Arnaud Jean Meillan
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| Membre du Conseil des Anciens | |
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| Député des Pyrénées-Atlantiques | |
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(à 60 ans) Bayonne |
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Arnaud-Jean Meillan, né le à Bayonne (département des Pyrénées-Atlantiques), mort le , est un homme politique de la Révolution française.
Entre 1792 et 1799, il est député des Basses-Pyrénées à la Convention nationale, où il siège dans les rangs de la Gironde et où vote la détention de Louis XVI, et au Conseil des Anciens.
Ses mémoires font partie d’une collection publiée post-mortem, en 1823[1].
Mandat à la Convention
Meillan est né à Bayonne, le . Il possédait à Dax les eaux et boues minérales, ainsi qu'un magasin dans la même ville.
La monarchie constitutionnelle mise en application par la constitution du 3 septembre 1791 prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré, avec sa famille, à la tour du Temple.
En , Arnaud-Jean Meillan, alors administrateur des Basses-Pyrénées, est élu député du département, le cinquième sur six, à la Convention nationale[2].
Il siège sur les bancs de la Gironde. Lors du procès de Louis XVI, il vote la détention, puis le bannissement, et rejette l'appel au peuple et le sursis à l’exécution de la peine[3] :
[...] la plus fausse mesure, selon moi, est celle qui ferait tomber une tête qui peut être un jour utile. Je vote pour la détention et le bannissement après l'affermissement de la République.
Le , il vote en faveur de la mise en accusation de Jean-Paul Marat[4]. Le , il vote en faveur du rétablissement de la Commission des Douze[5].
Le , Joseph Fayau (député de la Vendée) accuse Gaspard-Séverin Duchastel (député des Deux-Sèvres) et Arnaud-Jean Meillan de s'être rendus à Nantes pour y soulever la ville contre la Convention nationale[6]. Le , sur motion de Bertrand Barère (député des Hautes-Pyrénées), membre du Comité de Salut public, il est décrété d'accusation[7]. Le , il est remplacé à son poste de député par Antoine Laa[8]. Le , sur motion de Jean-Pierre-André Amar (député de l'Isère), membre du Comité de sûreté générale, il est décrété hors-la-loi pour s'être soustrait au décret d'accusation[9].
Le 18 ventôse an III (le ), lui et les vingt-trois autres députés de la Gironde décrétés hors-la-loi sont réintégrés à la Convention nationale.
Mandat aux Anciens
Sous le Directoire, il est élu « député » au Conseil des Anciens (Chambre haute) par les départements des Landes et des Basses-Pyrénées, il y siège jusqu'en 1799. Il se retire ensuite de la vie politique et devint membre de la Chambre de commerce, à Bayonne.
Il est mort dans sa ville natale le .