Arpiar Arpiarian
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| Naissance | |
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| Décès | |
| Nom dans la langue maternelle |
Արփիար Արփիարեան |
| Nationalité | |
| Formation | |
| Activités |
Écrivain, éditeur associé, personnalité, critique littéraire, journaliste d'opinion, homme politique |
| Fratrie |
Tigran Arpiaryan (d) |
| Parentèle |
Avedis Bedros XIV. Arpiarian (en) (cousin) |
| A travaillé pour | |
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| Parti politique |
Parti social-démocrate Hentchak (à partir de ) |
| Maître |
Arpiar Arpiarian (en arménien : Արփիար Արփիարեան), né le à Samsun (Empire ottoman) et mort assassiné le au Caire, est un écrivain, journaliste et homme politique arménien[1].
Arpiar Arpiarian naît à bord d'un navire en provenance de Samsun en route vers Constantinople. Il fréquente une école arménienne à Ortaköy, banlieue de la capitale où sa famille s'était installée. En 1867, il se rend à Venise, où il étudie la langue et l'histoire arméniennes au Collège Murad-Rafaelian et au Monastère de San Lazzaro degli Armeni. Parmi ses professeurs figure le célèbre poète et historien Léonce Alishan. Après avoir terminé ses études, Arpiar retourne à Constantinople, où on lui propose un poste de secrétaire au Patriarcat arménien. Il travaille ensuite quelque temps comme comptable avant de se tourner vers le journalisme.
À partir de 1877, il publie des articles dans le journal Mschak (Tbilissi) sur la vie, la culture et le mouvement politique des Arméniens occidentaux dans l'Empire ottoman. En 1884, il fonde à Constantinople le journal de langue arménienne Arevelk qui parut jusqu'en 1915. La même année, il se rendit à Tiflis, où il est reçu comme un écrivain et militant arménien de renom. Il devient alors rédacteur en chef du journal littéraire Masis[1].
En 1889, Arpiarian adhéra au Parti social-démocrate Hentchak et fonde la Société Ararat avec un groupe de jeunes afin de promouvoir l'éducation dans les provinces ottomanes[1]. En 1890, il est arrêté avec plusieurs autres membres du parti, pour avoir participé à la manifestation de Koum-Kapou. Il fut emprisonné pendant deux mois, puis libéré lors d'une amnistie générale. En 1891, il fonde, avec son ami Hovhannes Shahnazarian, le quotidien Hayrenik (Հայրենիք, « Patrie »), où il collabore avec de nombreux écrivains éminents de l'Arménie turque et dont il devint rédacteur en chef. Ce journal sera interdit par le sultan en raison de ses idées démocratiques.
En 1896, en raison des persécutions gouvernementales et des massacres hamidiens, il est contraint de quitter l'Empire ottoman et s'installe en Grande-Bretagne. À Londres, il tente de publier deux revues mensuelles, Mart (Մարտ, « Bataille ») et Nor Kyank (Նոր Կեանք, « Nouvelle vie »), auxquelles Lévon Pachalian devait contribuer. Ces deux journaux étaient financés par les Hunchakiens. À cette époque, le parti politique se scinda. Arpiarian réorganise l'une des factions en une entité viable, mais finit par quitter le parti[1]. Par cette décision, il se fait des ennemis au sein même de son ancien cercle.
Entre 1901 et 1902, il voyage à Paris et à Venise, où il travaille également comme journaliste. À Venise, il écrit la nouvelle Garmir Zamuts. Le , la Gazette de Lausanne annonce qu'Arpiarian fut victime d'un attentat[2]. En 1905, Arpiarian s'installe au Caire et devient rédacteur en chef de deux revues de langue arménienne, Shirak (Շիրակ) et Lusaber (Լուսաբեր).
Il est assassiné en 1908 au Caire rentrant du marché, vraisemblablement par des mercenaires à la solde de ses adversaires politiques[3]. Peu après son assassinat, en 1909, un nouveau rédacteur en chef transfère Shirak à Constantinople, où les Jeunes-Turcs ont accédé au pouvoir.
Il fut le mentor d'une génération d'écrivains réalistes arméniens, tels que Dikran Gamsaragan (1866-1940), Lévon Pachalian (1868-1943) et, plus tard, Eroukhan (1870-1915)[4].