27].

Elle s’implique également dans plusieurs comités éditoriaux et organisations professionnelles, dont l’Association des traducteurs et traductrices littéraires du Canada, où elle occupe un rôle de co-présidente[28] et l'Association des bibliothécaires, professeures et professeurs de l'Université de Moncton[29].

Par ailleurs, elle contribue à des initiatives culturelles et publiques, notamment par l’organisation de tables rondes, de cercles de lecture anticoloniaux et par sa participation au Festival Frye[30].

Ouvrages collectifs

  • « Repenser les pratiques éditoriales et traductives à partir des voix autochtones : L'expérience d'une traductrice allochtone », dans Étienne Galliand (dir.), Inclusi(·f·v·e·s) : Le monde du livre et de l'écrit : quelles diversités?, Paris, Double ponctuation, , 253 p. (ISBN 9782490855261)

Distinctions

Références

Liens externes

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