L'As-samer regroupe plusieurs chants et danses, pratiqués dans plusieurs régions de Jordanie lors des grandes occasions, surtout lors des cérémonies nuptiales. Toutes les générations y participent, notamment les enfants. La représentation est introduite par le père du marié, qui d'un signal appelle les personnes invitées à se mettre en ligne, à taper des mains et à chanter.
Ensuite interviennent des personnages types, qu'incarnent plusieurs convives. Une femme voilée, proche des hôtes, joue Al-Hashi : elle est vêtue d'une abaya (un large vêtement noir porté au-dessus du costume traditionnel). Elle chante et danse devant l'assistance. Wasq al-Hashi est interprété par un proche d'Al-Hashi ; il retient cette dernière par l'abaya ou par la manche afin qu'elle s'asseye. Un autre personnage, Al-Badda, fait alors son entrée. Il chante et demande à Al-Hashi de danser en déclamant de la poésie. Les poèmes dits lors de la cérémonie font partie de l'Al-samer et, selon la description de l'UNESCO, expriment la joie, la paix, l'intimité et l'empathie[1].