Arthel

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Hydrographie

Le village d’Arthel est situé dans le département de la Nièvre en région Bourgogne-Franche-Comté. La superficie de la commune est de 773 hectares. Son altitude varie entre 229 et 353 mètres[1].

Le village est implanté au nord-ouest de la Nièvre, à 14 km de Prémery (par la route), son chef-lieu de canton. Il est situé à 37 km à l’est de La Charité-sur-Loire et à 58 km au sud-est de Cosne-Cours-sur-Loire, son chef-lieu d'arrondissement.

Le sous-sol est essentiellement composé de roches calcaires, marnes et gypses.

  • Source du Grand-Fond ;
  • Ruisseau d'Arthel.

Accès

Villages, hameaux, lieux-dits, écarts

  • La Grande Chaume ;
  • Le Beuchot ;
  • Les Pontas.

Communes limitrophes

Rose des vents Authiou Champlin Rose des vents
Arzembouy N
O    Arthel    E
S
Giry Montenoison

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[4] et est dans la région climatique Centre et contreforts nord du Massif Central, caractérisée par un air sec en été et un bon ensoleillement[5]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 878 mm, avec 12,6 jours de précipitations en janvier et 0,8 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Prémery à 9 km à vol d'oiseau[8], est de 11,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 911,1 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,5 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −15,1 °C, atteinte le [Note 1].

Urbanisme

Typologie

Au , Arthel est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle est située hors unité urbaine[12] et hors attraction des villes[13],[14].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (71,3 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (71,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (36,3 %), prairies (30,2 %), forêts (28,7 %), zones agricoles hétérogènes (4,7 %)[15]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

On relève les formes suivantes du nom de la commune : Villa Artado en 849, Ecclesia de Arteio en 1121-1142, Arte en 1287, Artheyum en 1331, Cura de Artey en 1518, Artey en 1515, Artel en 1581 et Artel en 1583[16].

Le nom de la commune pourrait dériver d'attegia, lieu sacré, suffixé en -ialo[17], à moins qu'il ne vienne du gaulois artos, ours, employé au sens propre ou comme nom d'homme[18].

Mais, malgré la forme ancienne, Villa Artado, qui est certainement une forme recopiée, on peut envisager ici le type (peut-être pré-indo-européen) *artica qui est encore bien représenté au Pays basque (artiga) et dans le sud de la France (artigue, artige) ; on peut faire aussi un rapprochement avec Artaix (Saône-et-Loire) ; il est difficile de lui donner un sens exact et précis : « friche » ou « lieu défriché, essarté »[19].

Histoire

La première mention du nom du village remonte à 849. En 884, Le fief d'Arthel est la propriété de l'évêque de Nevers : Eumène.

Au XIIIe siècle, la terre d'Arthel passe aux mains d'une famille qui en prend le nom pour patronyme.

En 1378, La terre appartient à Guillaume de Lamoignon, officier de l'hôtel du comte de Nevers, de Flandre et de Rethel : Louis II de Flandre (1330-1384)[20].

Durant la seconde partie du xve siècle, Arthel appartient en partie à Jean de Chabannes, comte de Dammartin (1488-1503), le fils du trop célèbre Antoine de Chabannes, capitaine des Écorcheurs. Pour l'autre partie, elle est entre les mains de Philibert Boutillat qui est nommé par lettres royales de Louis XI, datées de Dampierre-en-Burly le , successeur de Jean Bourré qui « tenoit et possedoit » provisoirement l'office de trésorier général de France[21].

En 1665, Jean Chaufournier, fermier de la terre et seigneurie d’Arthel, est en procès avec François de Paris, écuyer, sieur de la Mothe pour injures et provocation au duel[22].

Jean Chap, prêtre, curé d’Arthel, et sa mère, portent plainte en 1715 contre plusieurs particuliers, dont Eugin Bornet, meunier du moulin d’Arthel, pour coups de bâton[22].

En 1906[23], le nombre d'habitants d’Arthel, qui compte 126 maisons (dont 48 sont vacantes), s'élève à 270 individus. La commune compte un curé, un instituteur public, une institutrice privée, trois cantonniers, un garde champêtre, un garde forestier et deux gardes particuliers. Il y a quelques commerçants : 1 aubergiste-épicier, 1 aubergiste-maréchal, 2 boulangers (le patron et son ouvrier), 1 épicier-marchand d’étoffes et 1 épicière-marchande d’étoffes. Les artisans sont beaucoup plus nombreux : 6 couturières, 4 maréchaux-ferrants, 4 tailleurs de pierre, 3 maçons (dont 1 entrepreneur de maçonnerie), 2 charrons, 2 sabotiers, 2 menuisiers, 2 couvreurs, 2 bourreliers, 2 meuniers, 2 tisserands, 1 cordonnier, 1 lingère, 1 entrepreneur de battage et 1 conducteur de machine à battre[24]. La catégorie socioprofessionnelle la plus représentée est celle des domestiques, de ferme ou à la personne (31 individus), suivie par les journaliers agricoles (13), les propriétaires-exploitants (11), les cultivateurs (8), les fermiers (7), les marchands de porcs (3, dont un père et son fils) et les jardiniers (2). L’ouvroir emploie 9 personnes : la directrice, 4 ouvrières et 4 couturières. On recense également au village 2 propriétaires rentiers et 2 militaires retraités. Au total, on relève à Arthel 35 professions différentes. On n’y trouve, selon le recensement de 1906, ni médecin ni notaire ni sage-femme. Il n’y a aucun étranger dans le village. Comme dans bon nombre de communes nivernaises, quelques familles du village accueillent un « élève de l’hospice », c’est-à-dire un enfant de l’Assistance publique : ils sont 4 à Arthel.

Seigneurs

  • 1652 : Jean Guynet, écuyer, maître d’hôtel de la maison de Sa Majesté[22].
  • 1767 : Pierre-François de Fourvière, comte de Quincy, ancien capitaine de cavalerie au régiment de Condé, chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis[22].

Politique et administration

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  avant 1988 Jean de Brondeau    
mai 2020 en cours Marc Fauche DVD Agriculteur retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[25]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[26].

En 2023, la commune comptait 89 habitants[Note 2], en évolution de −6,32 % par rapport à 2017 (Nièvre : −2,78 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
382391507420477470507522500
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
474427415420400387362332315
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
275267260226223198181152143
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1711611511209770859795
2021 2023 - - - - - - -
9289-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[27] puis Insee à partir de 2006[28]. |recens-prem=2006 |nombre=.)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie

Culture locale et patrimoine

Notes et références

Annexes

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