Armand Jacquey

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Élection8 mai 1898
CirconscriptionLandes
Armand Jacquey
Illustration.
Armand Jacquey en 1899.
Fonctions
Député français

(11 ans, 11 mois et 30 jours)
Élection 8 mai 1898
Réélection 27 avril 1902
6 mai 1906
Circonscription Landes
Législature VIIe, VIIIe et IXe (Troisième République)
Groupe politique Groupe antijuif
Républicains nationalistes
Prédécesseur Étienne Dejean
Successeur Maurice Damour
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Mont-Louis (France)
Date de décès (à 87 ans)
Lieu de décès Mont-de-Marsan (France)
Nationalité Française
Profession Militaire

Armand Victor Jacquey, dit Armand Jacquey, né le à Mont-Louis (Pyrénées-Orientales) et mort le à Mont-de-Marsan (Landes), est un militaire et homme politique nationaliste français.

Carrière militaire

Il entre à l'école militaire spéciale de Saint-Cyr à 18 ans, le , et en sort le , après y avoir porté les galons de caporal, et arrivant comme sous-lieutenant au 38e régiment de ligne. Lieutenant le , capitaine le , toujours au même régiment, il y occupe les fonctions de capitaine adjudant-major quand la guerre franco-allemande de 1870 éclate. Classé capitaine au 90e régiment de marche, le , il est affecté au 90e régiment d'infanterie le et à la fin de la guerre il est décoré de l'ordre national de la Légion d'honneur ()[1].

Nommé chef de bataillon au 9e régime d'infanterie le , il se fait affecter avec le même grade et la même année, à la suite de violentes inondations à Agen, les 24 et , il reçoit une médaille d'honneur pour acte de courage et de dévouement en or de 1re classe en remerciement de son action. En 1876, il est affecté au 2e régiment de tirailleurs algériens puis est nommé lieutenant-colonel, en 1883, au 64e de ligne, puis au 18e et au 34e régiment d'infanterie. Il commande comme colonel successivement deux régiments d'infanterie, celui de la 70e brigade, à la caserne Bosquet de Mont-de-Marsan.

Outre les campagnes menées contre l'Allemagne, Jacquey compte six campagnes en Algérie[2] dont une, en 1881, lors l'expédition du Sud-Oranais, contre Bouamama et se distingue le durant le combat de Chellala. Quelques jours plus tard, il est nommé officier de la Légion d'honneur[3].

Après avoir été colonel en 1887 (), au 70e, à Vitré, puis au 43e, à Lille, et commandeur en 1894, Jacquey est placé, le , dans la section de réserve du cadre de l'état-major général de l'armée[4] et décide de se fixer à Mont-de-Marsan, lieu de son dernier commandement militaire.

Carrière politique

Il se présente dans les Landes aux élections législatives de 1898 comme "Républicain libéral" ("Républicain indépendant") et se fait élire avec le soutien des journaux monarchistes et radicaux-socialistes[5]. À la suite de son élection par 7,823 voix contre 6,165 pour son concurrent, il rejoint le Groupe antijuif, dont il devient vice-président. La même année, bien qu'antisémite, il se prononce pour la révision du procès de l'affaire Dreyfus :

"Je crois en la culpabilité de Dreyfus, mais je crois aussi à l'irrégularité de la procédure suivie pour obtenir sa condamnation. Le grand tort de ses partisans a été de nous obliger à choisir entre l'armée et lui"[6].

Il est réélu aux élections législatives de 1902 par 8,274 voix contre 6,170 pour son concurrent. Siégeant parmi les Républicains nationalistes, il est encore réélu élections législatives de 1906, où il obtient 8.238 suffrages contre 3.982. Il n'est pas en élu en 1910 (6.574 voix contre 7.136) et quitte la vie publique. Il meurt à Mont-de-Marsan en 1921 à l'âge de 87 ans.

Distinctions

Notes et références

Voir aussi

Liens externes

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